La culture est d'autant plus intéressante qu'elle sert à corriger la nature. La nature est rude, ennemie, tandis que la culture permet à l'homme d'agir avec un gain d'effort et de temps. La culture libère le corps de l'esclavage du travail, elle le dispose à la contemplation.
Si le Duce mourrait, ce serait un grand malheur pour l'Italie. Quand on circule avec lui dans la villa Borghèse et qu'on le compare avec les bustes romains, on pense immédiatement : c'est un César ! Il a certainement en lui l'héritage d'un des grands hommes de cette époque.
Cannes a un côté Jeux olympiques, c'est ce jour-là, à cette heure-là, avec le vent comme ça...
- C'est qui le père ?... Puisque je trouverais ça bizarre que ce soit Finn, vu que tu m'as dit que tu étais vierge quand on l'a fait. Et je sais très bien que vous n'avez pas couché ensemble. - Comment [...] ► Lire la suite
Les systèmes, comme les constitutions, sont les jouets avec lesquels s'amusent les personnes graves.
Ne confondons pas l'homme intelligent avec l'homme de talent.
Omar-Jo filtra l'eau avec ses doigts pour qu'elle s'écoule en pluie fine, en caresses, sur les deux noms entrelacés.
Un écrivain - ou tout au moins un romancier - a souvent des rapports difficiles avec la parole.
Condamnés sont les films dont les lenteurs et les silences se confondent avec les lenteurs et les silences de la salle.
Une "information fausse" est par définition incompatible avec toute autre information connue.
J'ai toujours été en guerre avec moi-même, pour un oui ou pour un non.
- Tu ferais bien mieux de sortir et de rencontrer des gens. - Je rencontre plein de gens, espèce d'attardé ! Je suis logé sur un MMORPG avec plein de gens du monde entier. Et je suis en contact avec mon groupe avec TeamSpeak. - ... Je suis pas... un attardé.
Est-il possible de faire avec la multitude une collectivité d'hommes libres au lieu d'un rassemblement d'esclaves ?
J'ai aimé la rencontre avec les hommes de ma vie, la dualité, la complicité, le rire, la quiétude, la séduction, l'impérieux besoin de reconquérir chaque matin, de rêver une vie à deux tout en sachant parfaitement que rien ni personne ne résisterait à mon piano, à mes théâtres, à la route partagée avec d'autres.
Quand on marche seul, on marche plus vite, mais quand on marche avec quelqu'un, on marche plus loin.
Rien ne m'amuse plus que la facilité avec laquelle chacun règle l'abondance de ceux qui ont beaucoup moins qu'eux.
Il n'y a pas de vacances à l'amour, ça n'existe pas. L'amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n'y a pas de vacances possibles à ça.
Pour chaque homme qui a réussi, il y en aura toujours un autre qui dira : "J'étais à l'école avec lui !"
Se connecter à internet, c'est y rencontrer des centaines de gens avec qui vous n'auriez jamais eu envie d'avoir quelque rapport que ce soit.
Sois renard avec les renards.
J'aime jouer avec le public comme un piano.
Notre corps est une demeure dont, avec l'âge, il faut condamner des pièces, faute de pouvoir les chauffer toutes.
Dans les magasins de bikinis, on ne voit pas de calendriers avec des photos de garages.
Nous sommes capables d'aimer autrui, avec ses faiblesses, lorsque nous cessons de nous détester, pour nos faiblesses.
Avant de vous quitter, je vous souhaite bonne chance, à chacune et à chacun d'entre vous. Bonne chance du fond du coeur, sans amertume pour les uns, et avec une chaude reconnaissance pour les autres.
On m'a proposé de participer à l'émission Danse avec les stars. J'ai refusé. Moi, ça serait plutôt : "Pète-toi une guibolle avec les stars...
Avec Capone, y a pas 36 solutions. Il sort un couteau ? Tu sors un fusil. Il envoie un de tes hommes à l'hôpital ? T'envoies un des siens à la morgue. C'est ça, la loi, à Chicago.
Avec une faucille d'argent, on moissonne des épis d'argent.
L'avenir n'est rien, on n'est bien vraiment qu'avec ses souvenirs.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
Baudelaire dit que la copulation est le lyrisme de la populace. Rien de plus hélas! Le sexe est en train de mourir. Encore un siècle et nous mettrons notre langue dans la bouche des autres en silence, avec autant de passion que des huîtres. Oh ! Oui. Indubitablement.
Le spectateur est tel un enfant qui a peur des monstres mais qui veut regarder sous le lit avec une lampe de poche.
Le monde entier n'est qu'un accident effroyable, avec quelques incidents agréables mêlés à la masse.
Je porte tous mes biens avec moi.
Un écrivain véritable c'est quelqu'un ou quelqu'une dont l'écriture est un cocktail explosif, dont chaque mot est un siège éjectable pour le regard, et qui respire avec des accents graves, aigus ou circonflexes.
C'est mettre en contradiction les lois avec les sentiments naturels que d'exiger d'un accusé de dire la vérité, alors qu'il a tout intérêt à ne pas la dire.
Elle disait avec soulagement : La nuit est enfin finie (elle a souffert la nuit, seule, chose atroce).
Ma plus grande victoire a été d'apprendre à m'accepter en tant que personne, avec tous mes défauts... Je suis loin de ressembler à l'être humain que j'aimerais être. Mais j'ai décidé que je n'étais pas si mal, après tout.
La naissance de ma fille a été un déclic. Cela m'a permis de prendre du recul avec le système hollywoodien qui vous fait, au mieux, perdre les pédales, au pire, péter les plombs.
Écrivain, c'est la seule «profession» avec la voyance et la radiesthésie, qui n'ait pas d'école.
On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes.
Le monde est fait avec des astres et des hommes.
Les armes sont les sexes des impuissants. Ils tirent avec ce qu'ils peuvent.
Le sourire de biais, la démarche dandinante, il se déplaçait avec la satisfaction d'un conservateur de musée montrant une collection.
Je pense qu'il est important de pouvoir rouler avec les coups de poing et profiter de chaque minute.
- Non, non, non, donnez-moi ça. Regardez-moi, un archet doit se tenir ainsi, pas autrement ; c'est pas votre petit Jésus que vous tenez... excusez-moi mademoiselle. c'est un archet, un archet, tenez-le avec un peu de respect comme... heu... - Votre petit Jésus !
L'art est de peindre un sujet particulier avec assez de puissance pour que la généralité dont il dépendait s'y comprenne.
Accordéon. Instrument en harmonie avec les sentiments d'un assassin.
C'est commode un enterrement. On peut avoir l'air maussade avec les gens. Ils prennent ça pour de la tristesse.
Comment parler à nouveau une langue baignée de sang juif ? Ce dilemme, avec toute sa gravité, n'entama pas le sentiment que mon allemand n'était pas la langue des Allemands mais celle de ma mère. C'était clair : lorsque je [...] ► Lire la suite