Il y aura en tout temps et dans tous les pays, surtout si ces pays sont divisés de religion, des fanatiques qui ne demanderont pas mieux que de se faire martyrs.
Si la société de consommation ne produit plus de mythe, c'est qu'elle est elle-même son propre mythe. À un Diable qui apportait l'Or et la Richesse (au prix de l'âme) s'est substituée l'Abondance pure et simple. Et au pacte avec le Diable le contrat d'Abondance.
La fausse modestie est le chef-d'oeuvre de la vanité : montrant l'homme vain sous un jour si illusoire qu'il apparaît dans la réputation de la vertu tout à fait opposée au vice qui constitue son véritable caractère ; c'est un leurre.
Si la physique n'avait d'autres inventions que celles de la poudre et du feu grégeois, on ferait fort bien de la bannir comme la magie.
Ah, si la plus haute dignité de l'état était la dignité humaine !
La raison, c'est comme le reste, si tu ne t'en sers pas, ça rouille.
Sur cent milliardaires, il y a quatre-vingt-dix-neuf fripouilles. Quant au centième, si on remonte son passé, il est pas blanc.
- C'est que je ne sais pas si elle m'aime. - Oh tout ça c'est des bêtises. Vous ne vous aimerez plus dans dix ans. Alors pourquoi vous poser tellement de questions.
On peut se demander par quel mystère les enfants de parents immatures deviennent si souvent des adultes prématurés.
Si on décide de jouer un rôle, c'est forcément parce qu'on pense qu'il sera fort.
Comment prétendons-nous qu'un autre puisse garder notre secret, si nous ne pouvons le garder nous-mêmes.
Si les hommes connaissaient nos faiblesses, ils nous prendraient toujours.
La haine et l'amour sont si proches. La passion nous charrie sans ménagement de l'une à l'autre. La haine serait-elle donc la plus violente, la plus exacerbée des formes de l'amour ?
On devrait toujours demander aux filles si elles ne s'ennuient pas.
Si je fais un film et qu'il marche aux Etats-Unis, je sais que je vais être plus riche, mais s'il marche en France et particulièrement à Paris, je sais que j'ai fait un bon film...
Baisons, trinquons, allons nous promener, donnons-nous la main, attrape-moi par le cou et laisse-moi te courir si tu veux mais... Ne tombons pas amoureux.
À quoi cela sert-il d'avoir des convictions sublimes si on agit comme un animal ?
Vous ne pouvez pas expliquer grand-chose en 60 secondes, mais quand vous montrez Michael Jordan, vous n'êtes pas obligé de le faire. C'est si simple.
Même si nous sommes mortels, nous sommes avant tout vivant.
Si tu ne veux pas que les choucas t'assiègent de leurs cris, ne sois pas la boule d'un clocher.
Si je pensais à l'absolu, je cesserais de faire tout effort même pour vivre.
Si je ne disposais que de deux mots pour te dire, je prendrais ces deux-là : "Déchirée et radieuse". Si je ne disposais plus que d'un seul, je garderais celui-là qui contient les deux autres : "aimante".
La mort, si elle nous voyait pleurer, elle se tordrait.
Vis comme si tu n'avais besoin de rien de plus.
La poésie est simplement la preuve de la vie. Si votre vie brûle bien, la poésie en est les cendres.
Si la peste te demande une pièce de monnaie, donne-lui en deux, pourvu qu'elle s'en aille.
Si tu refuses ce que tu es, c'est parce que tu y es mal vu.
Si nous revenions quelques siècles en arrière, tout ce que nous considérons comme acquis aujourd'hui passerait pour de la magie : parler sur de longues distances, transmettre des images, voler, consulter d'énormes quantités de données...
Si ça n'marche pas, est-ce qu'il faut courir à sa perte ?
Quatre siècles avant Jesus-Christ, Thucydide vous explique que la nature humaine est constamment l'ennemie de ce qui la dépasse. Que les mots de son temps perdent peu à peu leur sens. Qu'en un clin d'oeil on peut retourner une opinion, dénaturer un fait. Comme si rien n'avait changé entre son époque et la mienne.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Si tu fais de bonnes oeuvres, ta rétribution sera bonne ; si tu en fais de mauvaises, ta rétribution sera mauvaise.
Si vous n'aimez pas votre travail, vous devriez soit changer d'attitude, soit changer de travail.
Il y a une clé pour chaque porte, et si vous ne la trouvez pas, vous pouvez en faire une. C'est toujours une option.
Bien sûr, je me trompe. Je suis humain. Si je ne me suis pas trompé, je n'apprendrais jamais.
Le sexe est la grande histoire de notre vie. La seule chose qui véritablement nous "déborde" comme le dit si bien Philip Roth. Vis-à-vis de lui, nous nous engageons comme dans le mariage: pour le meilleur et pour le pire.
La simplicité que je recherche est tout à côté de la complication et cette frontière est si mince, si fragile.
Dans les idées comme dans les dîners, si l'on désire être remarqué, ce qu'il y a souvent de mieux, c'est d'arriver le dernier.
Si l'homme ne comprend pas l'enfer, c'est qu'il n'a pas compris son propre coeur...
Certains gestes irréparables s'accomplissent avec une facilité dont on ne manquerait pas de s'effrayer si on s'arrêtait à y penser.
Une chose n'existe-t-elle que si elle est perçue ?
Si tu veux vraiment faire plaisir aux pauvres, montres-leurs que le bonheur existe.
Très peu de soi-disant libéraux sont ouverts d'esprit... Ils vous crieront au sol et ne vous laisseront pas parler si vous n'êtes pas d'accord avec eux.
Je ne sais pas si je pourrais parler avec elle. Quand les choses sont cassées avec quelqu'un, comment trouvez-vous le verbe ? On n'a plus le même langage.
- Ces dernières semaines ont été... - Ont été quoi ? Tu vois, t'arrives même pas à le dire. - Si. J'y arrive mais je sais que je dois pas, Lily.
La célébrité télévisuelle est vulgaire, sans prestige, elle repose sur la familiarité. Si on est "dans" la télé, on est célébre. Monsieur météo n'est-il pas le roi de l'Audimat ?
Le bonheur, c'est comme un chat, si vous essayez de le cajoler, il vous fuit, si vous ne vous occupez pas de lui, il vient se frotter contre vos jambes et saute sur vos genoux.
Les femmes attachent tant de prix à certains appâts de leur sexe, et elles seraient si honteuses d'en être déshéritées ou peu pourvues, que moins elles en possèdent, plus elles cherchent à en montrer.
Avec les femmes, il faut se mettre à plusieurs pour en tenir une ! Elles sont si promptes à s'échapper...
La scène est une drogue qui transporte les cerveaux et les coeurs, et si elle le décide, elle domine les sentiments intimes de tout artiste sincère.