Les absents sont assassinés à coups de langue.
L'espagnol est la langue des amants, l'italien est celle des chanteurs, le français celle des diplomates, l'allemand celle des chevaux.
Invisibles, nos morts ne sont pas des absents : Anges de foyers, ils sont toujours présents.
Le motif principal est véhément, d'un air sinistre, comme l'heure qui précède l'ouragan ; l'oreille croit saisir des interjections exaspérées, un défi jeté à tous les éléments. Incontinent, le retour prolongé d'une tonique au commencement de chaque mesure fait entendre comme des coups de canon répétés, comme une bataille vivement engagée au loin.
Loquacité. Affection qui redouble chez le malade incapable de refréner sa langue quand vous souhaitez prendre la parole.
La langue du sage est derrière son coeur, et le coeur de l'insensé derrière sa langue.
Ce qui compte, c'est pas la force des coups que tu donnes, c'est le nombre de coups que tu encaisses tout en continuant d'avancer. Ce que t'arrives à endurer tout en marchant la tête haute.
La langue allemande n'est pas une langue, c'est un hache-paille.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
La langue des filles moqueuses est aussi affilée que le tranchant invisible du rasoir, qui divise un cheveu insaisissable au regard.
L'allemand est la langue dans laquelle je me tais de préférence.
Conférencier. Homme qui met sa main dans sa poche, sa langue dans votre oreille et sa foi dans votre patience.
Les paroles s'envolent, mais les coups restent.
Les mathématiciens sont comme les français : quoique vous leur dites ils le traduisent dans leur propre langue et le transforme en quelque chose de totalement différent.
Les Français croient qu'ils parlent bien le français parce qu'ils ne parlent aucune langue étrangère.
L'indépendance du gouvernement et les droits politiques font les peuples ; la langue et l'origine commune font les nations.
L'argent qui entre chez le mandarin est comme du charbon jeté dans le four.
J'habite une blessure sacrée j'habite des ancêtres imaginaires j'habite un vouloir obscur...
Ce qui ne peut s'enseigner que par des coups et au prix de la violence ne portera que de mauvais fruits.
La seconde blessure de la décolonisation, pour nous peut-être la plus grave, c'est le sentiment de l'injustice. Nous avons l'impression que nous sommes trahis et reniés, que nous sommes victimes d'une ingratitude parce que nous avons apporté beaucoup de bien.
Si c'est un mal que d'interpréter les lois, c'en sera un sans doute qu'elles soient obscures, puisqu'elles auront alors besoin d'interprétation ; ce mal sera bien plus grand si elles ne sont point écrites en langue vulgaire.
Je ne suis pas découragé car tout nouvel échec constitue un pas de plus vers la victoire.
Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.
Oreilles fermées, n'entendent pas les coups de canons.
Les Français m'agacent prodigieusement, mais comme je ne connais aucune langue étrangère, je suis bien obligé de parler avec eux.
Pour qu'un peuple trouve son identité, il faut qu'il fasse attention à sa langue et à sa liberté.
Ne vaut-il donc pas mieux guérir une blessure plutôt que de la venger ?
La langue est un théâtre dont les mots sont les acteurs.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
Les satiristes devraient aiguiser leur langue sur la pierre de la sagesse.