Souvent on cesse de se jouer la comédie dès qu'on en devient conscient.
On n'accueille pas invariablement avec joie la présence d'une femme, même lorsqu'on en est amoureux.
Le talent suprême est de faire croire qu'on en a.
On en apprend plus sur ses enfants une fois qu'ils ont quitté la maison.
Tout le secret de l'art est peut-être de savoir ordonner des émotions désordonnées, mais de les ordonner de telle façon qu'on en fasse sentir encore mieux le désordre.
Le dépaysement, soit, pourvu qu'on en contrôle ses entrées et ses sorties.
Je me suis toujours méfié de l'agitation mais je l'ai entretenue dans mon coeur, et l'on en retrouve la flamme dans mes arabesques.
Les femmes, c'est comme la culture, moins on en a, plus on en parle...
C'est trop aimer quand on en meurt.
On est toujours persuadé qu'il n'y a qu'une personne au monde à aimer et on en trouve une autre pourtant un jour. Et ça à l'air dingue de s'être autant inquiété pour ça au début.
Tombe-t-on en amitié comme on tombe en amour ?
Plus on en donne, moins les gens travailleront pour eux-mêmes, et moins ils travailleront, plus leur pauvreté augmentera.
Rappelez-vous que la liberté n'est belle que dans la mesure où l'on en fait bon usage.
Quoi qu'on en dise, le catholicisme est encore la forme la plus acceptable de l'indifférence religieuse.
La véritable forme du sentiment, ce n'est pas la conscience qu'on en a, mais l'action qu'on en tire.
Si on avait autant de légèreté sur la perception des réalités physiques ou biologiques que celle dont on fait preuve à propos des réalités socio-humaines, on en serait encore à l'âge de pierre.
On s'habitue à la prison de son enfance. Et même une fois qu'on en a ouvert la porte, on a toujours peur d'y revenir et que la porte se referme d'un coup.
On est toujours ingrat pour le don du nécessaire, jamais pour le don du superflu. On en veut à qui vous donne le pain quotidien, on est reconnaissant à qui vous donne une parure.
Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de choses, quand on en a, mourir c'est trop.
Nous voulons tellement manquer de temps qu'il est devenu ringard de laisser paraître qu'on en a.
- Jack c'est un travail délicat. - Oh ce n'est pas ce qu'on en pensait à Paris. - À Paris ? Vous voyagez beaucoup, pour un pauvre... Heu, enfin une personne au moyens limités. - Oh un garçon pauvre vous pouvez le dire !
Si les singes avaient le talent des perroquets, on en ferait volontiers des ministres.
Si l'on en fait un absolu, l'égalité est une absurdité puisqu'elle est radicalement étrangère à la nature.
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé.
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
A force de prendre dans la huche sans rien y mettre, on en trouve bientôt le fond.
Rien ne ressemble plus à la mort que la peur qu'on en a.
La sécurité a du bon... la lutte aussi, surtout quand on en sort vainqueur.
Les lois sont comme les proverbes : on en trouve toujours une qui justifie la violation de l'autre.
Casino : Pour qu'il n'y ait pas confusion entre les enseignes, les grandes surfaces ferment à l'heure où ouvrent les établissements de jeux. Dans le premier cas, on en repart les poches vides et le Caddie plein. Dans le second, pas plus riche mais condamné à mourir de faim.
Divorcer, c'est comme être renversé par un camion. Si on en réchappe, on regarde bien à gauche et à droite avant de s'engager de nouveau.
Il y a une synthèse quand, en y combinant des jugements qui nous sont connus à partir de simples rejets, on en déduit des jugements qui reviennent à des conditions plus compliquées.
La fortune est le nom que prend l'argent à partir du moment où l'on en a assez pour ne plus en avoir besoin.
Le premier de l'an : jour navrant quand on n'a pas de famille, odieux lorsqu'on en a.
Un mal est moins douloureux quand on en connaît la cause.
On n'a pas raison de tenir rigueur à quelqu'un d'un mauvais conseil quand on en accepte un bon pour rien. C'est comme en affaires : vous partagez dans les profits à condition de supporter les pertes.
On n'aime plus lorsque les sacrifices coûtent ; on aime peu lorsqu'on s'aperçoit qu'on en fait.
Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l'on en a le plus besoin ?
De la provocation je crois qu'on en a besoin pour sortir un peu de la masse.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Devoirs : les autres en ont envers vous, mais on en n'a pas envers les autres.
Un état chancelle quand on en ménage les mécontents. Il touche à sa ruine quand on les élève aux premières dignités.
La bonté, cela existe, et la preuve est qu'on en rit.
Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.
Ce qui est dommage avec les dictionnaires, c'est que quand on en a lu un, on les a tous lus.
Le moment heureux pour le cinéma, c'est presque avant qu'on en fasse.
« "Si t'es végétarien, t'es quelqu'un de bien, dans le cas contraire t'es une mauvaise personne."Or, pour moi, devenir végétarien lorsque l'on mange peu de viande ou limiter considérablement sa consommation de viande lorsqu'on en mange beaucoup, c'est la même chose. L'effort est identique.
L'argent n'a jamais rendu l'homme heureux, et il ne le fera pas non plus, il n'y a rien dans sa nature pour produire le bonheur. Plus on en a, plus on en veut.
Oubli : une éponge qu'on ne trouve jamais quand on en a besoin.
Le socialisme est comme la morphine : on en prend d'abord par curiosité, pour adoucir une légère douleur, et fatalement, on augmente la dose.