Les hommes sont nés pour une mutuelle assistance ; la colère est née pour la destruction commune.
Dieu est toujours devant mes yeux. Je réalise sa toute-puissance et je crains sa colère ; mais je reconnais aussi sa compassion et sa tendresse envers ses créatures.
J'aime ce sentiment d'amour, l'effet d'avoir des papillons lorsque vous vous réveillez le matin. C'est spécial.
Choisir provoque un sentiment de satisfaction. On a tranché dans le vif de la conscience. Un nouvel ordre se profile que l'on a soi-même imaginé.
La voix du sentiment ne peut nous égarer, Et l'on n'est point coupable en suivant la nature.
Les relations sont comme la drogue. Ils vous tuent ou vous donnent le meilleur sentiment de votre vie.
Il y a chez la mère qui adopte un enfant un sentiment sublime qui se rapproche du don pour le don.
L'envie et la colère abrègent la vie.
La colère commence par la folie et finit par le repentir.
Il me semble que le monstre humain, que la nouvelle économie du pouvoir de punir a commencé à dessiner au XVIIIe siècle, est une figure où se combinent fondamentalement ces deux grands thèmes de l'inceste des rois et du cannibalisme [...] ► Lire la suite
Au commencement l'univers fut créé. Ce qui mit en colère beaucoup de gens et fut considéré comme étant une mauvaise idée.
Lorsqu'un sentiment est naturel chez moi, j'en conclus qu'il est naturel chez beaucoup d'autres hommes.
L'humanité est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de premier ordre.
Le bonheur lié au sentiment d'être aimé a pour consistance majeure le fait de se trouver soudain nanti, par l'entremise de l'amour obtenu, d'un soi propre, d'une identité personnelle.
De par son existence même la création est une destruction de chacun des systèmes en particulier.
Une dépense, c'est-à-dire une richesse manifestée, est une destruction manifeste de la richesse.
L'espoir d'un prochain héritage suffit pour adoucir, dans le coeur du légataire, le sentiment du regret que devrait y laisser la perte du défunt.
La révolte est une attitude de banqueroute.
La colère est si mauvaise qu'elle peut jeter une ombre négative sur votre esprit et modifier le tournant de votre vie.
On ne «flirte » pas à l'Opéra; on crie très fort des mots incompréhensibles ; si l'on y échange des serments, c'est avec l'assentiment des trombones : logiquement, les nuances changeantes d'un sentiment doivent s'y perdre parmi tant de clameur obligée.
La beauté est l'abolition de la chronologie et la révolte contre le temps.
La colère est le hoquet de l'humeur.
Quelque dévêtue qu'elle puisse être, une jolie femme ne prend jamais froid, pour peu qu'elle ait le sentiment d'être en beauté.
Comportement apparaissant en concomitance avec la consommation d'alcool et de livres : manque de sociabilité, vantardise, exhibitionnisme, agressivité, vomissements, sentiment de culpabilité ou de supériorité - Je tiens mieux le roman que toi, etc.
On peut tout prévoir, sauf le sentiment que pourra vous inspirer ce qu'on a prévu.
L'ivrognerie peut être invoquée comme une des voies d'accès possible de l'expérience ontologique, au sentiment de l'être ; car l'ivrogne voit qu'il y a la rose, et qu'elle est sans pourquoi.
Il y a quelque chose de plus intime que l'amour, ce sentiment de se perdre en toi, ou on l'idée de toi. C'est fou.
Les tigres de la colère sont plus sages que les les chevaux du savoir.
Les hommes réunis par une passion commune créent une âme, mais aucun d'eux n'est une partie de cette âme. Chacun la possède en soi, mais ne se la connaît même pas. C'est seulement dans l'atmosphère d'une grande réunion, au contact [...] ► Lire la suite
Les livres se succèdent et les lecteurs parleront d'une «oeuvre». Mais vous aurez le sentiment qu'il ne s'agissait que d'une longue fuite en avant.
C'est par la parole, par la création, que l'être humain arrive à dépasser son sentiment d'impuissance; il est voué à la souffrance, à cause de la disparité entre ses désirs, qui sont incommensurables, et l'impossibilité de les satisfaire. Il y a donc une souffrance fondamentale et nécessaire, que nous n'éviterons jamais.