La philosophie est l'hôpital de la poésie.
Choisir le doute comme philosophie de vie c'est comme choisir l'immobilité comme mode de transport.
Vous ne pourrez jamais tout expérimenter. Alors, s'il vous plaît, rendez justice poétique à votre âme et faites simplement l'expérience de vous-même.
Etre jardinier, c'est être comme le Bon Dieu, c'est donner vie et beauté avec de la terre, de l'eau et des graines.
L'action console. Elle est l'ennemie de la pensée et l'amie des illusions flatteuses. Ce n'est que dans l'action que nous pouvons avoir le sentiment d'être maître de notre destin.
Il y a un sommet où la douleur vole de ses propres ailes, ainsi il y a une certaine intensité de la pensée où les mots n'ont plus part. Les mots conviennent à une certaine précision de la pensée, comme les larmes à un certain degré de la douleur.
Parler est bien, écrire est mieux ; imprimer est excellente chose. Car si votre pensée est bonne, on en profite ; mauvaise, on la corrige et l'on profite encore.
Je n'admire jamais tant la beauté que lorsqu'elle ne sait plus qu'elle est belle.
La beauté des femmes constitue un abus de confiance permanent dans la mesure où la façade fait des promesses qui ne sont pas tenues au-delà.
Une conception trop apollinienne ou trop gymnastique de la beauté risque paradoxalement d'empailler ou de durcir le beau.
La valeur d'un professeur se mesure à la personnalité de ses élèves.
La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l'âme.
Prendre soin de soi attire toujours les autres.
La beauté n'est qu'un piège tendu par la nature à la raison.
La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.
Un professeur influence l'éternité : il ne peut jamais dire où son influence s'arrête.
Le purgatoire surpasse en poésie le ciel et l'enfer, en ce qu'il présente un avenir qui manque aux deux premiers.
Quand lancerons-nous un missile de la pensée au-delà des frontières de la raison ?
Dieu n'appartient pas au savant, au logicien, il est aux poètes, au rêve, il est le symbole de la Beauté, la Beauté même.
La poésie moderne, en effet, puisqu'il faut l'opposer à la poésie classique et à toute prose, détruit la nature spontanément fonctionnelle du langage et n'en laisse subsister que les assises lexicales.
Jupiter a créé la terre. Mais la beauté de la terre se crée elle-même, à chaque minute. Ce qu'il y a de prodigieux en elle, c'est qu'elle est éphémère.
Décrire appartient à la peinture. La poésie peut aussi, en cela, s'estimer heureuse, en comparaison de la musique ; son domaine n'est pas aussi limité que le mien ; mais, en revanche, le mien s'étend plus loin dans d'autres régions ; et l'on ne peut pas atteindre si facilement mon empire.
Quand on vieillit, la beauté se réfugie à l'intérieur.
L'amour est surtout la poésie des gens qui n'en sauraient avoir d'autre.
La pensée est le labeur de l'intelligence, la rêverie en est la volupté.
Gardons-nous de suivre la pensée d'un auteur... D'ailleurs, qu'en sait-il de sa pensée ?
La poésie c'est la raison en vacances, une possibilité de survivre dans ce monde voué au matérialisme.
Le beau mystère de la vierge, ce qui la rend même si indiciblement attirante, est le pressentiment de la maternité - l'intuition d'un monde futur qui sommeille en elle et doit se développer à partir d'elle. Elle est l'image la plus frappante de l'avenir.
La beauté est une enveloppe. Pour qu'elle vive, il faut la nourrir de l'intérieur. Sinon elle devient un masque. Il faut la patiner.
Je sais que la poésie est indispensable, mais je ne sais pas à quoi.
- Mais je vous en prie, éclairez-moi de vos lumières, puisque vous êtes soudainement devenu un expert en beau langage... - Pas besoin de devenir un expert, s'il vous plaît ! « Le vent, pareil à l'enfance, se joue de l'arbre moqueur... » ? [...] â–º Lire la suite