Celui-là, il veut montrer à son père comment faire des enfants.
Pour qui s'emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.
Il est si peu d'enfants à égaler leur père ; pour tant qui peuvent moins, combien peu peuvent plus !
Qui nous retrace dans le souvenir comment il a quitté le sein de son père et il s'est abaissé jusqu'à nous.
Le poète m'aide à faire le lien entre cette douleur qui me déchire et le subtil sourire de mon père.
Mon père est tellement amoureux de faire des films, et il est charismatique à ce sujet, qu'il est difficile d'être autour de lui sans vouloir faire des films.
Il y a deux types d'hommes : ceux qui cherchent leur père, et ceux qui cherchent à tuer leur père.
Compréhensif et magnanime, tel est le caractère officiel de la plus grande loque de père que la terre ait portée, de ce pater familias incarné dans sa peau de bique pelée et grelottant à l'idée que Folcoche pourrait surprendre notre tête-à-tête.
Quand la fille ou le garçon, par exemple, sont odieux ou impertinents avec leur mère, le père étant présent, c'est au père de leur dire : "Je ne permettrai à personne dans ma maison d'être odieux et irrespectueux avec ma femme."
Pour l'enfant, le père est un géant qui rapetisse à mesure que lui grandit.
Une fois n'est pas coutume : Formule d'absolution à l'usage des bourgeois. Tout va bien si la coutume n'est pas implantée. L'essentiel c'est de ne tuer son père qu'une fois.
Mon père disait : l'extase, c'est l'art qui peut la procurer, et l'amour aussi. Mon père disait: on ne peut pas être heureux, on peut être joyeux.
Plus on enseigne la démocratie au peuple, plus il se sent faible, semble-t'il, et il réclame un père fort pour le protéger.
Quand je me regarde dans le miroir, je ne vois pas mon père, je vois ma grand-mère. Pendant un moment, ce fut ma mère qui me regarda. Si seulement c'était mon père.
J'ai joué dans une pièce de théâtre, et ma mère m'avait cousu un tablier noir, et je jouais un cordonnier. Après ma représentation, mon père m'a remis mon premier Oscar: un cône de glace.
Le silence de grand-père, lui, était tranquille et dénué de colère, il ressemblait à un gros oreiller sur lequel on pose la tête.
Dans l'univers confus et moite, chaotique et charnel de l'effusion sentimentale, le père introduit de l'ordre, autrement dit le principe de réalité.
Pauvre je suis de ma jeunesse,De pauvre et de petite extrace.Mon père n'eut oncq grand richesse,Ni son aïeul, nommé Horace.Pauvreté tous nous suit et trace;Sur les tombeaux de mes ancêtres,Les âmes desquels Dieu embrasse !
Grand-père m'expliqua que notre secret n'aurait de valeur que si nous tenions nos promesses respectives. Il m'assura qu'il répondrait à mes lettres chaque semaine et qu'il mettrait ma photo sur la commode de sa chambre à côté de celles de grand-mère, de maman et de papa.
Être un père, être un ami, ce sont les choses qui me font sentir que j'ai réussi.
Ma mère et mon père ont toujours été très pudiques. A l'époque, ils avaient les défauts de notre métier. Ils pensaient surtout à leur boulot. De plus ma mère a écrit dans ses mémoires que je n'étais pas un enfant désiré. Je suis un garçon du hasard.
L'amour de l'aventure était dans le sang du père.
Les censures d'un père sont un remède agréable, l'utilité en surpasse l'amertume.
Toutes les femmes ont un père : cela veut dire que toutes les femmes sont condamnées au malheur.
Je n'ai jamais été honnête. Mon père est mort et je ne lui avais jamais dit : « Je suis gay ». Je savais ce que je l'étais, mais j'ai dû faire semblant de ne pas l'être pour éviter les coups.
J'ai une très forte éthique du travail et mon père m'a appris cela parce que mon père était un bourreau de travail, mais il avait toujours plus de temps pour nous.
Je me souviens quand j'avais 26 ans. Mon père est mort quand j'étais jeune et ma mère n'avait pas beaucoup d'argent, alors j'ai pensé: "Je veux avoir un appartement avant l'âge de 26 ans". J'ai donc travaillé dans ce sens, essayant littéralement de faire des économies. Mais parfois, ces plans ne vont pas comme prévu.
