De marchand en marchand, la parole vaut un écrit.
Seuls les mots justes construisent un texte littéraire, et non pas le sujet.
Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boite de Pandore d'où s'envolent toues les virtualités du langage; il est donc produit et consommé avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée. Cette Faim du mot, commune à toute la poésie moderne, fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
Tout autant qu'Auschwitz, la parole qui tend à saisir la réalité d'Auschwitz signifie rupture et défaite.
Le lecteur vulgaire s'assied face au texte et il ne voit rien que la sotte apparence des choses. Le critique au contraire se recule et se penche, rien ne lui échappe du contexte.
Et bien je vais vous le dire : je ferais preuve de la plus grande vigilance quant aux gens à qui j'en parlerai, parce que la personne qui à écrit ça est dangereuse, et ce psychopathe en fringue de marque pourrait [...] â–º Lire la suite
Il y a des moments où on écrit parce qu'on pense participer à un combat. Cela a été le cas dans les débuts de ma carrière d'écrivain. Puis, peu à peu, se dégage finalement la vérité, une vérité plus nue, [...] â–º Lire la suite
A force d'écrire pour soi tout seul, il arrive que, sans l'avoir prémédité, on se trouve avoir aussi écrit pour tout le monde.
Il faut reconnaître à travers la parole détournée, les mauvaises intentions que l'on nous prête.
Le silence renferme toutes les vérités ; la parole porte tous les mensonges.
Peut-on vraiment être à la fois adepte du DOS et catholique traditionaliste ? Par ailleurs, Céline aurait-il écrit avec Word, Wordperfect ou Wordstar ? Enfin, Descartes aurait-il programmé en Pascal ?
C'est vrai que j'ai plutôt envie d'être dans la situation que dans la phrase ou l'adjectif. C'est plutôt la situation qui me porte.
Le propre des hommes passionnés est de ne pas croire un seul mot de ce que l'on écrit sur les passions.
L'idiot savant écrit son non-sens dans un meilleur langage que l'ignorant, mais c'est toujours un non-sens.
Prêtez-moi le coeur et l'oreille car la parole se perd si le coeur n'entend pas.
Si le destin existait cela signifierait que tout est écrit par avance. Mais il semblerait que personne ne sache lire...
La blessure creuse mais guérit, la parole blessante ne cesse de creuser.
Ce qui m'énerve chez les amateurs de la parole c'est leur propension à juger un monde qu'ils ne connaissent pas.
L'écrivain écrit pour être aimé. Il est lu sans pouvoir l'être.
L'homme écrit son histoire d'une main l'autre se prend dans la page.
Si vous lisez ceci, alors cet avertissement est pour vous. Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue dans votre vie. N'avez-vous rien d'autre à faire ? Votre vie est-elle si vide que, honnêtement, vous [...] â–º Lire la suite
La spécificité de la mystique chrétienne ne consiste pas d'abord à plonger en soi-même, mais à rencontrer l'Esprit de Dieu dans la parole qui nous précède ; elle est rencontre avec le Fils et le Saint-Esprit, et donc entrée en [...] â–º Lire la suite
Les gens qui manipulent commencent toujours leur phrase par : « Vous souffrez ? Quelle est votre souffrance ? ». Et ensuite ils vous l'invente et sauront même la créer.
Qui par la parole s'engage, met sa barbe en gage.
La mort. L'horreur absolue de la non-existence. La mort ne rentre dans aucun schéma. Il n'y a pas d'explication à la mort. Elle entre, elle vous arrête au milieu d'une phrase : "Non, c'est fini" et claque la porte.
Celui qui écrit des livres est tout (un univers unique pour lui-même et pour tous les autres) ou rien. Et parce qu'il ne sera jamais donné à quelqu'un d'être tout, nous tous qui écrivons des livres, nous ne sommes rien.
La seule façon de diriger les gens est de leur montrer un avenir : un leader est un marchand d'espoir.
Lorsque l'on se perd en chemin, on a deux solutions : tenter de retrouver la personne que l'on était ou lui dire adieu pour toujours. Georges Shaw a écrit : « Il y a deux tragédies dans la vie, l'une est de ne [...] â–º Lire la suite
J'travaille dans l'immobilier. Je suis marchand de bien. J'fous des rats dans les immeubles. J'coupe l'eau, l'électricité. Avec mes potes parfois on fait des descentes avec des battes de baseball. On vire les gens qui habitent dans les étages.
Celui qui pense qu'on ne peut pas changer le passé c'est qu'il n'a pas encore écrit ses mémoires.
C'est le commencement du bon goût que d'aimer à lire un beau texte dans une belle impression.