La bonne paire de chaussures peut changer la sensation d'une tenue, et même changer la façon dont une femme se sent elle-même.
Le groupe pense, sent, et agit tout autrement que ne feraient ses membres s'ils étaient isolés.
La faiblesse sied à une femme, elle le sait : elle sent qu'elle intéresse davantage en paraissant un être délicat. Voilà pourquoi nos femmes, quoique bien portantes, à grasseyer, à faire la malade, à se plaindre de leurs nerfs.
La femme ne sent son pouvoir qu'autant qu'elle en abuse.
Il se sent comme un vieux feu, dont les braises se réveilleraient parfois sous un coup de vent, mais jamais suffisamment pour embraser le petit bois. Un foyer agonisant.
Le nez ne sent pas le cerveau pourri.
Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette...
Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
Qui se sent galeux se gratte.
Dent : ne sent absolument pas des pieds quand elle se déchausse.
La queue du singe est longue mais quiconque la piétine il le sent.
Pour moi, le style est synonyme de qualité, d'intégrité et d'intemporalité. Il est exempt de tendances mais se sent toujours frais et nouveau.
Comme, lorsque dans les filets que l'oiseleur rusé a cachés, L'oiseau a la patte prise et qu'il se sent tenu, Il bat des ailes et à force de s'agiter resserre les liens.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Le mal du pays est avant tout un mal de soi et on se sent dépaysé justement à l'endroit où l'on ne se retrouve plus.
Le monde, c'est la trop lourde présence des choses où l'on sent parfois la trop vive absence de Dieu. Le désert, c'est la trop dure absence des choses où l'on sent parfois la trop douce présence de Dieu.
La paresse a cela de mortel que, dès qu'on en triomphe, on la sent qui renaît.
Je suis dans le présent. Je n'ai pas la recette du bonheur, mais le moteur, je crois, c'est simplement d'avoir envie.
Dans le corps malade, l'âme se sent toute seule.
Un idéaliste est quelqu'un qui, remarquant qu'une rose sent meilleur qu'un chou, conclut qu'elle fera une meilleure soupe.
Moins un homme sent son mal, plus il est malade.
On est beaucoup plus heureux, et on sent quelque chose de bien plus touchant, quand on aime violemment, que lorsqu'on est aimé.
Rappelez-vous, messieurs, ce qu'a dit un empereur romain : Le cadavre d'un ennemi sent toujours bon.
C'est au moment de payer les pots qu'on sent qu'on n'a plus soif.
Chez la plupart des gens qui bossent, on sent une somnolence de fonctionnaire. C'est le genre : "Réveille-toi, c'est l'heure d'aller se coucher !"
La preuve que l'homme descend du singe, c'est que, lorsqu'il se sent perdu, il se raccroche à toutes les branches.
Dès que l'on pénètre le bouddhisme, on sent s'éveiller en soi une sensation d'euphorie permanente comparable à celle que l'on ressent après avoir bu un vin délicat.
Il sent du plaisir en lui-même... S'il veut de la dualité il l'a en lui-même... S'il cherche joie et satisfaction à l'extérieur, c'est en lui-même et il les trouve. Aussi est-il Seigneur et Maître de lui-même... et dans le monde entier il est à l'aise.
Quand on sent qu'on n'a pas de quoi se faire estimer de quelqu'un, on est bien près de le haïr.
Chacun de nous sent d'instinct que les plus beaux sentiments du monde ne valent pas une seule bonne action.
On se plaît au récit des maux qu'on ne sent plus.
Avec la répétition, une interview peut devenir une corvée assommante. Et parfois, on sent qu'on a été piégé ou trahi, en révélant plus sur soi-même que ce que le public avait besoin ou le droit de savoir.
La vie coule... On ne la sent pas. Elle glisse sur nous ; on se retourne : elle n'est plus là.
Le mortier sent toujours l'ail.
Les paysannes sont comme les fleurs des champs : sous le nez, ça ne sent rien, ou ça sent mauvais.
C'est étrange comme on se sent tiré vers l'avant sans savoir d'abord où l'on va.
Qui ne sent point son mal est d'autant plus malade.
Parfois, la musique, les films et les livres sont les seules choses qui nous permettent de sentir que quelqu'un se sent comme nous.
On fait des promesses quand on sent le besoin d'affirmer, de solidifier des sentiments que l'on craint de perdre.
Lorsque le coeur devient vieux, on ne sent plus aussi facilement bouleversé par de petites choses.
La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
La honte que cause l'amour est comme sa douleur : on ne l'éprouve qu'une fois. On peut encore la feindre après ; mais on ne la sent plus. Cependant le plaisir reste, et c'est bien quelque chose.
A Moscou, plus un établissement est chic, moins il sent l'urine.
On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion !
Dobermann : Quand tu rentres dans la banque, le souffle de la roquette a collé tout le monde au mur... Moustique : Le souffle de la roquette... C'est beau, c'est noël ! L'abbé : Ça sent l'sapin...
On sent que les loups ce sont des bêtes avec lesquelles on peut s'entendre, sinon avec des paroles en tout cas avec des coups de fusil.
La bonté des humains n'est qu'apparences. Derrière elles, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide. Où l'on ne peut vivre.
Plus on remue le fumier, plus il sent mauvais.
L'université est une matrice où l'on se sent mal à l'aise, mais où règne une certaine sécurité.
Chaque époque de l'existence a son odeur : l'enfance sent le lait, l'adolescence le fauve, l'âge mûr le parfum et la vieillesse le médicament.