Rappelez-vous que la liberté n'est belle que dans la mesure où l'on en fait bon usage.
Parfois, le sort chasse certaines personnes de notre vie, mais il en fait entrer d'autres, au moment où l'on s'y attend le moins. Dîtes vous qu'à partir de maintenant, il vous sera favorable. votre vie ne fait que commencer.
On ne se repose bien et on meurt content que là où l'on a vécu heureux.
Avec le temps, on ne vit plus que des sentiments mitigés : plus rien n'est plein, ni les bonheurs ni les malheurs ; toute chose à son ombre, qui s'allonge et où l'on pourra se reposer.
L'avenir est un inconnu à toutes les dimensions. Mais le passé est un abîme où l'on risque à chaque pas de s'anéantir si on ne réussit pas à faire taire les échos.
On s'aperçoit qu'on s'aime, le jour où l'on apprend qu'on ne pourra jamais plus s'aimer.
Un bon mariage serait celui où l'on oublierait, le jour, qu'on est amants, la nuit, qu'on est époux.
Le premier baiser est l'effleurement des lèvres de la rose par les doigts délicats de le brise où l'on entend la rose pousser un long soupir de soulagement et un et un doux gémissement.
L'union avec plus puissant que soi est un grand danger, sauf au moment où l'on est attaqué par un ennemi.
On n'est jamais vraiment vaincu que le jour où l'on croit l'être.
C'est au moment où l'on rejette tous les principes qu'il convient de se munir de scrupules.
C'est étrange comme on se sent tiré vers l'avant sans savoir d'abord où l'on va.
Le commencement et le déclin de l'amour se font sentir par l'embarras où l'on est de se trouver seuls.
En amour, il n'y a ni vice ni vertu. C'est un combat où l'on sort toujours à la fois vainqueur à la fois vaincu. Mais ce qu'il y a de plus terrifiant lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver.
Lycée. 1/ Ecole antique où l'on s'entretenait de philosophie. 2/ Ecole moderne où l'on discute de football.
Nous vivons une époque où l'on se figure qu'on pense dès qu'on emploie un mot nouveau.
La couche nuptiale est l'asile des soucis ; c'est le lit où l'on dort le moins.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
Le meilleur des mondes n'est pas celui où l'on obtient ce que l'on désire, mais un monde où l'on désire quelque chose.
Quand on se replie sur soi-même, on risque fort de ne plus voir où l'on va.
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
Le théâtre n'est pas un musée où l'on peut s'attarder devant un tableau qu'on aime.
L'âge mûr est celui où l'on ne se couche plus uniquement pour ne pas dormir.
Le cimetière est un jardin où l'on vient apporter des fleurs une fois par an.
L'important, ce n'est pas le lieu où l'on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est.
La fortune est le nom que prend l'argent à partir du moment où l'on en a assez pour ne plus en avoir besoin.
L'amour est une drôle d'arithmétique où l'on poursuit le rêve de ne faire qu'un en étant deux, et où c'est en étant deux qu'on est le plus seul...
Il arrive toujours ce moment où l'on ne se reconnaît plus dans le miroir à force de vivre sans reflet.
Nous avons beaucoup d'écrits où l'on se refuse à convenir qu'il existe un Dieu. Mais nul athée, tant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.
On ne va jamais si loin que lorsque l'on ne sait pas où l'on va.
Il semble que la psychanalyse soit la troisième de ces professions impossibles où l'on peut d'avance être sûr d'échouer, les deux autres, depuis bien plus longtemps connues, étant l'art d'éduquer les hommes et l'art de gouverner.
Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l'on en a le plus besoin ?
Le lit, c'est là où commence et finit l'humanité, c'est là où l'on s'aime, où l'on souffre, où l'on refait sa force et où l'on meurt.
Je voudrais voir les femmes à la hauteur de l'amour qu'elles m'inspirent - avant d'arriver à cet âge où l'on peut encore sentir l'amour, mais où on ne l'inspire plus.
Il est certain qu'il y a des circonstances où l'on est forcé de suppléer à l'ongle du lion, qui nous manque, par la queue du renard.
On garde peu de remords des fautes où l'on prit peu de joie.
La patrie est là où l'on nous aime.
Si l'on connaît le point faible de quelqu'un on peut le mener où l'on veut.
Aujourd'hui, personne ne se distingue de rien, à commencer par les hommes politiques. Journalistes, acteurs, pareil. On ne vit pas dans un monde où l'on peut se distinguer.
S'il existe bien des pays pour gagner sa vie, la France est, tout compte fait, celui où l'on dépense le mieux.
La bonté des humains n'est qu'apparences. Derrière elles, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide. Où l'on ne peut vivre.
L'université est une matrice où l'on se sent mal à l'aise, mais où règne une certaine sécurité.
Il y a des moments où l'on ne peut s'empêcher de faire des bêtises : cela s'appelle l'enthousiasme.
Ah ! pourquoi faut-il se quitter, au moment où l'on a tant besoin de s'aimer ?
Le travail est partout où l'on ne fait rien de sa vie.
Il y a des moments où l'on en veut à mort à toutes les jeunes filles qu'on rencontre, parce qu'elles ne vous jettent pas leur coeur et 20.000 livres de rentes.
Depuis toujours, surtout en France où l'on a couronné Voltaire, enterré Hugo comme un roi, canonisé Proust et enrôlé Gide, Camus, Malraux, Sartre et Mauriac comme directeurs de conscience, le respect admiratif pour l'écrivain est resté vivace.
J'ai pardonné à ceux qui m'ont fait souffrir mais je n'ai pas oublié et je ne suis pas encore arrivée au point où l'on peut regarder avec tendresse les souffrances subies.
On aime non dans la mesure où l'on possède mais dans la mesure où l'on attend.