Comment les animateurs de télévision peuvent-ils si mal utiliser la langue, si peu respecter le verbe ?
La langue télédiffusée est à la hauteur des contenus qu'elle véhicule : ses approximations portent des messages d'une totale superficialité.
Opéras vieux, latin d'église, refrains niais, rythmes naïfs, tout est musique.
L'étreinte est le plus haut langage du corps et de l'âme.
Une émeute est le langage de l'inouï.
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.
Les hommes ont inventé le langage pour leur satisfaire leur envie de se plaindre.
Qu'est ce qu'un roman, sinon du chagrin développé par la grammaire ?
Le langage est notre affaire à tous, quel que soit notre état.
J'écris parce que le langage est, disons, un des aspects les plus essentiels de notre humanité.