Le malheur de l'homme est de vouloir compliquer l'amour, simple sentiment de joie réciproque.
A quoi bon vouloir devenir quelqu'un d'autre ? Si nous sommes devenus nous-mêmes, c'est que les choix n'étaient pas si mauvais.
C'est dur d'aimer dans les limites du possible, du respect du droit... A vouloir trop avoir, on y perd ses acquis...
Ne vouloir faire société qu'avec ceux qu'on approuve en tout, c'est chimérique, et c'est le fanatisme même.
Etre parent, c'est vouloir à la fois câliner et étrangler son enfant.
Gardons-nous d'annoncer la vérité à ceux qui ne sont pas en état de l'entendre, car c'est y vouloir substituer l'erreur.
Il ne faut pas vouloir du bien aux gens en dépit d'eux et contre leur volonté. Chacun sait, mieux que personne, ce qu'il lui convient.
Choisir de sauver la vie à celui qui doit mourir, c'est vouloir partager son sort, car ici la volonté ne fait pas bouger les choses.
Il est beau de vouloir plaire à ce qu'on aime, c'est une jouissance du coeur.
Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe.
Exiger l'immortalité de l'individu, c'est vouloir perpétuer une erreur à l'infini.
Vouloir être de son temps, c'est déjà être dépassé.
L'erreur de nombreux acteurs qui ont du succès, c'est de vouloir se faire voir et admirer : cela ne fait que détruire les illusions.
Et puis, doucement, sans le vouloir, on passe du coeur à la mémoire.
C'est être malheureux que de vouloir et ne pouvoir.
Vouloir éviter l'inévitable, n'est-ce pas augmenter sa douleur ?
Vouloir arriver, c'est avoir fait déjà la moitié du chemin.
Le tort commun des malheureux est de ne jamais vouloir croire à ce qui leur est favorable.
Quand on veut embrasser une femme frigide, on a l'air de vouloir écarter de la neige.
L'amour est transparence, c'est la puissance de l'un qui provoque la puissance de l'autre, c'est vouloir plonger pour pouvoir ensuite s'envoler.
On ne gagne rien à vouloir paraître ce qu'on n'est pas réellement.
A trop vouloir analyser, on tue l'émotion.
A force de vouloir rechercher les origines, on devient écrevisse. L'historien voit en arrière ; il finit par croire en arrière.
Qui veut la justice entre les hommes, doit vouloir pour eux, ce qu'il désire pour lui.
J'ai plié la langue française à mon vouloir-dire.
L'enfance a des manières de voir, de penser, de sentir qui lui sont propres ; rien n'est moins sensé que d'y vouloir substituer les nôtres.
L'esclave commence par demander justice et finit par vouloir porter une couronne.
Essayer d'expliquer, c'est vouloir expliquer le mystère - impossible.
En vouloir à sa mère n'est qu'une façon négative de s'accrocher à elle, toujours.
C'est la pire lassitude, quand on ne veut plus vouloir.
Se vouloir libre, c'est aussi vouloir les autres libres.
Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir.
Si au moins on pouvait en vouloir à quelqu'un, si même on pouvait croire qu'on sert à quelque chose, qu'on va quelque part. Mais qu'est ce qu'on nous a laissé ? Des lendemains qui chantent ? Le grand marché Européen ? On a plus qu'a être amoureux comme des cons ! Et ça, c'est pire que tout.
Aimer sans être aimée, c'est vouloir allumer une cigarette à une cigarette déjà éteinte.
Philosopher en vers, ce fut, et c'est encore, vouloir jouer aux échecs selon les règles du jeu de dame.
Aimer, c'est essentiellement vouloir être aimé.
La vie intellectuelle est à la réalité ce que la géométrie est à l'architecture. Il est d'une stupide folie de vouloir appliquer à sa vie sa méthode de penser, comme il serait anti-scientifique de croire qu'il existe des lignes droites.
L'amour nous fait faire et dire ce qu'il veut. C'est un enfantillage orgueilleux de vouloir lui résister.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
C'est le privilège des dieux de ne rien vouloir, et des hommes divins de vouloir peu.
L'amour exige l'amour ; il est impossible de préférer sans vouloir être préféré.
La différence fait de chacun des êtres uniques, ne gaspiller pas votre temps à vouloir ressembler aux autres quand vous pouvez être vous-même.
Dans l'ordre naturel comme dans l'ordre social, il ne faut pas vouloir être plus qu'on ne peut.
Le péché c'est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l'aide divine. C'est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l'on peut accéder au salut par soi-même.
Un compliment est un cadeau qu'on ne doit pas jeter négligemment, à moins de vouloir blesser celui qui vous l'a donné.
Rien ne contient le libertinage... La vraie façon d'étendre et de multiplier ses désirs est de vouloir lui imposer des bornes.
A force de vouloir rendre accessibles aux pauvres tous les plaisirs des riches, quel intérêt y aura-t-il encore à être riche ?
La souffrance étant tout ce qui reste aux misérables, quelle cruauté que de vouloir la partager !
Vouloir expliquer un poème est aussi vain que d'espérer découvrir le secret du temps en démontant une horloge.
Ignorant presque tout de la jouissance féminine, conscient sans vouloir se l'avouer de ses propres faiblesses, l'homme est à jamais terrifié par l'énigme irrésolue de la grotte primitive.