Ce que n'ordonne pas le destin, le destin ne vous l'infligera pas.
La grandeur d'un destin se fait de ce qu'on refuse plus que de ce qu'on obtient.
La foi, c'est être fraternel concrètement, dans ses amitiés, sa famille et savoir que notre destin est grand s'il nous est commun.
C'est l'appartenance à un camp - la position décentrée - qui va permettre de déchiffrer la vérité, de dénoncer les illusions et les erreurs par lesquelles on vous fait croire - les adversaires vous font croire - que l'on est [...] â–º Lire la suite
L'histoire de l'Europe occidentale est un destin voulu, celle de l'Inde un destin fortuit.
La muséographie contemporaine nous habitue curieusement à une "culture patrimoniale" comme si tout ce qui était produit par l'homme avait le musée pour destin présumé.
Aimer, c'est un peu aimer en autrui une autre réalisation de son propre destin social.
Monsieur le capitaliste affirme, sournois : "C'est le destin qui fait les pauvres".
Je me suis ordonné d'oser dire tout ce que j'ose faire.
Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal ; et l'existence est fragile comme une vertèbre cervicale.
Le destin se moque des hommes.
Le grand destin de l'homme est de refuser son destin.
Mais savez-vous combien d'occasions j'ai laissé échapper ; combien de rêves j'ai laissé se perdre, qui s'étaient trouvés sur mon chemin ?Il hocha la tête, plein de regret : « Je crois que certains d'entre eux auraient été très beaux - si je les avais forcés à se réaliser. »
Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l'homme, le respect des autres êtres avant l'amour-propre.
Po, le jour où tu as été choisi pour être le guerrier dragon, aura été le plus terrible de ma vie. Et de loin ! Rien ne s'en ait approché, cela restera la plus amère, douloureuse, traumatisante expérience que m'aura infligé mon destin !
Mourir, c'est l'arrêt que le destin a prononcé contre tous les hommes.
Le destin est-il autre chose qu'un tissu d'événements insignifiants qu'on ne remarque guère et dont le merveilleux enchaînement n'est perceptible qu'avec le recul du temps ?
Je mourais d'envie d'aller poser ma bouche sur les épaules brunes d'Amélie, de baiser son cou, d'enfouir mon visage dans ses cheveux, de poser ma main sur sa cuisse chaude, tout garder d'elle et surtout ne pas laisser échapper la petite âme qui se cachait dans cette parfaite lumière qu'était Amélie. Amélie âme et lit.
En vérité, quel homme, à condition qu'il réfléchisse un peu, ne se dira pas, lorsqu'il approche d'une femme, qu'il met le doigt dans un engrenage de malheurs, ou tout au moins un engrenage de risques, et qu'il provoque le destin ?
Rien ne sert de s'opposer, le destin trace le chemin. On le suit ou pas. Mais si on ne marche pas dans ses pas, on finit par se perdre.
Quand le destin te remet un citron, essaie d'en faire de la limonade.
J'appelle innocence cette maladie de l'individualisme qui consiste à vouloir échapper aux conséquences de ses actes, cette tentative de jouir des bénéfices de la liberté sans souffrir d'aucun de ses inconvénients.
Et si le destin n'était que le résultat de l'indifférence de Dieu ?
L'homme est "l'abri" dont l'Être aurait lui-même besoin pour échapper à la détresse.
Le colonisateur de gauche se refuse à faire partie du groupement de ses compatriotes ; en même temps il lui est impossible de faire coïncider son destin avec celui du colonisé.
Si le destin souhaite votre rencontre, vous vous retrouverez. Fussiez-vous séparés par des milliers de lieues. Mais si le destin s'oppose à la rencontre, vous aurez beau être là, face à face, vous resterez étrangers l'un à l'autre.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
Nous dérivons sur un îlot microscopique, naufragés d'un destin dont nous ne contrôlons pas grand-chose. Nous savons seulement que nous venons à peine de naître et que nous sommes voués à disparaître. Le « nous » que j'évoque ici désigne [...] â–º Lire la suite
Lorsqu'on a l'impression que l'être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
Le destin le plus triste et le sort le plus beau, trouvent l'égalité sur le bord du tombeau.
Tout mon coeur est à vous, monsieur : il vous appartient ; et avec toi il resterait, si le destin m'exilait à jamais de ta présence.