Nous devons être vulnérables en tant qu'acteurs, mais nous devons nous protéger.
Ceux qui se tiennent debout et qui ont une dignité de comportement, passent pour être de redoutables savonaroles, alors que nous ne sommes que des Français qui voulons rester fidèles à leurs traditions nationales et spirituelles.
Un roman devrait être écrit pour être lu par hommes et femmes, indistinctement.
Le mal et le bien, aux origines, cela a dû être ce qui faisait plaisir ou non.
Je dirige certainement avec confiance même si je ne suis pas confiant. J'ai appris très tôt en tant qu'acteur que la confiance peut être truquée, et ce n'est pas toujours une chose terrible à faire. Souvent, si les gens se sentent en confiance, ils sont confiants.
Grandir n'apporte qu'une chose : l'indépendance. Et l'indépendance on en rêve. Parfois nous arrivons à l'acquérir en nous servant des autres et parfois c'est en étant avec l'être que nous la trouvons. Certaines personnes vont jusqu'à monnayer leur indépendance et le prix peut être très élevé.
D'être né en 1945, après que des villes furent détruites et que des populations entières eurent disparu, m'a sans doute rendu plus sensible aux thèmes de la mémoire et de l'oubli.
Il est facile d'être une sainte quand la lèpre nous sert d'appoint
Les acteurs devraient être intemporels et impersonnels.
Quel que puisse être l'avenir de Dieu, nous ne pouvons pas oublier son passé.
Non : Ce mot n'existe pas dans la langue japonaise. Il est trop douloureux pour être prononcé tel quel. Alors on use de tous les stratagèmes pour le faire comprendre sans le dire.
Je ressens toujours d'une façon poignante, le fait que souvent j'écris pour être aimé. Au fond, peut-être même parfois de tel ou tel. Et en même temps, je sais très bien que cela ne se produit jamais, qu'on n'est jamais vraiment aimé pour son écriture.
Aucun d'entre nous ne veut être en eaux calmes toute sa vie.
Peut-être que le dessin est un moyen de me montrer que je suis vachement courageux. On n'hésite pas dans ce métier à se fritter parfois avec des gens très méchants et dangereux.
Les écrivains ne sont pas tout à fait des personnes. Ou alors, s'ils ont du talent, ils sont tout un tas de gens à la fois qui s'efforcent d'être une seule personne.
Il ne faut ni être craint des petits, ni méprisé des grands
Les femmes, par nature, veulent être dominées.
Ce qui est grave dans un ménage, c'est que l'un des deux époux aime et l'autre n'aime pas. Mais s'ils ne s'aiment ni l'un, ni l'autre, ils peuvent être heureux.
Les hommes sont si différents. Peu importe ce qu'on en dit, c'est vraiment leur ambition qui passe au-dessus de tout le reste, alors que les femmes cherchent toujours le truc qui les fera se sentir un être complet, pas l'attribut de quelqu'un, pas un accessoire.
Ame : On râle souvent d'être obligé de la rendre et son départ nous laisse pourtant froid.
Nous devons être les auteurs de l'histoire de notre époque.
L'ambition doit être faite de choses plus sévères.
Fernandel il voulait toujours être de face, ils ne voulait pas que ses partenaires soient de face.
J'avais l'habitude de prendre les personnes pour des otages dans mes relations et de ne pas laisser les gens être indépendants. Cela finissait toujours par un désastre, parce que vous enlevez l'identité des gens et ils finissent par être pleins de ressentiment.
Nous avons beau faire, nous ne pouvons pas être absolument naturels, et nous n'avons pas grand avantage à l'être.
Est-ce qu'il n'y aurait pas quelque chose à dire en faveur des hommes ordinaires, si maltraités dernièrement ? La force la plus grande n'est-elle pas du côté de la médiocrité opiniâtre ? Et est-ce que l'homme doit être davantage qu'un homme du peuple ?
Pour écrire, il faut d'abord être.
Une chanson peut être comme une prière. Toutes les choses que l'on a vécues ou pas vécues, que l'on garde en soi, que d'habitude on retient, ces mémoires indicibles trouvent soudain un passage, une façon de se soulager.
On répète plutôt des choses entendues la veille et qu'on croit drôles, originales. On s'affirme, on essaye, à la gueulante en groupe, on gesticule désordonné. C'est pas tellement plus facile d'être jeune que vieux.
