La conscience : ce qui se sent mal quand tout le reste se sent bien !
Les inspirés, chose bizarre, méconnaissent l'inspiration.
La vertu triomphe de la générosité sur l'intérêt.
Pour bien juger, il faut s'éloigner un peu de ce que l'on juge, après l'avoir aimé. Cela est vrai des pays, des êtres et de soi-même.
La crédulité des femmes est sans bornes, parce qu'elles se croient seules à savoir bien mentir.
Ne permettez jamais à l'extérieur de représenter quelque chose que vous n'avez pas expérimenté intérieurement et qui ne vous intéresse même pas.
Le bonheur est la chose la plus simple, mais beaucoup s'échinent à la transformer en travaux forcés !
La sagesse n'est bien souvent qu'une résignation.
La conscience en réalité se trouve prise entre deux contradictions : ou le bien, sommé d'être bon à tout prix, se niera lui-même, ou le bien, plus soucieux de survivre sera provisoirement infidèle à soi.
Je préfère être vraiment bonne en quelque chose ou ne pas le faire du tout.
Si quelque chose ne peut plus empirer, ça empirera quand même.
Rien n'est impossible à qui sait bien aimer.
Il n'est point ardu de coucher quelque chose sur le papier quand déjà on l'a dans la plume.
Les hommes ne parleraient pas tant du ciel, si ce port fantôme les attendait vraiment au terme de leur odyssée. Le ciel n'a de réalité que celle de notre mal qui l'appelle.
Il arrive un moment où je me dis, je préfère arrêter maintenant où je suis en forme, où je suis bien et où je possède la voix... que de décliner doucement.
Tant vaut tiens, que chose promise.
La méditation transcendantale est une technique simple, facile, sans effort, qui permet à n'importe quel être humain de se plonger en lui même, de faire l'expérience de niveaux de l'esprit et de l'intellect plus subtils, plus raffinés, et d'entrer dans cet océan de conscience pure, le champ unifié - le Soi.
Celui qui sait une chose ne vaut pas celui qui l'aime. Celui qui aime une chose ne vaut pas celui qui en fait sa joie.
Notre siècle s'interprète mal lui-même et par moments ne se comprend pas. Il s'appelle le siècle du progrès et il se croit le siècle de l'utile. S'il était l'un il ne serait pas l'autre.
Il ne faut rien faire que de raisonnable ; mais il faut bien se garder de faire toutes les choses qui le sont.
L'homme est l'être délirant par excellence, en proie à la croyance que quelque chose existe.
Je n'ai rien contre les femmes. En fait, il y a quelque chose à propos d'eux que j'adore, mais je ne peux pas les mettre au courant.
C'est encore un effet de la faiblesse des hommes que la vérité les trompe aussi bien que l'erreur.
Nous ne sommes peut-être pas en mesure d'arrêter le mal dans le monde, mais la façon dont nous traitons notre prochain nous revient entièrement.
Le pot-de-vin est une sorte de vaso-dilatateur de la conscience politique qui provoque très rapidement un regain d'intérêt chez ceux à qui on l'administre.
Dans nos sociétés, le sexe représente bel et bien un second système de différenciation, tout à fait indépendant de l'argent.
Il n'est en art qu'une chose qui vaille : celle qu'on ne peut expliquer.
Tout brin d'herbe a son coin de terre dont il tire vie et force ; de même l'homme est enraciné dans le sol natal dont il tire sa foi aussi bien que sa vie.
C'est curieux : quand on refuse tout sauf le meilleur, on l'obtient dans bien des cas.
On n'est jamais ruiné quand on a bien à soi toute sa vie et tout son amour. Nous marcherions dans l'or que nous n'aurions aucun bonheur, si nous ne nous aimions pas.
Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir, puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s'amuser.