Ne craint rien car rien n'est jamais perdu.
A la fin d'une longue discussion, nous arrivâmes à conclure qu'au fond il n'y rien de plus particulier qu'une idée générale.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
Il n'y a rien de plus compromettant que la folie et l'on ne s'en passionne pas sans y ajouter sa part.
Vous les pourrirez comme vous l'avez pourri... Vous l'avez détruit, il ne distingue plus le bien du mal, il ne voit même plus le caractère sacré de la vie humaine. Je vous ai aimé et je l'ai aimé... Je suis désolée pour vous, désolée pour vous parce que rien ne peut plus vous sauver.
Quelquefois, pour écrire, on ne trouve rien d'autre que les débris de sa propre vie.
Ce sport m'a tellement donné que mon espoir serait de rendre autant que possible pour autant que possible.
Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et ne tiendra aucun compte de l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent.
Il n'y a pas d'alcoolique incurable, rien n'est impossible.
Quand on n'a rien à perdre et tout à gagner, on s'arrange toujours pour y perdre quand même quelque chose.
Il n'y a aucun endroit au monde où les figures des gens qui ne se connaissent pas prennent une expression de crétinisme aussi intense que dans un ascenseur.
Tout homme qui aurait conscience de ses actes ne pourrait pour rien au monde presser du doigt la détente d'un fusil.
On vit, on ne meurt qu'une fois Et on n'a le temps de rien Que c'est déjà la fin.
La vraie république : aux hommes leurs droits et rien de plus, aux femmes leurs droits et rien de moins.
L'insulte est souvent l'argument final de celui qui ne trouve plus rien à dire.
On a plus perdu, quand on a perdu sa passion que quand on s'est perdu dans sa passion.
Quand on est amoureux, nuit et jour on n'a aucun repos.
Préjugé, vanité, calcul, voilà ce qui gouverne le monde. Celui qui ne connaît pour règle de sa conduite que raison, vérité, sentiment, n'a presque rien de commun avec la société.
Il suffit de dire ce qu'on pense, sans même outrer sa pensée, pour paraître singulier ; à condition de penser quelque chose et non pas à quelque chose.
Ces journalistes venimeux qui vous insultent, vous diffament - il ne suffit pas qu'on les lise. Il convient encore qu'on ait vu les gueules dont ils sont pourvus. Ca renseigne et ça tranquillise.
Il est préferable d'affronter une fois dans sa vie un danger que l'on craint que de vivre dans le soin éternel de l'éviter.
Certains étrangers avec le ventre plein et rien de mieux à faire se mettent à nous pointer du doigt. Premièrement, la Chine n'exporte pas la révolution ; deuxièmement, il n'exporte pas la famine et la pauvreté ; et troisièmement, cela ne vous dérange pas. Alors que dire d'autre ?
L'opinion et le jugement des sages ont toujours été que rien ne peut être aussi incertain que la renommée ou le pouvoir qui ne soit fondé sur sa propre force.
On n'a jamais assez de temps c'est vrai, rien que pour penser à soi-même.
Redouter l'échec, c'est redouter le ridicule, il n'y a rien de plus mesquin. Aller de l'avant - c'est justement ne pas craindre de devenir la risée de ses semblables.
La maison comme l'homme peut devenir cadavre. Il suffit qu'une superstition la tue.
Il n'est pas nécessaire pour l'écrivain de dévorer un mouton entier pour être capable d'en dire le goût. Il lui suffit de manger une côtelette.
Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
Il y a un temps pour ne rien dire, il y a un temps pour parler, mais il n'y a pas un temps pour tout dire.
On ne réalise vraiment que l'on a perdu à la roulette qu'une fois sorti de la salle de jeu, pas à l'intérieur.
S'il a été remarqué que quelques dauphins pouvaient reconnaitre jusqu'à cinquante mots de notre langue, aucun humain n'a jamais pu comprendre un seul mot de la leur.