Je suis journaliste. Je suis partout. J'écoute tout... J'écris tout ce que j'entends et j'invente ce que je n'entends pas.
Celui qui manque trop du pain quotidien n'a plus aucun goût au pain éternel.
Voici la France, aux yeux de ses fils, tantôt nation inépuisable qui invente l'avenir du monde, tantôt vieux pays fatigué, déchu de sa grandeur, mécontent de soi.
S'il ne se passe rien, écris pour le dire.
Le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux et la détresse ouvrir le chemin d'une seconde vie.
En fait, un journal intime, c'est fait pour être lu : on le cache mal en espérant que quelqu'un le trouvera.
Est-ce qu'on retient ses glaires, lorsqu'on a envie de cracher ? L'hygiène publique a inventé les crachoirs comme Dieu a inventé les femmes. La pureté n'exige pas la rétention, mais l'exutoire.
Un policier de proximité est un policier qui tire à bout portant.
Niaiserie d'une époque où chacun cherche les événements dans le journal au lieu de les voir sur sa route.
Les mensonges qu'on invente ressemblent à la vérité qu'on ne veut pas dire.
Un journal coupé en morceaux n'intéresse aucune femme, alors qu'une femme coupée en morceaux intéresse tous les journaux.
Quand l'homme comprendra que c'est lui qui a inventé Dieu et pas le contraire, il commencera peut-être à faire preuve de plus d'humanisme.
Le Grand Journal conçu par Michel Denisot intégrait ce que je n'avais pas mis dans Nulle part ailleurs, comme par exemple la politique.
La photo fait du bruit, une déflagration dont l'écho se prolonge, et invente paradoxalement l'invisible silence des fêtes, des jeux, des pièces et des jardins.
Le mépris est plus quotidien que le pain.
Une mère, c'est vaste comme le monde. Elle est l'univers de chaque enfant qu'elle a porté, un univers unique qu'elle a inventé à chaque maternité.
La poésie est le journal d'un animal marin qui vit sur terre et qui voudrait voler.
L'homme généreux invente même des raisons de donner.
Le génie, c'est un Africain qui invente la neige.
Garde-toi des idoles, marche, danse, écris et lis, mais surtout garde la parole, sinon ce sera demain le "silence des agneaux".
Un programme quotidien bien réalisé : voilà qui rehausse l'estime de soi.
L'éternel n'est que l'infini de l'instant. Dieu se rejoint dans le quotidien ; sa présence ne saurait se trouver ailleurs. Et même si c'était absurde, il faudrait être humain.
Je peux tellement mieux exprimer qui je suis dans mon journal maintenant, sur ce que ça fait de grandir... Des choses qui ne m'étaient jamais venues à l'esprit avant comptent désormais.
La chanson est dans le quotidien de chacun ; c'est sa fonction, sa force. Sociale, satirique, révolutionnaire, anarchiste, gaie, nostalgique... Elle ramène chacun de nous à son histoire.
Tout ce que je fais est complètement original - je l'ai inventé quand j'étais enfant.
L'homme qui a inventé le hamburger était intelligent ; l'homme qui a inventé le cheeseburger était un génie.
Le travail est nécessaire pour l'homme. Il en a inventé le réveil-matin.
Le travail est nécessaire pour l'homme ; la preuve, il en a inventé le reveil-matin.
Un journaliste m'a demandé quelle était ma formule du bonheur...Je sais que ce n'est pas le travail, c'est peut-être d'avoir des enfants ? Je sais que pour moi, c'est l'amour !
Je vous écris pour prolonger l'instant, en garder une trace, tordre le cou à la fugacité, à l'oubli, à l'impermanence, ceci sans succès bien sûr puisque c'est vouloir figer l'éphémère et j'aime l'éphémère, nul n'est parfait.
Vouloir fixer les choses...il y a tellement de choses dont on ne se souvient plus après. J'admire les gens qui tiennent un journal au quotidien.