Il est facile d'apprendre. Comprendre nécessite un effort parfois long, rebutant mais permet de réellement goûter aux plats et de se réjouir de saveurs nouvelles.
Ah ! Gardons le plus longtemps possible la pitié, c'est le plus bel assaisonnement de la vie pour nous autres milliardaires.
C'est d'avoir affublé les académiciens d'une épée qui pourrait peut-être expliquer pourquoi ils passent si facilement l'arme à gauche.
Si l'on parvient à expliquer son instinct, c'est que celui-ci est réduit à l'impuissance.
La vertu. Un effort sur soi-même en faveur des autres.
Lorsque quelqu'un te fait du mal ou dit du mal de toi, souviens-toi qu'il pense avoir raison d'agir ou de parler ainsi. Il ne lui est donc pas possible de suivre ta façon de juger, mais il suit la sienne.
Peu importe ce que nous avons pu faire par le passé, peu importe qui nous sommes ou d'où nous venons, il nous est toujours possible de changer, de devenir une meilleure personne qu'auparavant.
Le génie, en définitive, n'est guère plus que la faculté de percevoir sur un mode inhabituel.
C'est le bon moment pour venger les morts, tous ces innocents ; avoir enfin Al-Achid en face-à-face, lui laisser juste le temps de comprendre ce qui lui arrive, lui mettre deux balles dans la poitrine, et une autre dans la tête !
La vraie paix n'est pas simplement l'absence de tension : c'est la présence de la justice.
Dieu sait que j'ai tellement de faiblesses, je devrais pouvoir les comprendre et les pardonner dans d'autres. Mais je ne le fais pas.
Il est impossible de comprendre et de punir à la fois.
Il faut avoir vécu des années dans le rien pour comprendre comment on peut être subitement effrayé par la possibilité.
Pour bien comprendre quelqu'un, c'est mieux de lire, par-dessus son épaule, les livres qu'il lit.
On ne peut expliquer un paradoxe, non plus qu'un éternuement. D'ailleurs, le paradoxe n'est-il pas un éternuement de l'esprit ?
Manquer de possible signifie que tout nous est devenu nécessité et banalité.
S'il est impossible de ne pas penser à quelque chose, il reste encore possible de penser à autre chose.
Critiquer, c'est se mettre dans la peau de l'autre et essayer de comprendre ce qu'il a voulu faire.
Le malentendu en littérature est à la base de la plupart des réputations. Il faut être un peu fou pour écrire. Comment expliquer autrement qu'un homme veuille se faire un nom avec les mots de tout le monde ?
Il n'y a que les personnes qui ont vécue l'indicible qui peuvent parvenir à nous expliquer l'inconcevable. Ça c'est fascinant.
La première règle avant d'agir consiste à se mettre à la place de l'autre. Nulle vraie recherche du bien commun ne sera possible hors de là.
L'humour n'est possible qu'à la faveur d'une liberté d'esprit presque absolue.
Il est plus facile d'écrire un mauvais poème que d'en comprendre un bon.
Choisis la philosophie qui aide à comprendre le monde, à se mettre à distance. Tu devras lire les mystiques et additionner les interrogations qu'ils suscitent. Tu aimeras l'extase, elle est en eux, ne te laisse pas abîmer par le quotidien, vise l'infini.
Le stade le plus élevé possible de la culture morale est celui où nous reconnaissons que nous devons contrôler nos pensées.
Ce sont toujours les mochetés qui critiquent le physique des autres mochetés.
Combien de siècles faudra-t-il encore, avant qu'une nouvelle génération d'Amazones finisse par comprendre qu'un homme n'est vulnérable que si l'on touche à son orgueil ?
Comment l'indomptable recherche scientifique va-t-elle rester au service du mieux-être physique et mental de tous ? Deux maîtres mots : éducation et éthique, qu'il faut traduire en pratique.
Tout sérieux effort de réorganisation s'arrête bientôt devant les craintes de rétrogradation qu'il doit naturellement inspirer.
A quoi bon tant désirerMais sans pouvoir ? Avoir voulu parlerMais sans phrases pour dire ? Avoir regretMais seul, et sans qu'un autre ait pu comprendre ?
On a tort de craindre la supériorité de l'esprit et de l'âme ; elle est très morale cette supériorité, car tout comprendre rend très indulgent, et sentir profondément inspire une grande bonté.