Une bonne conscience est souvent signe d'une mauvaise mémoire.
Enfant : existence sans biographie.
Tout refus du langage est une mort.
Pourquoi faut-il que nous ayons assez de mémoire pour retenir jusqu'aux moindres particularités de ce qui nous est arrivé et que nous n'en ayons pas assez pour nous souvenir combien de fois nous les avons contées à une même personne.
Ça veut dire quoi l'amour ? Quand les gens se disent « je t'aime », hein ? Ça veut dire quoi ? En fait, c'est de la paresse, on utilise un mot unique alors qu'on pourrait faire plein de phrases... C'est... je suis intéressé par [...] ► Lire la suite
On écrit bien mieux qu'on ne dit On ose tout ce que la voix bannit.
Le bon courage intimide la mauvaise aventure.
Aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d'écrire un poème.
Ma mémoire est surmenée par ces longs débats.
Le prisonnier voit la liberté plus belle qu'elle n'est. Le malade se représente la santé comme une source de joies ineffables - ce qui n'est pas. Tout ce qui nous manque est le divin.
Celui qui écrit des livres est tout (un univers unique pour lui-même et pour tous les autres) ou rien. Et parce qu'il ne sera jamais donné à quelqu'un d'être tout, nous tous qui écrivons des livres, nous ne sommes rien.
J'aime la route. Ma mémoire au volant. Les plaines de France. J'aime la route. Je la connais. Quand j'étais môme, je me faisais un petit trois cents bornes à vide. Aucun but. Le plaisir intense d'une aventure inventée à chaque nouveau décor.
- Léo, je jure de tout faire pour t'aider à aimer la vie, de toujours t'entourer de tendresse, et de cultiver la patience que l'amour commande. De parler quand les mots sont nécessaires, et quand ils ne le sont pas [...] ► Lire la suite
La Négritude est la simple reconnaissance du fait d'être noir, et l'acceptation de ce fait, de notre destin de noir, de notre histoire et de notre culture.
La vie n'est qu'une ombre ambulante, un pauvre joueur, qui se pavane et s'agite son heure sur la scène, et puis on n'entend plus ; c'est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien.
Le racisme, la haine, le ressentiment, « le désir légitime de vengeance » ne peuvent alimenter une guerre de libération. Ces éclairs dans la conscience qui jettent le corps dans des chemins tumultueux, qui le lancent dans un onirisme quasi [...] ► Lire la suite
J'aime mieux dire la vérité en mon langage rustique que mensonge en un langage théorique.
La seule fonction de la mémoire est de nous aider à regretter.
Le problème de la civilisation, tel qu'il se pose depuis que l'humanité a pris connaissance d'elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
Sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
Ouvrez vos yeux sur la beauté qui vous entoure, ouvrez votre esprit aux merveilles de la vie, ouvrez votre coeur à ceux qui vous aiment et soyez toujours fidèle à vous-même.
La mémoire, comme le rêve, dilue les couleurs, la mémoire est comme une photographie exposée au soleil.
- C'est une histoire de larcins et de vengeance entre moines de peu de vertu !, m'exclamai-je, plein de doute.- Autour d'un livre interdit, Adso, autour d'un livre interdit, répondit Guillaume.
Une femme peut vous faire voler comme un aigle, une autre peut vous donner la force d'un lion, mais une seule dans le cycle de la vie peut remplir votre coeur d'émerveillement et la sagesse que vous avez connue d'une joie singulière. J'ai écrit ça pour ma copine.
Avant, on avançait dans la mauvaise direction ; maintenant, on recule dans la bonne.
La poésie n'est autre chose que la santé du discours.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n'est pas la vôtre.
Quoi de plus insultant à la science que l'humilité d'un esprit remarquable qui renonce à tout honneur pour satisfaire un maître invisible.
Nous devons prendre conscience que le travail ne constitue plus, désormais, l'essentiel d'une vie.