L'être qu'on peut nommer n'est pas l'être suprême.
En dépit de toute protestation de sympathie, l'être, dans sa chair, souffre toujours solitairement, et c'est aussi pourquoi la guerre est possible...
Après tout, l'antagonisme fait saillir l'être.
Un amant est un homme qui essaie d'être plus aimable qu'il ne lui est possible de l'être.
Beaucoup seraient sages s'ils ne croyaient pas l'être.
Je suis athée, autant qu'on peut l'être et je fais tout ce qu'il me plaît de faire. J'ai horreur des pauvres, j'exècre la douleur et j'aime mieux une mauvaise conscience qu'une mauvaise dent.Je me moque de votre Dieu sanglant et n'ai que faire des absolutions que vous prodiguez aux petites bonnes gens de ce village.
Les imbéciles ont toujours été exploités et c'est justice. Le jour où ils cesseraient de l'être, ils triompheraient, et le monde serait perdu.
Et, longtemps après que la relation amoureuse s'est apaisée, je garde l'habitude d'halluciner l'être que j'ai aimé: parfois, je m'angoisse encore d'un téléphone qui tarde, et, à chaque importun, je crois reconnaître la voix que j'aimais: je suis un mutilé qui continue d'avoir mal à sa jambe amputée.
L'être, pour Fouquet, comme pour Chardin, ou Degas, est d'abord ce que l'on précise. Il y a cette sorte de mystère qu'un dessin nu traduit mieux que toute emphase.
L'être qui doit son origine à la procession transitive, extérieure, diffère nécessairement de l'être dont il dérive; mais quand il tient l'existence de la procession intellectuelle, immanente, il n'en diffère pas; bien plus, il forme avec son principe une unité d'autant plus étroite que la procession est plus parfaite.
Nous sommes tous à la recherche de l'être unique qui est fait pour nous. Mais lorsque l'on a eu un certain nombre de liaisons, on commence à se douter que la personne idéale n'existe pas, mais qu'il existe plutôt une variété d'imperfections.
Il est difficile d'estimer quelqu'un comme il veut l'être.
Toute forme créée a l'être, mais n'est pas son être.
A chaque instant, je trouve de l'espace pour l'Être : au coeur de chaque pensée, de chaque parole, de chaque mouvement, de chaque action.
Il faut rendre à l'être humain, standardisé par la vie moderne, sa personnalité... Nous devons briser les cadres de l'école, de l'usine, et du bureau, et rejeter les principes même de la civilisation technologique.
C'est si dur, à la fois, d'être et vivre ! Mais, l'être doit être au plus près de ce qui est que de ce qu'il est.
Entre l'amour de soi jusqu'à l'éviction du reste (narcissisme) et la volonté d'abolition de soi dans ses expressions les plus variées, entre l'absolu de l'être et l'être rien, peut-être n'aurons-nous plus jamais fini de balancer.
Le drame, c'est parfois d'être seul ; le plus souvent, c'est de ne pas l'être.
Pour vivre heureux, il faut admettre que l'être humain est fondamentalement bête.
Les vrais jaloux n'ont, vu de l'extérieur, aucune raison rationnelle de l'être. Ils le sont, voilà tout. Sans rime ni raison. C'est une calamité. Un poison. Ils sont intoxiqués par ce poison.
- Qu'est ce qu'il y'a t'as avalé un pitt bull ou quoi ? - Non c'est mon fils qui est en train d'avaler du cannabis ! J'te jure être mère c'est une tragédie ! - Ça c'est ce qu'on dit quand on a la chance de l'être...
Dûment entraîné, l'être humain peut arriver à être le meilleur ami du chien.
Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être.
L'abstraction même du bonheur explique sa séduction et l'angoisse qu'il génère. Non seulement nous nous méfions des paradis préfabriqués mais nous ne sommes jamais sûrs d'être vraiment heureux. Se le demander, c'est déjà ne plus l'être.
Il est beau de faire des ingrats ; il est infâme de l'être.
Par conséquent, la question importante du sens de l'être n'est pas : pourquoi y a-t-il quelque chose et non rien - question leibnizienne tant commentée par Heidegger - mais : est-ce que je ne tue pas en étant ?
Il n'y a d'universel que ce qui est assez bête pour l'être.
Ce qu'on dit à l'être à qui on dit tout, n'est pas la moitié de ce qu'on lui cache.
On se prend toujours de passion pour l'être qu'a choisi d'aimer la personne qu'on aime.
Il n'y a point de mal à voir ce que les gens nous montrent. Ce n'est point moi qui ai tort de vous trouver coquette ; c'est vous qui avez tort de l'être.
J'ai appris à être moi-même - à l'être exclusivement -, et à tenir à distance tous ceux qui, nourris de préjugés, tenteraient d'interférer dans ma vie. Faites de même. Soyez toujours vous-même.
Vous ne voulez pas penser que quelque chose pourrait être raciste, mais cela pourrait l'être, parce que votre instinct vous dit que ça l'est.
Les critiques dramatiques sont aussi creux qu'il est possible de l'être sans s'écrouler physiquement.
Ce qui me paraît être le terme de mes débordements sexuels : une incandescence géométrique (entre autres, point de coïncidence de la vie et de la mort, de l'être et du néant) et parfaitement fulgurante.
Un riche ne l'est jamais assez pour consentir à l'être un peu moins.
Johnny, humainement, je le respectais, je l'aimais bien et je crois que c'était réciproque, mais je n'étais pas son ami comme pouvaient l'être Eddy Mitchell ou Jacques Dutronc, ses copains d'école, de bande, de bringue...
L'être ou le néant, voilà le problème.
Pourquoi y a-t-il de l'être et non pas rien ? Pourquoi cet être a-t-il des tendances ? Questions absurdes, mais surtout questions déplacées dans un monde où la causalité n'est que mirage : le monde est muet.
Grandir n'apporte qu'une chose : l'indépendance. Et l'indépendance on en rêve. Parfois nous arrivons à l'acquérir en nous servant des autres et parfois c'est en étant avec l'être que nous la trouvons. Certaines personnes vont jusqu'à monnayer leur indépendance et le prix peut être très élevé.
Nous avons beau faire, nous ne pouvons pas être absolument naturels, et nous n'avons pas grand avantage à l'être.
La France ? Une nation de bourgeois qui se défendent de l'être en attaquant les autres parce qu'ils le sont.
Mon livre doit être écrit dans l'ivresse d'une émotion qui rende inutile l'exercice de la volonté. C'est le fruit d'une région de l'être ou l'émotion triomphe.
Dans ma chambre, je me suis éclatée en enfilant une marinière et un jean hyper serré. Il devrait l'être, je l'ai porté pendant deux heures et demie dans un bain brûlant.