Le sommeil diurne est comme le péché de la chair: plus on en a eu, plus on le voudrait, cependant qu'on se sent malheureux, rassasié et insatiable en même temps.
Quand on obtient d'une chose ce qu'on en attendait, on n'en demande pas plus.
Moins on a de vrais problèmes, plus on en a de faux.
Tous les mariages sont des accidents dangereux mais on en réchappe.
La gloire n'est un bien qu'autant qu'on en est digne.
La Tombe est une boîte où l'on en place une autre.
On tient d'autant plus aux honneurs qu'on en est moins digne.
Des chansons, j'en ai écrit un paquet. On en connaît seulement quelques-unes.
Quand on vit enfin, on ne réfléchit pas sur ce qu'on vit : on en profite tout simplement. Le questionnement vient après, une fois que le corps s'est délesté de sa fureur de vivre.
Grandir n'apporte qu'une chose : l'indépendance. Et l'indépendance on en rêve. Parfois nous arrivons à l'acquérir en nous servant des autres et parfois c'est en étant avec l'être que nous la trouvons. Certaines personnes vont jusqu'à monnayer leur indépendance et le prix peut être très élevé.
On ne vit pas de ce que l'on gagne, mais de ce que l'on en fait.
Les hommes sont si différents. Peu importe ce qu'on en dit, c'est vraiment leur ambition qui passe au-dessus de tout le reste, alors que les femmes cherchent toujours le truc qui les fera se sentir un être complet, pas l'attribut de quelqu'un, pas un accessoire.
Cher Adso, il ne faut pas multiplier les explications et les causes sans qu'on en ait une stricte nécessité.
Après tout, on vit à l'époque du kleenex. On fait avec les gens comme avec les mouchoirs, on froisse après usage, on jette, on en prend un autre, on se mouche, on froisse, on jette.
On assistait là à une de ces séances plaisantes, comme on en voit aux veillées lorraines, où les filles et les garçons échangent des facéties et des bouts rimés. C'était une véritable séance de daïe, où François daïait la religieuse.
Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l'on sait que c'est une drogue, l'affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.
On se fait des amis et on en perd, mais on accumule les ennemis.