L'homme est un animal qui du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce a besoin d'un maître. Or ce maître, à son tour, est tout comme lui un animal qui a besoin d'un maître.
L'homme est le seul animal qui rougisse ; c'est d'ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose.
La coquille de l'homme est la femme, car c'est par elle qu'il entre dans le monde, et la coquille de la femme est la femme car elle naît de la femme.
L'homme est pleinement homme dans le citoyen.
L'homme est plus intéressant que les hommes ; c'est lui et non pas eux que Dieu a fait à son image. Chacun est plus précieux que tous.
L'homme est aussi un microbe têtu.
La pensée agit sur le corps d'une manière inexplicable ; l'homme est peut-être la pensée du grand corps de l'univers.
Etre homme, c'est tendre à être Dieu ; ou, si l'on préfère, l'homme est fondamentalement désir d'être Dieu.
L'homme est un animal qui fait des affaires. Un chien n'échange pas son os contre celui d'un autre.
L'homme est la perfection de l'Univers, l'esprit est la perfection de l'homme, l'amour est la perfection de l'esprit, et la charité est la perfection de l'amour.
L'homme est un animal singulier. Il a reçu le don de la parole, mais l'abrite souvent sous des précautions oratoires plus ou moins subtiles. «En tout état de cause», «en revanche», «en même temps» précèdent alternativement ce qu'il va dire. [...] ► Lire la suite
L'homme est la créature qui, pour affirmer son être et sa différence, nie.
Le désir de l'homme est brutal et sommaire. Celui de la femme rusé et lent, comme venant de plus loin.
L'homme est principalement une puissante d'action, la femme une puissance de fascination.
L'homme est comme une horloge. Il se remonte par la nourriture deux ou trois fois par jour.
L'homme est bête sans argent.
L'homme est inconsolable parce qu'il sait qu'il va mourir dans peu de temps, la femme est inconsolable parce quelle sait qu'elle est née il y a longtemps.
L'homme est un pauvre être mis sur cette terre pour embêter les autres hommes.
Puisque l'homme est mortel, la seule immortalité possible pour lui est de laisser quelque chose après lui qui puisse être immortel.
L'homme est un animal transformé par la raison et uni à l'humanité.
L'homme est une créature capable de choix. C'est cela même qui le distingue des autres créatures et qui le définit.
L'homme prie pour obtenir le mal, comme il prie pour le bien. L'homme est toujours trop pressé.
L'homme est un animal raisonnable à qui la raison sert surtout à déraisonner.
La vocation de l'homme est de prendre racine comme le chêne et non de voltiger comme le papillon.
L'homme est emprisonné par sa conscience.
Pour être né, l'homme est condamné à vivre jusqu'à ce que mort s'ensuive !
L'homme est un puits où le vide toujours Recommence
L'homme est seul et son agressivité vient de cette solitude.
L'homme est un animal domestique, c'est pourquoi il est à ce point corrompu.
L'homme est une victime du conditionnement des âmes, des sanctions et des permissions.
L'homme est le seul animal adulte qui tète sa femelle.
L'homme est un animal qui ne peut être endoctriné que par la cruelle expérience.
L'homme est sujet à l'erreur. Mais s'il veut vraiment commettre la gaffe absolue, alors là, il lui faut un ordinateur.
L'homme est de feu, la femme d'étoupe, le diable arrive et souffle.
Plus l'homme est bête et mieux son cheval le comprend.
L'état de l'homme est de n'être jamais satisfait ou de ne l'être que pour un temps très bref.
On apprend tous les jours que l'homme est superflu.
Le monde est un chaudron, l'homme est la cuillère qu'on y trempe.
La ruse de l'homme est grande, mais celle de la femme est plus profonde.
Le propre de l'homme, est d'aimer même ceux qui l'offensent.
Songez qu'on n'arrête jamais de se battre et qu'avoir vaincu n'est trois fois rien Et que tout est remis en cause du moment que l'homme de l'homme est comptable.
L'homme est ce qu'il croit.
L'homme est une bête féroce, par elle-même apprivoisée.
Le destin de l'homme est la conséquence de sa conduite.
C'est par l'étude de son âme que l'homme est d'abord averti de sa grandeur.
L'homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée.
L'homme est un animal enfermé à l'extérieur de sa cage. Il s'agite hors de soi.
Depuis des siècles, l'homme est victime d'un paradoxe : il cherche le métal précieux qui le libérera, et pourtant il reste son prisonnier.
L'homme est un animal qui lève la tête au ciel et ne voit que les araignées du plafond.
L'homme est à inventer chaque jour.