L'homme est sujet à l'erreur. Mais s'il veut vraiment commettre la gaffe absolue, alors là, il lui faut un ordinateur.
Pour chaque homme qui a réussi, il y en aura toujours un autre qui dira : "J'étais à l'école avec lui !"
Un homme qui hurle est un homme qui a perdu le contrôle.
Un juste est un homme qui dérange, un homme qu'on finit par crucifier.
La femme la plus sotte peut mener un homme intelligent ; mais il faut qu'une femme soit bien adroite pour mener un imbécile.
Si féministe, ça veut dire que les humains sont tous égaux, alors oui je suis une salope de féministe.
Un homme endure le malheur sans se plaindre.
On ne peut vaincre la nature qu'en lui obéissant.
Quand on veut tuer quelqu'un, on n'est pas moins exposé à être tué que celui que l'on veut tuer.
On ne joue pas avec l'amour sinon, c'est lui qui se jouera de nous.
La constance dans l'amour est une bonne chose ; mais cela ne veut rien dire, et n'est rien, sans constance dans toutes sortes d'efforts.
Un fou (...) c'est un homme dangereux ; et par conséquent un homme heureux est sage.
La culpabilité est un affligeant pouvoir... Vous pouvez essayer de lui tourner le dos mais c'est alors qu'il se glisse derrière vous et vous mange !
Un coeur qui veut aimer, et qui sait comme on aime n'en demande jamais licence qu'à soi-même.
Pour l'athée, l'hypothèse de l'existence de Dieu n'est pas à retenir : celle de l'existence du diable reste à considérer. En tout cas des deux hypothèses la deuxième lui paraîtra la moins déraisonnable.
Un homme intelligent arrive toujours à résoudre un théorème, pas toujours à réussir un poème.
Un socialiste est un homme qui ne fait aucune différence entre une canne et une ombrelle parce que toutes les deux tiennent dans un porte-parapluies.
Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur !
Quand un vieil homme épouse une jeune femme, il doit s'attendre à tout ; mais quand une vieille femme prend un jeune mari, elle ne doit s'attendre à rien.
Ayant été son apôtre, hélas ! ayant travaillé et souffert assez longtemps pour qu'il devint un chrétien, l'excessive médiocrité de sa nature exigeât que je fusse payé aussitôt de la plus affreuse ingratitude et que je contemplasse en lui le plus extraordinaire avortement de la grâce.
Qu'est notre imagination, comparée à celle d'un enfant qui veut faire un chemin de fer avec des asperges ?
Un juge est plus et moins qu'un homme ; il est moins qu'un homme, car il n'a pas de cÏur ; il est plus qu'un homme, car il a le glaive.
Quand un homme et une femme ont une passion irrésistible l'un pour l'autre, il me semble, malgré de tels obstacles qui les séparent en tant que parents ou mari, qu'ils s'appartiennent au nom de la nature et qu'ils sont amants de droit divin, malgré les conventions humaines ou les lois.
Si un homme de l'âge de pierre avait dû réfléchir sur un sourire, cela l'aurait exténué.
Un effronté de bouc vint voir une vipère cornue couchée sous un arbre et lui demande : "De quoi vis-tu toi qui est toujours à la même place ?" - "Je vis de ce qui passe à ma portée et surtout de patience."
Le cerveau russe est humide, il ne flambe pas du feu de l'intelligence, et quand tombe en lui l'étincelle du savoir, il fume et s'éteint.
Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l'étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d'où provient le besoin de lui attribuer une cause.
La femme n'était-elle pas la honte et la perdition, une créature de dégoût, de péché et de terreur, devant laquelle tremblent les saints ?
Le sport n'est pas un objet de luxe, une activité d'oisif non plus qu'une compensation musculaire du travail cérébral. Il est pour tout homme une source de perfectionnement interne éventuel non conditionnée par le métier. il est l'apanage de tous au même degré sans que son absence puisse être suppléée.
Je déteste l'expression "mon livre" : j'y vois le propre d'une vanité par laquelle un sujet se pare des qualités que lui confèrent les autres en tant qu'il est lui-même un Autre.
La beauté est relative. Le plaisir, la joie, ou la douleur même illumine le visage et lui donne un genre de beauté qui vient de l'intérieur.