Rien n'est beau comme la voix humaine, quand elle est belle.
Rien n'est plus étranger à la femme que la mort.
Ne craint rien car rien n'est jamais perdu.
L'important dans ce monde, c'est que rien n'est important.
Rien n'est plus aveugle que la justice sauf peut-être un homme en amour.
Rien n'est estimable en soi, ni l'or, ni les perles, ni les soieries les plus fines. Un objet, si parfait soit-il, n'a de valeur que par le souvenir qu'il incarne.
Tant qu'il n'y a rien d'expliqué, rien n'est définitif.
Rien n'est plus simple que de poser une question difficile.
Rien n'est plus urgent que d'aimer.
Rien n'est plus beau chez l'homme que le don de pitié, reçu dès l'enfance ; il lui permet de vivre et de vieillir sans se plaindre de ne pas pousser à la roue de l'univers.
Quand il s'agit des libertés, rien n'est jamais gagné définitivement, rien...
Rien n'est si commun au beau sexe que de ne vouloir pas qu'une autre profite de ce qu'on refuse.
Rien n'est plus beau pour une femme que de faire rêver les hommes.
Rien n'est plus propre à faire échouer l'artifice et la finesse que la candeur et la simplicité.
Rejetez le noir, et ce mélange de blanc et de noir qu'on nomme le gris. Rien n'est noir, rien n'est gris. Ce qui semble gris est un composé de nuances claires qu'un oeil exercé devine.
Rien n'est humain comme l'humanisme. Mais rien n'est inhumain comme l'humanitarisme.
Rien n'est plus irritable que l'indépendance de l'adolescent. Si on froisse en lui ce droit qu'il vient de se découvrir avec ravissement, il se rebiffe et fait par révolte le contraire de qu'on lui commande.
Rien n'est plus fatal à la religion que l'indifférence.
Avec le temps, on ne vit plus que des sentiments mitigés : plus rien n'est plein, ni les bonheurs ni les malheurs ; toute chose à son ombre, qui s'allonge et où l'on pourra se reposer.
Rien n'est plus dangereux que ces consciences endormies, satisfaites ! Ces consciences raisonnables dont la vie se retire peu à peu.
Rien n'est plus honteux que d'attaquer des enfants en plein sommeil.
Rien n'est jamais complètement neuf, c'est comme les mots, les choses reviennent, elles sont neuves quand même.
Rien n'est plus contagieux que la liberté.
Le style n'est rien, mais rien n'est sans le style.
Rien n'est plus probable qu'adviennent des événements improbables.
Rien n'est plus ennuyeux que d'être adoré. Comment Dieu le supporte-t-il ?
Rien n'est plus humiliant parfois que la pitié exprimée.
Rien n'est plus agaçant que le bonheur des autres. Surtout quand il sert de jauge à votre propre déconfiture...
Rien n'est sérieux s'il ne peut être durable.
Hormis nos propres pensées, rien n'est absolument en notre pouvoir.
En Angleterre, rien n'est fait pour les femmes, même pas les hommes.
Rien n'est plus parfait, plus complet qu'un cadavre.
Rien n'est plus facile, plus inutile par conséquent, que d'être un poète quelconque.
Les catholiques ont le monopole des pervers hypocrites, rien n'est aussi universel que le vice qui se donne les allures de la vertu.
Elle est comme ces gens en exil, qui rêvent de leur pays d'origine et ne le reconnaissent plus quand ils peuvent enfin y retourner : rien n'est comme dans leur souvenir.
Rien n'est plus précieux pour une femme que l'amitié des autres femmes.
Rien n'est plus mystérieux que nos raisons d'aimer : qu'est-ce qui motive notre choix ? Qu'est-ce qui dirige nos recherches ? Y a-t-il même des recherches et un choix ? Ou seulement le hasard de l'espièglerie des dieux...
Rien n'est plus proche d'une femme ensorcelée qu'une femme éprise.
Rien n'est plus dangereux qu'une idée, quand on n'a qu'une idée.
Rien n'est plus fatigant que la paresse.
Rien n'est inutile comme le réel.
Rien n'est plus désirable que l'immobilité quand tout, autour de vous, va trop vite.
Rien n'est plus néfaste à l'amour que la moindre intimité.
La peinture ou la poésie sont faites comme on fait l'amour - une étreinte totale, la prudence au vent, rien n'est retenu.
Rien n'est plus philosophe que le verglas. Que d'injures les humains ne lui ont-ils pas prodiguées !
Rien n'est aussi permanent qu'un programme gouvernemental temporaire.
Rien n'est plus beau qu'un pauvre qui s'accroche à sa dignité, et rien n'est plus laid, qu'un riche qui l'a perdue.
Pour moi, rien n'est plus beau qu'un couple épanoui. L'homme et la femme qui réussissent ce prodige, créent, ensemble, un troisième être qui dépasse chacun d'entre eux et qui les relie à l'harmonie du monde.
Rien n'est petit dans l'amour.
Rien n'est plus désagréable que de découvrir en soi les défauts que nous reprochons à autrui.