Le parti travailliste croit qu'il est important de retourner les travailleurs contre les propriétaires; nous croyons en la transformation des travailleurs en propriétaires.
La question n'est pas : Croyons-nous en Dieu ?, mais plutôt : Dieu croit-il en nous ?
De quatre choses nous avons plus que nous croyons : des péchés, des dettes, des ennemis et des années.
Nous accordons à autrui des louanges que nous ne croyons pas, afin qu'en échange il nous en accorde que nous croirons.
Ne croyez-vous pas que nous avons à enseigner une foule de choses auxquelles nous ne croyons pas nous-mêmes ?
Nous croyons à tort que la vie nous transforme : elle nous use.
Ceux qui croient en Dieu y pensent-ils aussi passionnément que nous, qui n'y croyons pas, à son absence ?
Nous ne donnons rien au poème qu'il ne nous rende au centuple. Nous croyons le faire ; c'est lui qui, secrètement, nous fait.
Nous n'aimons un être qu'aussi longtemps que nous le croyons différent des autres, et aussi nous ne le croyons différent des autres qu'aussi longtemps que nous l'aimons.
Nous nous croyons bien les plus habiles quand nous sommes les plus heureux.
Si nous croyons qu'il y a peu de choses drôles, c'est que nous ne savons pas les y voir.
Nous croyons aux coïncidences, mais pas lorsqu'elles se produisent en même temps.
Pourquoi croyons-nous ce que nous croyons savoir ?
Nous nous croyons purs tant que nous méprisons ce que nous ne désirons pas.
Nous croyons tous à l'impossible, sans quoi nous n'arriverions jamais à l'accomplir.
Nous essayons de filmer le monde autour de nous, des vérités que nous croyons connaître. Le cinéma, c'est le plaisir du spectacle.
Nous croyons être affligés de la mort d'une personne, quand c'est la mort seule qui fait impression sur nous.
Je crois beaucoup plus en ce qui nous échappe qu'en ce que nous croyons saisir.
Nous aimons quelquefois jusqu'aux louanges que nous ne croyons pas sincères.
Les événements paraissent tristes, agréables ou pénibles, non parce qu'ils le sont en réalité, mais parce que nous croyons qu'ils le sont et que la lumière sous laquelle nous les regardons dépend de notre propre jugement.
Nous donnons aux autres des louanges auxquelles nous ne croyons pas nous-mêmes, tant qu'ils répondent par des louanges que nous pouvons croire.
Nous croyons être leurs amants, nous ne sommes que leurs complices.
Ce qui nous empêche d'être bons observateurs, c'est que nous voulons ou croyons toujours être acteurs.
Nous faisons souvent payer chèrement aux autres ce que nous croyons leur donner.