Il n'y a rien comme la misère des autres pour nous sortir de la nôtre.
J'avais considéré comment les choses qui n'arrivent jamais, sont souvent autant de réalités pour nous, dans leurs effets, que celles qui s'accomplissent.
La mort vient figer nos traits ; elle crée, pour nous seuls, une patrie de silence et de repos.
Notre morale ? Une houppette pour nous-mêmes, une étrille pour les autres.
Je puis m'imaginer une époque où nos idées religieuses paraîtront tout aussi singulières que l'est pour nous l'esprit chevaleresque.
Le perfection n'est pas plus faite pour nous que l'immensité.
Que ce Dieu est bon ! il a fait le ciel pour nous tous, y va qui peut ; mais peu y vont, c'est un peu haut.
Pourquoi faut-il que nous ayons assez de mémoire pour retenir jusqu'aux moindres particularités de ce qui nous est arrivé et que nous n'en ayons pas assez pour nous souvenir combien de fois nous les avons contées à une même personne.
Nous nous battons pour notre avenir. Nous ne luttons pas pour nous venger.
La preuve finale de l'omnipotence divine, c'est que Dieu n'a point besoin d'exister pour nous sauver.
On voudrait parfois que le monde et le temps s'arrêtent pour nous permettre de les rattraper.
Le temps où nous n'existerons plus ne sera pas plus pénible pour nous que celui où nous n'étions pas encore.
L'amour n'est pas là pour nous rendre heureux. Je crois qu'il existe pour nous montrer combien nous pouvons endurer.
Beaucoup de musiques dans la vie sont là pour nous tromper.
Nous sommes à la fois tentés par l'hominisation des animaux, qui révèle souvent nos projections fantasmatiques, et par la bestialisation des hommes, autre manière pour nous de figer l'autre dans une animalité indigne.
Nos amis sont si exigeants pour nous qu'ils ont peine à se contenter de notre bonheur.
Nous attendons toujours, pour nous exécuter, l'instant où nous sommes forcés par les circonstances.
Avec trois jours de travail par semaine, nous aurions plus de temps pour nous détendre ; pour la qualité de vie.
Peut-être sommes-nous solidaires de ceux qui nous aiment ? L'admiration qu'ils ont pour nous grandit. Qu'on les déprécie, nous sommes dépréciés un peu.
On met le désordre dans notre pays par des importations de vérités exotiques, quand il n'y a pour nous de vérités utiles que tirées de notre fonds.
Il est dans les extrêmes plaisirs, un aiguillon qui nous éveille, comme pour nous avertir de profiter de ce moment rapide ; dans les grandes douleurs, au contraire, je ne sais quoi de pesant nous endort.
Des gens se mêlent de nos vies pour nous empêcher au travail, pour nous empêcher à l'amour, pour nous empêcher au bonheur et même à nos droits.
La clé dans tout ce que l'on fait, c'est de prioriser. C'est-à-dire de cerner les points importants à traiter pour nous, et de s'y tenir.
Ce que nous appelons "mauvaise conscience" est en fait la bonne conscience : c'est la vertu qui se dresse en nous pour nous accuser.
Si je mets mon esprit dans quelque chose, je la fais. Mon plus grand souhait pour nous tous est que nous soyons heureux, que nous réussissions et que nous restions fidèles à nous-mêmes.
Que croire se souvenir est le pire leurre,La main qui prend la nôtre pour nous perdre ?Il me parut pourtant qu'il souriaitLorsque bientôt l'enveloppa la nuit.
La théologie est la réflexion sur ce que Dieu nous a prédit, sur ce qu'il a prévu pour nous.
Si les femmes nous trompent, ce n'est pas toujours pour nous faire cocus.
Pour nous, pas de bons et de mauvais morts. L'origine des armes ne détermine pas les sentiments.
Il ne faut pas sournoisement respecter les morts. Il faut traiter leurs images en amies et aimer tous les souvenirs qui nous viennent d'eux. Il faut les aimer pour eux-mêmes et pour nous, dût-on déplaire aux autres.
L'amour est une expérience personnelle qu'il nous appartient de réaliser par nous-mêmes et pour nous-mêmes.
Quand nous sommes las d'aimer, nous sommes bien aises que l'on devienne infidèle, pour nous dégager de notre fidélité.
Les grands auteurs n'ont écrit que pour nous élever jusqu'à eux ; mais parce que nous négligeons de les lire, ils ne font que nous dominer.
Quelle que soit l'étendue de notre raison, au-delà se trouve encore davantage pour nous surprendre.
Nous n'apprenons jamais pourquoi et en quoi nous agaçons les autres, en quoi nous leur sommes sympathiques, en quoi nous leur paraissons ridicules ; notre propre image est pour nous le plus grand mystère.
es savants luttent chaque jour pour nous préserver de la tuberculose, du cancer. Et la guerre, l'horrible guerre serait le seul mal contre lequel l'humanité se déclarerait impuissante ? Je ne veux pas le croire.
Un triomphe ne sied guère qu'aux morts. Vivant, il se trouve toujours quelqu'un pour nous reprocher nos faiblesses.
D'un insuffisant bosquet peut sortir une liane suffisante pour nous attacher.
Il n'y a pas de bonheur pour nous. Nous ne devons que travailler : quant au bonheur, il appartient à notre lointaine progéniture.
Beaucoup de gens, peu d'idées, et comment faire pour nous différencier les uns des autres ?
Les femmes se dévêtent pour nous, mais nous nous dépouillons pour elles.
Au fond, nous sommes livrés avec deux oreilles mais sans mode d'emploi pour nous en servir.
Le plus dure, pour nous, n'est pas de voir le Monde tel qu'il est aujourd'hui, le plus dur est de l'imaginé plus tard.
En définitive, les victimes des guerres sont mortes pour rien. Seulement, elles sont mortes pour nous.
Les proverbes sont particulièrement utiles dans les cas où, de nous-mêmes, nous ne trouvons pas grand chose pour nous justifier.
Dieu a les deux bras étendus. L'un est assez fort pour nous entourer de justice, l'autre assez doux pour nous entourer de grâce.
Voisin. Personne qu'on nous demande d'aimer comme nous-mêmes, et qui fait tout ce qu'il peut pour nous faire désobéir.
Pour nous, tout est écrit d'avance, non? De la maternelle à la tombe, ils ont tout choisi, sans même nous demander de quoi nous souhaitions mourir.
Je promets de ne jamais oublier ce qui est déposé sous cette roche, de ne jamais oublier ce que cela signifie pour nous.
La philosophie, pour quoi faire ? Pour nous faire.