L'unité dans les volontés ne peut pas exister à moins qu'il n'y ait une volonté qui domine et gouverne tout le reste à l'unité... les volontés des mortels ont besoin d'un principe directeur... donc pour le bien-être du monde, il devrait y avoir une monarchie.
La charité n'est que le prolongement d'un égoïsme bien compris.
L'existence, ramenée à elle-même, représente peu de choses : le souffle d'un désir matérialisé, un rêve d'éternité sitôt brisé par les rhumatismes et le tiers provisionnel.
Comment est-ce que vous voudriez rencontrer quelqu'un qui travaille pour Marianne ou Le Parisien sans être pris d'une envie de dégueuler immédiate ? La presse est quand même d'une stupidité et d'un conformisme insupportables, vous ne trouvez pas ?
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité.
A partir d'un certain âge, on est moins un homme d'influence en raison du poste qu'on occupe qu'en raison des postes occupés par des amis de jeunesse.
Entrer dans une salle pendant qu'un acteur joue, c'est poser une main sur l'épaule d'un homme qui est en train de dessiner.
L'art abstrait témoigne que l'homme n'a rien à dire, rien à exprimer ni à fixer, s'il se coupe du monde tel que le capte le regard d'un enfant.
L'action qu'elle venait d'accomplir, cette simple chrétienne, était aussi parfaitement inintelligible pour ses contemporains que pourrait l'être la Transfiguration du Seigneur aux yeux d'un hippopotame vaquant à son bourbier.
Malheur à l'oiseau d'un mauvais nid.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
Le principe de toute action est dans la volonté d'un homme libre.
Étrange que le chagrin m'étouffe maintenant presque, parce que l'oeil d'un autre être humain n'a pas réussi à saluer le mien.
Il en est de la vieillesse comme d'un reste de vin oublié au fond de la bouteille : l'un et l'autre tourne facilement à l'aigre.
L'emballage d'un écrivain qui a réussi, c'est sa légende, les anecdotes qu'on raconte à son sujet, les mots d'esprit qu'on lui attribue... même sans jamais l'avoir lu.
C'étaient des cheveux blonds, d'un blond cendré, d'un blond de poudre, et il y en avait, et ils étaient fin, un brouillard d'or autour de la tête.
Une partie de l'édification d'une nouvelle nation signifie l'édification d'un esprit de tolérance, d'amour et de respect parmi les habitants de ce pays.
Le sort d'un ménage dépend de la première nuit.
J'ai trouvé intéressant d'écrire. Je voulais savoir qui je suis. C'est très facile d'oublier tout ce qui c'est passé dans la vie. J'ai fait des films depuis 40 ans. Le titre est le premier auquel j'ai pensé. Je suis quoi [...] ► Lire la suite
Bien que mes sentiments peuvent tenir dans le noyau d'un atome, j'aime sentir le parfum de sa danse effleurer ma peau.
J'aimerais avoir d'autres enfants, ma fille a besoin d'un camarade.
Si l'on pose d'un côté ce qu'un hold-up rapporte en argent et de l'autre ce qu'il rapporte en années de prison, on s'aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.
La force d'un mur n'est ni plus ni moins que le courage des hommes qui le défendent.
Avez-vous entendu quelque chose d'utile sortir de la bouche d'un acteur ces derniers temps?
Il est quelquefois plus facile de former un parti que de venir par degrés à la tête d'un parti déjà formé.
Exactement vingt minutes après avoir rompu avec mon copain, j'ai succombé à la tentation de l'alcool, dansé sur la scène d'un bar et offert ma virginité à un connard narcissique. Heureusement, ce mufle fera comme si de rien n'était. Dieu merci.
D'un point de vue purement commercial, si Noël n'existait pas il faudrait l'inventer.
Pour pénétrer dans le coeur d'un homme, il faut passer sur le ventre de sa femme.
Le talent d'un auteur consiste moins à faire applaudir ses pièces qu'à empêcher le public de tousser.
Quelqu'un qui vous choisit vous sépare fatalement d'un autre pour mieux vous garder.
Il y a des gens qui font jaillir la sympathie comme une étincelle d'un caillou.
Quoi de plus agréable que de rire aux dépens d'un ennemi ?
La difficulté ou l'obscurité d'un sujet n'est pas une raison suffisante pour le négliger.
Il est peu d'hommes enclins à rendre hommage, sans quelques mouvements d'envie, au succès d'un ami.
Il faut que l'auteur dramatique sache mettre lui-même sa pièce en scène. Une pièce de théâtre ne peut être bien pensée, bien faite, bien dialoguée, bien répétée, bien jouée, que sous les auspices et par les soins d'un seul homme.
Une mauvaise nature, déterminée à mal faire, quand elle ne peut pas se couvrir d'un beau masque, fait le mal à visage découvert.
Le pardon ne change point la mauvaise volonté d'un puissant malfaiteur.
C'est le propre de jeune homme d'être amoureux et non pas d'un vieillard.
Rien ne gâche une bonne histoire comme l'arrivée d'un témoin oculaire.
L'amour est un grand maître, il instruit tout d'un coup.
Ce qu'on appelle aujourd'hui un chef, c'est un ambitieux doublé d'un fanatique.
Amoureux : que de poésie dans ce mot ! Que de sentiments forts et puissants il exprime. Et comment ne pas se sentir ému quand on le prononce, soit qu'il parle d'un sentiment actuel, soit qu'il évoque le passé, soit qu'il ouvre l'avenir.
Un corbeau disait d'un autre : « Quel croasseur ! »
Les femmes sont déjà à penser l'éternité d'un don quand les hommes sont encore à le conquérir.
La substance même de l'ambitieux n'est que l'ombre d'un rêve.
La plupart des gens ne savent pas apprécier la valeur d'un roman. Mais ils ne veulent pas rester à l'écart de la mode. Donc, il suffit qu'un livre ait reçu un prix, que tout le monde en parle, pour qu'il soit acheté et lu.
En ville, tenir le crottin pour parfum, préférer le silence d'un box aux rumeurs de salon, travailler plus à la perfection d'un appuyer qu'à la dilatation de son importance, c'est être sinon fou, du moins bête.
Jamais je ne me suis demandé si je l'aimais toujours ou quels étaient mes exacts sentiments à son égard. Ca n'aurait servi à rien. Mais j'aimais la retrouver au détour d'un moment de solitude. Je dois le dire parce que c'est la vérité.
L'année de ma naissance, Steve Wozniac inventait l'Apple I, et 30 ans plus tard j'écrivais sur un MacBook pro l'histoire d'un serial killer déprimé et amoureux de son MacBook - qui prévoyait de tirer sur tout le monde avec son Glock un jour de solde aux Galeries Lafayette.