On doit retrouver l'univers de l'écrivain du début à la fin, dans une seule phrase, la première venue.
Les mots me font l'effet d'un pensionnat de petits garçons que la phrase mène en promenade.
La moindre phrase un peu sincère est un réquisitoire aveugle, plein d'incompréhension et d'injustice, simplificateur à l'extrême.
Les gens qui manipulent commencent toujours leur phrase par : « Vous souffrez ? Quelle est votre souffrance ? ». Et ensuite ils vous l'invente et sauront même la créer.
Sa longue absence n'a d'ores et déjà plus d'autre signification que celle d'une parenthèse gigantesque, impuissante à changer le sens général d'une phrase.
D'après la conception matérialiste de l'histoire, le facteur déterminant dans l'histoire est, en dernière instance, la production et la reproduction de la vie réelle. Ni Marx, ni moi n'avons jamais affirmé davantage. Si, ensuite, quelqu'un torture cette proposition pour lui [...] ► Lire la suite
Si j'avais à risquer une seule définition de la déconstruction, je dirais sans phrase : "plus d'une langue".
Si le mot cul est dans une phrase, le public, fût-elle sublime, n'entendra que ce mot.
Je voudrais, convoitant l'impossible en mes voeux,Enfermer dans un vers l'odeur de tes cheveux ;Ciseler avec l'art patient des orfèvresUne phrase infléchie au contour de tes lèvres ;
Une seule phrase compte dans un livre, et il n'est pas donné à celui qui écrit de savoir laquelle.
Entre gens de même sincérité, point besoin de serments. Il suffit d'une phrase fermement dite.
La seule phrase qui ne peut pas être contredite est celle qui dit que tout peut être contredit...
Dans décolonisation, il y a donc exigence d'une remise en cause intégrale de la question coloniale. Sa définition peut, si on veut la décrire avec précision, tenir dans la phrase bien connue: "les derniers seront les premiers." La décolonisation est [...] ► Lire la suite
J'admire profondément celui qui a trouvé cette phrase extraordinaire : « L'homme est un animal inconsolable et gai ».
Pour moi, l'amour est fondamental pour la créativité. J'aime beaucoup cette phrase du romancier Luc Dietrich, qui dit que « L'amour est un grand courage inutile ».
Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
On ne doit pas plus exhiber sa culture que ses biceps. Il faut qu'elle saille sous la phrase comme les muscles sous le vêtement.
Dans la phrase « Elle ne souffre plus », à quoi, à qui renvoie « elle » ? Que veut dire ce présent ?
Lequel des deux est le plus grand écrivain, celui qui raconte des choses originales ou celui qui fait que dans sa phrase un lieu commun n'est plus un lieu commun ?
Tout est illusion. La phrase précédente aussi, bien entendu.
Dans une pièce de théâtre, rien de plus inutile qu'une phrase bien faite.
Car il faut que le mot passe afin que la phrase existe; il faut que le son s'éteigne afin que le sens demeure.
Caressez longuement votre phrase et elle finira par sourire.
Ce qui compte, c'est le moment de la petite phrase. On pourrait presque... C'est bon, la vie au conditionnel, comme autrefois, dans les jeux enfantins: "On aurait dit que tu serais..." Une vie inventée, qui prend à contre-pied les certitudes.
J'ai une théorie selon laquelle vous pouvez donner l'impression que n'importe quelle phrase est profonde en écrivant le nom d'un philosophe mort à la fin.
La plupart des régimes peuvent se résumer à cette phrase : si c'est bon, crachez.
Nous sommes des mots dans une phrase commencée par nos pères qui sera terminée par nos fils.
Tout philosophe s'enfuit quand il entend la phrase: on va discuter un peu.
La poésie plutôt que la poudre. Un mot, une phrase contiennent des charges explosives, susceptibles de libérer leur énergie latente lorsque s'offre l'occasion, qui servira de détonateur.
Ce qui nous trahit aujourd'hui, c'est la petite phrase sortie de son contexte.
Quand on n'avait rien à manger à la maison, mon père disait : « Ce n'est rien, Dieu nous le rendra. » Et il nous l'a rendu au centuple. On n'était pas particulièrement croyants, mais la phrase nous donnait de l'espoir.
Parfois on dit : "On aurait presque pu... " Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
Qui retire le verbe de la phrase, elle perd son sens. Qui nie l'unité nie le nombre qui en est fait. Qui ne croit plus en Dieu, il ne croit plus à rien.
La phrase qui est inacceptable, c'est celle où je parle 'des gens qui ont réussi et de ceux qui ne sont rien'.
Je me sens bizarre, abandonné, flottant, comme un personnage dans une phrase que l'auteur ne finit pas.
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Ce n'est pas parce que l'on sort une grande phrase qu'on est un grand homme.
A l'origine n'est pas le mot, mais la phrase, une modulation. Ecoutez le chant des oiseaux !
Vous avez reçu un appel d'un numéro inconnu qui n'a pas laissé de message. Analyse cette phrase, ça c'est de l'info sérieux. La nana elle t'explique que y'a un mec, on sait pas qui c'est, il a appelé, il a rien dit ! Aaahlala !
Je comprends encore quelques mots dans la vie, mais je ne pense plus qu'ils fassent une phrase.
Je remercie l'écriture et le langage qui, malgré tant de trahisons, me sont jusqu'à la fin restés fidèles. Je remercie mes mots qui, pour la dernière fois, acceptent de former une phrase : " Vivre était une merveille, vivre est devenu une corvée, vivre est aujourd'hui nocif."
Un réécrivain est une machine qui reformule une phrase ou un paragraphe en modifiant la séquence de mots, en utilisant d'autres mots pertinents ou en ajoutant un contexte supplémentaire.
Je t'aime et tu feins de m'ignorer. Je veux croire que tu feins de m'ignorer ou plutôt non ta mimique est pleine d'allusions. La phrase la plus banale a des sous-entendus émouvants quand c'est toi qui m'adresses la parole.
C'est vrai que j'ai plutôt envie d'être dans la situation que dans la phrase ou l'adjectif. C'est plutôt la situation qui me porte.
Les mots, arriver à les foutre sur le papier. Y'a des fois en pleine trajectoire, à fond la caisse dans la phrase, t'éclates, tu déjantes, et cette foutue phrase cahote dans l'herbage pour finir comme une conne loin du rivage.
S'il est un homme tourmenté par la maudite ambition de mettre tout un livre dans une page, toute une page dans une phrase, et tout une phrase dans un mot, c'est moi.
Je ne pense pas que quiconque soit prêt pour la mort. Vous ne pouvez qu'espérer que quand elle approche, vous vous sentez comme vous avez dit ce que vous vouliez dire. Personne ne veut sortir à mi-phrase.
À ceux qui, inquiets, frustrés, oppressés, éructent contre le destin, les dieux, les démons, les princes, le triomphe de la masse et de la technique, je préfère ceux qui chuchotent, en passant, cette simple phrase : " Je ne sais plus où j'en suis. "
Le Québécois pense que la langue française est une langue du corps, une langue de la quotidienneté, et plus on la parle sous un mode naturel, plus on s'éloigne de l'hypocrisie de la grammaire, de l'hypocrisie de la singularité, de la phrase.
Il y a un rythme dans chaque phrase, donc une musique. Chaque syllabe y prend sa place. C'est un automatisme: quand je lis un texte, je ne lis pas, je le chante dans ma tête. C'est naturel, j'associe toute phrase à un tempo.