Je suppose que la vraie raison pour laquelle ma femme et moi avons eu des enfants est la même raison que Napoléon pour avoir envahi la Russie: cela semblait être une bonne idée à l'époque.
- Vous avez dû être souvent aimée ?...- Assez souvent, oui.- Avez-vous aimé, vous ?- J'ai cru aimer quelquefois. Puis je me suis aperçue que je m'étais trompée. Alors je me suis détachée.
Adolescente, je ne voulais pas être moi; Je voulais être plusieurs personnes différentes. J'ai peut-être réalisé qu'ils vivaient tous en moi et que si je parvenais à communiquer avec eux, ils deviendraient des aspects de moi.
- T'as tout gâché, tu veux pas qu'on tienne à toi. Si je sautais j'pourrais être morte en une seconde, tout est si fragile... C'était si beau nous deux. - J'avais la trouille ! - T'as toujours la trouille.
... Et ce qui n'aurait pas du être oublié fut perdu... Jusqu'à ce qu'il prenne au piège un nouveau porteur. L'anneau vint à une créature nommé Gollum et il lui apporta une vie étonnamment longue, pendant 500 ans il lui dévora l'esprit...
Pourquoi les choses, un instant avant d'arriver, paraissent-elles déjà être arrivées ? C'est une question de simultanéité du temps. Et voilà que je te pose des questions et elles seront plusieurs. Parce que je suis une question.
Je dis toujours oui a priori, je trouve insupportables les gens qui disent toujours non. Cette méthode n'a pas dû être mauvaise pour en arriver là où j'en suis ! Mitterrand faisait cela, il laissait les choses croupir, et ensuite il prenait les décisions. Jospin, lui, avait théorisé l'équilibre. Il fallait toujours être à l'équilibre.
Le bon sens, c'est ce qui permet d'être écouté quand vous n'êtes pas intelligent.
Peut-être que ça m'intéresserait de lire des choses sur certains films, mais des années plus tard, sinon... En vérité, je ne lis pas beaucoup de choses sur le cinéma, je préfère aller au cinéma.
Les Américains sont responsables non seulement d'avoir vraiment lancé beaucoup de choses dans de nombreux pays, mais aussi de donner aux gens la confiance nécessaire pour faire des choses qu'ils n'auraient peut-être jamais pensé faire.
Loin là-bas, au soleil, se trouvent mes plus hautes aspirations. Je ne peux peut-être pas les atteindre, mais je peux lever les yeux et voir leur beauté, croire en eux et essayer de suivre où ils mènent.
La France ? Une nation de bourgeois qui se défendent de l'être en attaquant les autres parce qu'ils le sont.
Ce n'est peut-être que la gloire que nous recherchons ici, mais je me persuade que, tant que nous restons ici, c'est bien. Une autre gloire nous attend au ciel et celui qui y parviendra ne voudra même pas songer à la renommée terrestre.
Il n' y a point d'homme qui ait assez d'esprit pour n'être jamais ennuyeux.
De tous les philosophes de la secte Ionique, Anaxagore fut, comme on le sait, le premier qui supposa que l'esprit et l'intelligence devaient nécessairement être admis dans la cause créatrice, si l'on voulait expliquer l'origine de l'univers.
Un homme couvert de crimes est toujours intéressant. C'est une cible pour la miséricorde. C'est une unité dans l'immense troupeau de boucs pardonnables, pouvant être blanchis pour de salutaires immolations.
Les alentours de la trentaine, c'est un âge critique, pour un homme, celui où l'on fait les grosses bêtises, ou plutôt l'âge où les bêtises que l'on fait commencent à être irrémédiables.
L'erreur peut être une vérité en devenir.
A l'aspect des lieux que l'on hante,Aux mots qu'on ne dit pas, aux motsQu'on a dits peut-être trop tôt,Aux nerfs sensibles d'une amanteEt à l'énervance de l'airUn soir trop parfumé, trop clair.
Parmi les causes de ce qu'on appelle habituellement le « malaise » des esprits, l'une des plus caractéristiques me semble être l'évacuation progressive de la substance de l'Etat. L'Etat se dépolitise. Non au sens de la « politique politicienne », plus présente que jamais. Mais au sens du politique. De l'essence du politique.
On ne s'éprend pas de ce que l'on respecte, ni peut-être de ce que l'on aime ; on ne s'éprend pas surtout de ce à quoi l'on ressemble ; et ce dont je différais le plus, ce n'étaient pas les femmes.