J'ai posé la question à ma mère : Michael Schumacher n'est pas mon père...
La femme est faible. Elle ne peut échapper seule à la perdition. Un homme doit l'aider. À défaut d'un père, d'un frère, d'un oncle, il lui faut un mari.
Ma mère était d'une extrême docilité, elle vivait dans la dévotion de mon père. C'est elle qui lui avait fait découvrir le Mexique, qui l'avait, peut-être, rendu un peu fou.
Rien de plus difficile que d'être père : héros, il écrase de sa gloire, salaud de son infamie, ordinaire de sa médiocrité. il peut être aussi un héros médiocre, un salaud touchant. Quoiqu'il fasse, il a tort : c'est trop ou pas assez.
Je crois que l'on devient ce que notre père nous a enseigné dans les temps morts, quand il ne se souciait pas de nous éduquer. On se forme sur des déchets de sagesse.
Pays de mes jeunes annéesLà où mon père est enterré.
Quand ma mère mourut, j'étais tout petit ;Quand mon père me vendit, je ne parlais pas.Je ne savais que crier : ramoneur, ramoneurEt alors je ramone vos cheminées et je dors dans la suie.
Un père trop proche, trop compréhensif, n'est pas forcément ce qu'il y a de plus rassurant pour une adolescente qui a besoin, même si elle s'y oppose, d'une autorité.
Je suis méditerranéenne. Mon père était corse et ma mère bordelaise. Les femmes de Bordeaux étaient habillées de noir et les femmes corses aussi. Quand il a fallu que je trouve quelque chose pour mettre sur mon dos, j'ai acheté un pantalon noir et un chandail noir.
Insensible à l'agitation habituelle à chaque nuit de la mousson, le père dormait tranquillement, également oublieux de ses espoirs, de ses malheurs, de ses amis et de ses ennemis ; et, à la lueur de chaque éclair, la fille, debout, immobile, parcourait avidement la large rivière d'un lourd regard inquiet.
Mon père a établi notre relation à l'âge de sept ans. Il m'a regardé et a dit : Tu sais, je t'ai amené dans ce monde et je peux t'en sortir. Et ça ne fait pas de différence pour moi, je vais en faire un autre comme toi.
Un vice unique, père de mes vertus : l'égoïsme.
Il n'est pas commun d'avoir un père talmudiste, philosophe, maître de la tradition et de la transmission. En un mot, il s'occupe de ce qui est essentiel dans l'existence humaine.
Un livre est quelqu'un ! C'est comme un père et son enfant, ils se tiennent par la main.
Mon père est un excellent cuisinier et je pense que j'ai hérité de son savoir. J'adore la nourriture et j'adore la cuisine en général. Je n'ai pas de menu en particulier, j'aime simplement faire des plats traditionnels qui, je l'espère, continuent à faire plaisir à mes proches.
Le dieu père est mort. Et l'Eglise est comme une vieille veuve qui fait du charme vainement à la jeunesse.
Dans la période où j'ai connu mon père il n'acceptait que des étudiants de piano avancés. Lorsque j'eus 9 ans (en 1933), il consentit pourtant à m'enseigner à partir du début.
Et quant à nos adversaires,Que paraisse pour eux le Vengeur, ô père,Qui tue ceux qui ont tué; c'est juste.
Mes parents l'ont écrit dans leur autobiographie : ils n'ont jamais désiré avoir un enfant. Ma mère, je l'ai surtout fait chier dans sa carrière. Avec mon père, j'ai eu des rapports agréables, mais plutôt copain-copain. Ils pensaient surtout à leur métier.
Ma passion, c'est mes gosses. Je suis un père goy avec des réflexes de mère juive.
On voit à peine son visage,Les malheureux n'ont l'air de rien,Son père dit qu'il n'a plus d'âge,Sa mère dit je l'aimais bien.
C'était un monde d'hommes. Ni les femmes ni les enfants n'y étaient acceptés. J'attendais avec impatience que mon père me prenne par la main pour me conduire dans ce monde d'hommes.
Une faïencerie installée là par des capitalistes anglais désireux de profiter de l'incroyable bon marché de la main-d'oeuvre me révolta : dégradation d'un peuple contraint à chauffer les fours par cette terrible température à une heure que, de père en fils, ils consacraient à la sieste !