Le vrai snob est celui qui craint d'avouer qu'il s'ennuie et qu'il s'amuse, quand il s'amuse.
Un révolutionnaire est celui qui désire mettre au rancart l'ordre social existant, afin d'en essayer un autre.
Le plus intelligent de tous, à mon avis, est celui qui se traite d'imbécile au moins une fois par mois.
Le politicien qui réussit le mieux est celui qui dit le plus souvent et de la voix la plus forte ce que tout le monde pense.
Le vrai gourmet est celui qui se délecte d'une tartine de beurre comme d'un homard grillé.
A la limite, le seul écologiste irréprochable est celui qui met tout en oeuvre pour mourir sans laisser la moindre trace de son passage sur Terre.
Le véritable gentleman est celui qui appelle toujours un chat un chat. Même lorsqu'il trébuche dessus et qu'il tombe.
Un bon acteur, c'est celui qui a beaucoup vécu.
Celui qui est le premier à crier "Arrêtez le voleur" est celui qui est coupable.
Mon tatouage préfére est celui qui représente ma fille.
Le véritable amour est celui qui embrasse toutes les créatures sans se limiter.
La société est un mur. L'idéaliste, c'est celui qui cherche à y percer des fenêtres.
Le plus lâche des assassins, c'est celui qui a des remords.
Le vainqueur est celui qui fait une faute de moins que l'adversaire.
Un ami est celui qui nous dit nos quatre vérités.
Un chercheur est celui qui risque sa vérité et qui se casse la figure.
Le fou est celui qui perd son chemin sans pouvoir le retrouver.
Dieu, c'est celui qui vient à nous, tous les jours, sans réserve. C'est l'avenir véritable en plein milieu de notre vie présente. C'est l'infini de notre fini. Il est présent au coeur des choses, au coeur des vivants. C'est le coeur du coeur.
Le raciste est celui qui pense que tout ce qui est trop différent de lui le menace dans sa tranquillité.
Un gentleman est celui qui ne fait jamais de mal aux sentiments de qui que ce soit.
Le vrai poète est celui qui trouve l'idée en forgeant le vers.
Contrairement à l'idée communément répandue, nous ne naissons pas libres. L'existence est un long parcours pour acquérir la liberté. Celui qui a réussi sa vie est celui qui meurt affranchi.
Votre véritable ami est celui qui ne vous passe rien et qui vous pardonne tout.
Le concurrent à craindre est celui qui ne se soucie jamais du tout de vous, mais qui améliore constamment sa propre entreprise.
Le critique est celui qui peut transposer d'une autre manière ou traduire en éléments nouveaux, son impression de la beauté.
Le borné c'est celui qui voit de l'importance en ce qui n'en a pas.
Le provocateur est celui qui parvient à nous faire changer d'avis sur nos certitudes, nos sensations, notre vie.
Qu'est-ce qu'un amant ? C'est celui qui s'attache aux femmes qui se détachent.
Un amour idéal, c'est celui qui est mené par la poste.
Le plus libre de tous les hommes est celui qui peut être libre dans l'esclavage même.
Le voyage le plus long est celui qui nous amène au-dedans de nous.
L'imbécile est celui qui ne sait se servir, qui n'a pas l'idée de se servir, de ce qu'il possède. Tout le monde en est là.
L'horizon qui cerne cette plaine, c'est celui qui cerne toute vie; il donne une place d'honneur à notre soif d'infini, en même temps qu'il nous rappelle nos limites.
Un incurable, c'est celui qui s'entête à revoir son médecin.
Le beau geste, c'est celui qui est si absolument juste, si précis, si parfait, qu'on le croit facile, oubliant la somme de pratique, de connaissance et d'intuition dont il est le signe.
Le pessimiste est celui qui, entre deux maux, choisit les deux.
Dans la guerre moderne, le vainqueur est celui qui consent à jeter l'argent par les fenêtres.
Le libéral est celui qui quitte la pièce quand la bataille commence.
Le bâton au milieu est celui qui est le plus tordu.
L'habile homme est celui qui fait un grand usage de ce qu'il sait ; le capable peut, et l'habile exécute.
Le vrai politique, c'est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions.
L'homme "sain" n'est pas tant celui qui a éliminé de lui-même les contradictions : c'est celui qui les utilise et les entraîne dans son travail.
Voyez-vous, Pasquier, il n'y a pas de bon régime politique. Tous ont leurs vices et leurs inconvénients. Le meilleur, à mon sens, ou plutôt le moins mauvais, c'est celui qui gêne le moins l'individu, celui qui laisse l'individu libre d'exercer avec fruit ses vertus cardinales.
Plus malheureux que tous est celui qui n'aime plus et ne peut oublier qu'il a aimé.
Heureux est celui qui n'a jamais connu le goût de la renommée ; l'avoir, c'est le purgatoire ; le désirer, c'est l'enfer.
Le parfait mari est celui qui fait à sa femme le sort promis à sa fiancée.
Le mauvais riche, c'est celui qui donne, parce qu'il gâche le métier.
Le plus fort est celui qui dompte ses passions.
Un grand auteur dramatique est celui qui n'écrit pas que de mauvaises pièces.
Le meilleur prophète est celui qui devine juste.