Proverbe Juif sur Dieu, Mères et Partout

Dieu n'aurait pu être partout et, par conséquent, il créa les mères.

Explications

Sens littéral

Au sens littéral, ce proverbe juif exprime l'idée que Dieu, en tant qu'Être suprême, ne peut pas physiquement être présent à chaque instant et en tout lieu pour veiller sur l'humanité entière. Par conséquent, il a délégué une partie de cette mission universelle et constante de sollicitude et de protection aux mères. La mère est donc perçue comme un substitut divin sur terre, un être créé spécifiquement pour incarner et exercer cette attention et ce soin omniprésents qui, autrement, feraient défaut.

Sens figuré ou symbolique

De manière symbolique, le proverbe souligne que la mère est l'incarnation terrestre des qualités attribuées traditionnellement au divin, telles que :

  • L'omniprésence : La mère est toujours là (ou semble l'être) pour son enfant, pour le réconforter, le guider, et répondre à ses besoins.
  • L'amour inconditionnel : Son amour est pur, désintéressé et sans limite, à l'image de l'amour que l'on prête à Dieu.
  • Le soin et la protection constants : Elle est la source de réconfort et le rempart contre les épreuves du monde.

La création de la mère est ainsi vue comme un acte de miséricorde divine, offrant à l'homme un lien tangible et immédiat avec la bienveillance universelle.

Usage et situations typiques

Ce proverbe est typiquement utilisé pour :

  • Rendre hommage et exprimer une profonde gratitude envers une mère, souvent lors de la Fête des Mères, d'anniversaires ou d'événements familiaux.
  • Souligner le rôle irremplaçable et l'importance cruciale de la figure maternelle dans la vie d'un individu et au sein de la cellule familiale.
  • Réconforter quelqu'un en insistant sur la force et la constance de l'amour maternel face à l'adversité.
  • Expliquer avec poésie la charge émotionnelle et pratique considérable qui repose sur les épaules d'une mère.

Valeur morale ou leçon à retenir

La principale leçon morale à retenir est la reconnaissance de la valeur sacrée et de la noblesse du rôle maternel. Le proverbe nous enseigne à :

  1. Honorer nos mères : Les considérer comme des êtres exceptionnels qui agissent par procuration divine.
  2. Apprécier les sacrifices : Reconnaître le dévouement et les efforts constants de la mère qui se multiplie pour le bien-être de ses enfants.
  3. Comprendre la source du soin : Identifier dans l'amour maternel une manifestation de la plus haute bonté.

Analyse du style ou de la forme

Le style du proverbe est direct et plein de bon sens populaire, mais aussi chargé d'une grande poésie et de profondeur théologique. Il utilise un dispositif de cause à effet : l'impossibilité (l'omniprésence de Dieu) mène à la nécessité (la création des mères). La brièveté de la formule la rend mémorable, tandis que son anthropomorphisme – le fait que Dieu soit contraint par une « limite » – la rend plus accessible et émotionnellement percutante.

Morale finale / résumé

En résumé, ce proverbe signifie que la mère est le don le plus précieux de Dieu à l'humanité. C'est elle qui assure la permanence de l'amour, de l'attention et de la protection divins dans notre quotidien. Elle est, par excellence, le bras droit de l'Éternel sur Terre.

Origine du proverbe

Ce proverbe est classiquement attribué à la tradition juive. Bien qu'il soit difficile d'en localiser l'auteur exact ou la première occurrence écrite, il est souvent catégorisé comme un proverbe yiddish (langue germanique parlée par les Juifs ashkénazes) ou un vieux dicton juif. Son origine populaire et orale témoigne de la place centrale et très honorée de la mère dans la culture et la tradition juives.

Contexte culturel ou populaire

Dans la culture juive, la mère (ou Éma en hébreu) joue un rôle fondamental. C'est elle qui transmet l'identité juive (selon la Loi juive, on est Juif si sa mère l'est) et qui est le pilier du foyer, garantissant l'observance des traditions, du Chabbat et de la Cacherout. Le proverbe reflète cette réalité culturelle où la mère est la gardienne spirituelle et pratique de la famille, assumant un rôle de supervision et de soin qui exige une présence quasi constante et infaillible.

Variantes et équivalents

Une variante fréquente, notamment dans la sphère yiddish, est : « Dieu ne pouvait être partout, alors il a créé la mère. »

Bien que non-juives, des pensées équivalentes se retrouvent dans d'autres cultures ou chez des auteurs célèbres, soulignant l'importance de la figure maternelle. Parfois, le proverbe est même erronément attribué à Rudyard Kipling, témoignant de sa popularité universelle.

Lien avec d’autres proverbes ou pensées

Ce proverbe résonne avec plusieurs thèmes et dictons universels :

  • L'honneur aux parents : Lié au cinquième commandement, il souligne la nécessité de respecter et d'honorer la mère pour son rôle vital.
  • L'amour inconditionnel : Il se rapproche de pensées glorifiant l'amour maternel comme le plus pur et le plus puissant des amours humains.
  • La mère, premier éducateur : Il est en lien avec les proverbes insistant sur l'importance de l'éducation reçue de la mère pour le destin d'un enfant.

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