Les femmes, c'est comme la culture, moins on en a, plus on en parle...
On n'accueille pas invariablement avec joie la présence d'une femme, même lorsqu'on en est amoureux.
L'Académie française, c'est comme la prostate : elle fait rire quand on en parle. Personne n'a jamais été fichu de savoir à quoi elle servait exactement, mais sur le tard, elle finit toujours par devenir pour tous les hommes un besoin pressant.
On en apprend plus sur ses enfants une fois qu'ils ont quitté la maison.
On est toujours persuadé qu'il n'y a qu'une personne au monde à aimer et on en trouve une autre pourtant un jour. Et ça à l'air dingue de s'être autant inquiété pour ça au début.
Si on avait autant de légèreté sur la perception des réalités physiques ou biologiques que celle dont on fait preuve à propos des réalités socio-humaines, on en serait encore à l'âge de pierre.
A force de chercher de bonnes raisons, on en trouve ; on les dit ; et après on y tient, non pas tant parce qu'elles sont bonnes que pour ne pas se démentir.
Quoi qu'on en dise, le catholicisme est encore la forme la plus acceptable de l'indifférence religieuse.
Tout le secret de l'art est peut-être de savoir ordonner des émotions désordonnées, mais de les ordonner de telle façon qu'on en fasse sentir encore mieux le désordre.
Rappelez-vous que la liberté n'est belle que dans la mesure où l'on en fait bon usage.
La véritable forme du sentiment, ce n'est pas la conscience qu'on en a, mais l'action qu'on en tire.
Plus on en donne, moins les gens travailleront pour eux-mêmes, et moins ils travailleront, plus leur pauvreté augmentera.
On s'habitue à la prison de son enfance. Et même une fois qu'on en a ouvert la porte, on a toujours peur d'y revenir et que la porte se referme d'un coup.
En amour, comme à la table, si l'on en croit la faculté, diversité de mets peut nuire à la santé.
On est toujours ingrat pour le don du nécessaire, jamais pour le don du superflu. On en veut à qui vous donne le pain quotidien, on est reconnaissant à qui vous donne une parure.
Si les singes avaient le talent des perroquets, on en ferait volontiers des ministres.
Tombe-t-on en amitié comme on tombe en amour ?
Nous voulons tellement manquer de temps qu'il est devenu ringard de laisser paraître qu'on en a.
Si l'on en fait un absolu, l'égalité est une absurdité puisqu'elle est radicalement étrangère à la nature.
Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de choses, quand on en a, mourir c'est trop.
C'est trop aimer quand on en meurt.
- Jack c'est un travail délicat. - Oh ce n'est pas ce qu'on en pensait à Paris. - À Paris ? Vous voyagez beaucoup, pour un pauvre... Heu, enfin une personne au moyens limités. - Oh un garçon pauvre vous pouvez le dire !
Un mal est moins douloureux quand on en connaît la cause.
Rien ne ressemble plus à la mort que la peur qu'on en a.
Le premier de l'an : jour navrant quand on n'a pas de famille, odieux lorsqu'on en a.
Devoirs : les autres en ont envers vous, mais on en n'a pas envers les autres.
Casino : Pour qu'il n'y ait pas confusion entre les enseignes, les grandes surfaces ferment à l'heure où ouvrent les établissements de jeux. Dans le premier cas, on en repart les poches vides et le Caddie plein. Dans le second, pas plus riche mais condamné à mourir de faim.
Ce qui est effrayant dans la mort de l'être cher, ce n'est pas sa mort, c'est comment on en est consolé.
Divorcer, c'est comme être renversé par un camion. Si on en réchappe, on regarde bien à gauche et à droite avant de s'engager de nouveau.
La sécurité a du bon... la lutte aussi, surtout quand on en sort vainqueur.
Les lois sont comme les proverbes : on en trouve toujours une qui justifie la violation de l'autre.
Ce qui est dommage avec les dictionnaires, c'est que quand on en a lu un, on les a tous lus.
On en connaît même qui, parce qu'ils sont habillés en hommes de gauche, sont devenus ministres socialistes.
On n'aime plus lorsque les sacrifices coûtent ; on aime peu lorsqu'on s'aperçoit qu'on en fait.
A force de prendre dans la huche sans rien y mettre, on en trouve bientôt le fond.
On n'a pas raison de tenir rigueur à quelqu'un d'un mauvais conseil quand on en accepte un bon pour rien. C'est comme en affaires : vous partagez dans les profits à condition de supporter les pertes.
La bonté, cela existe, et la preuve est qu'on en rit.
Un état chancelle quand on en ménage les mécontents. Il touche à sa ruine quand on les élève aux premières dignités.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
La fortune est le nom que prend l'argent à partir du moment où l'on en a assez pour ne plus en avoir besoin.
Dans le monde, on cache le ciel et l'enfer : le ciel, parce que si on en connaissait la beauté on voudrait y aller à tout prix ; l'enfer, parce que si on en connaissait les tourments, on voudrait les éviter coûte que coûte.
Oubli : une éponge qu'on ne trouve jamais quand on en a besoin.
Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l'on en a le plus besoin ?
De la provocation je crois qu'on en a besoin pour sortir un peu de la masse.
Il y a une synthèse quand, en y combinant des jugements qui nous sont connus à partir de simples rejets, on en déduit des jugements qui reviennent à des conditions plus compliquées.
« "Si t'es végétarien, t'es quelqu'un de bien, dans le cas contraire t'es une mauvaise personne."Or, pour moi, devenir végétarien lorsque l'on mange peu de viande ou limiter considérablement sa consommation de viande lorsqu'on en mange beaucoup, c'est la même chose. L'effort est identique.
Les ennuis, c'est comme le papier hygiénique, on en tire un, il en vient dix.
Le moment heureux pour le cinéma, c'est presque avant qu'on en fasse.
Les quartiers populaires sont la jeunesse de notre pays, on en a absolument besoin.