Pour savourer, il faut s'arrêter, pour de vrai. Et inviter le corps au festin, à la merveille de l'instant présent. Ressentir alors avec tout son corps, tout son souffle, toute sa personne, ce que la vie nous offre.
Aimer la vie. Engagez-vous dedans. Donnez tout ce que vous avez. Aimez-la avec passion parce que la vie rend vraiment, plusieurs fois, ce que vous y mettez.
Le pouvoir est une action, et le principe électif est la discussion. Il n'y a pas de politique possible avec la discussion en permanence.
Il vaut mieux être invité avec affection à manger des herbes, qu'à manger le veau gras lorsqu'on est haï.
Avec toi, maintenant, Combien tendre est la nuit.
Dans la volupté, suprême forme du plaisir, on copule presqu'autant avec soi qu'avec une autre, la volupté n'étant après tout qu'une masturbation de l'âme.
Il vaudrait mieux demeurer dans un coin sur le haut de la maison, que d'habiter avec une femme querelleuse dans une maison commune.
Une légende, c'est un vieil homme avec une canne et que tout le monde connaît pour ce qu'il faisait.
Pour tous ceux qui ont peur, qui sont solitaires ou malheureux, le meilleur remède est à coup sûr de sortir, d'aller quelque part où l'on sera entièrement seul, seul avec le ciel, la nature et Dieu. Car alors seulement, et [...] ► Lire la suite
Une vie, c'est fait avec l'avenir, comme les corps sont faits avec du vide.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous font espérer.
Je déteste tous les hommes, les uns parce qu'ils sont méchants et vicieux, et les autres parce qu'ils sont complaisants avec les vicieux.
Avec la couleur on obtient une énergie qui semble provenir de la sorcellerie.
Moi quand je dis ma nièce, je pense à ma nièce, c'est-à-dire la fille de ma soeur, et pas forcément un vieux con. Alors maintenant si tu cherches à me vexer avec ta culture, et bah je t'emmerde !
Qu'est ce qui fait d'un homme, un homme ? Un de mes amis se le demandait est ce que ce sont ses origines ? La façon dont il vient au monde ? Je ne pense pas, ce sont les choix qu'il fait pas comment il entreprend les choses mais comment il décide d'en finir avec elles.
Les Ethiopiens font leurs Dieux noirs et avec le nez camus, les Thraces disent que les leurs ont les yeux bleus et cheveux rouges.
La mort elle-même se désire, non point comme l'évasion suprême qui affranchit de la matérialité, mais comme le couronnement de la chair, son ultime réconciliation avec l'esprit.
Je mourrai quand je voudrai mourir. Mais, alors je mourrai avec quelqu'un. Mourir seul, c'est trop ennuyeux.
Rien de ce qui résulte du progrès humain ne s'obtient avec l'assentiment de tous.
D'une façon générale, on ne doit pas oublier d'être bon, car la bonté, dans les relations avec les hommes, fait bien plus que la sévérité.
De beaux fragments tout ruisselants Leurs déroulements indolents L'un après l'autre Au fur et à mesure que je me les rappelle et que j'y pense Des vrais poèmes Ce que nous appelons poèmes n'est qu'image Les poèmes de l'intimité de [...] ► Lire la suite
Un chat avec des moufles n'attrape pas de souris.
Le courage, le vrai, ça n'est pas d'attendre avec calme l'événement ; c'est de courir au devant, pour le connaître le plus tôt possible, et l'accepter.
On ne prend pas un hippopotame avec un hameçon.
C'est avec les morts qu'on fait les vivants ! Ce sont des morts qui ont formé notre corps et notre âme ! Nous sommes toujours les descendants de quelqu'un...
Se servir de la guerre contre une révolte est un procédé aussi malpropre et aussi long que manger sa soupe avec un couteau.
Vous ne pouvez pas serrer la main avec un poing fermé.
L'homme aime être seul pour être seul et la femme pour être seule avec quelqu'un.
L'amitié est indispensable à l'homme pour le bon fonctionnement de sa mémoire. Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi.
L'abstinence est une bonne chose, pourvu qu'on la pratique avec modération.
Soyez patient avec tout le monde, mais surtout avec vous-mêmes.
Quand un homme pleure, des tas de mots comme "force", "fierté", "virilité", des châteaux forts avec tours et oriflammes s'effondrent.
Triste fleur qui croît seule et n'a pas d'autre émoi Que son ombre dans l'eau vue avec atonie.
Le mal que fait un homme vit après lui ; souvent ses bonnes actions vont dans la terre avec ses os.
J'aimerais aller dans le sommeil comme j'avance dans l'amour : avec l'impossibilité d'en revenir, brûlant jusqu'au dernier tous mes vaisseaux chantants.
Elles croient que tous les hommes sont pareils parce qu'elles se conduisent de la même manière avec tous les hommes.
Il faut grimper sa femme avec beaucoup de précautions, la tripoter un minimum, s'agiter le moins possible, et éjaculer précocement afin d'éviter qu'elle ait un orgasme et qu'elle ne prenne pas de mauvaises habitudes. Il n'y a rien de plus ennuyeux qu'une
Je boxe avec les mots, Muhammad Ali m'a couronné.
C'est bien d'avoir un peu de distance avec sa famille. Tant que tu es plus proche d'eux par amour.
La vraie moralité ne consiste pas à suivre les sentiers battus, mais à découvrir ce qui est pour nous-mêmes la vraie voie et à la suivre avec intrépidité. Tout véritable progrès est impossible sans une telle poursuite acharnée de la vérité.
Connaître et penser, ce n'est pas arriver à une vérité certaine, c'est dialoguer avec l'incertitude.
On ne joue pas avec l'amour sinon, c'est lui qui se jouera de nous.
La poésie n'est pas autre chose pour moi que l'art de décrire l'invisible, avec des images d'ange.
Tout se meut dans la destinée inconnue ; la vie est universelle et éternelle, et nous sommes une tribu intellectuelle, gravitant avec nos soeurs dans l'espace sans bornes.
Le vrai héros est celui qui livre bataille avec l'esprit ouvert et sans partialité et qui pourtant mène une vie de paix et de liberté.
On ne vit pas dans la solitude lorsqu'on est seul avec la personne qu'on aime.
Même chez les gens plus âgés, le besoin d'affection reste une chose immense, infinie, hors de proportion avec la réalité et éternellement insatisfaite.
Tout se calme à la longue, notre joie comme notre peine. Tout s'en va avec le temps.
La vie humaine se résume peut-être à ça, une incessante expérimentation de la désillusion, pour aboutir avec plus ou moins de succès à une gestion des douleurs.
Il faut tenir pour maxime indubitable que les difficultés que nous avons avec notre prochain viennent plutôt de nos humeurs que d'autre chose.