Il comprit qu'il lui faudrait persévérer dans l'angoisse et l'affliction jusqu'à l'heure du destin, persévérer dans l'amour et même dans l'espérance.
Les chants ne s'arrêtent pas, mais ils roulent maintenant inquiets et lourds par les vallées de la peur, les tunnels de l'angoisse et les feux de l'enfer.
La connaissance d'un être... c'est l'angoisse d'être toujours étranger à ce qu'on aime.
Une angoisse seconde me prend, qui est d'avoir à décider du degré de publicité que je donnerai à mon angoisse première.
Je dois à l'usine le fait de ne plus éprouver de crise d'angoisse.
Heureux les croyants, mais je préfère mon angoisse et ses yeux grands ouverts.
Je ne suis pas serein. Je suis toujours impatient et angoissé.
Après que sa mission a été accomplie selon ce qui était écrit, le doute poigne d'angoisse le Christ, comme tout être humain concernant sa propre foi, la certitude de son bon droit, la vérité de son désir et de son oeuvre accomplie.
La vérité est que j'ai besoin d'abolir en moi cette angoisse que j'éprouve chaque fois que je quitte Creezy et que, pour cela, je n'ai d'autre ressource que de croire en une Creezy ramenée à sa définition la plus simple, [...] ► Lire la suite
Et, longtemps après que la relation amoureuse s'est apaisée, je garde l'habitude d'halluciner l'être que j'ai aimé: parfois, je m'angoisse encore d'un téléphone qui tarde, et, à chaque importun, je crois reconnaître la voix que j'aimais: je suis un mutilé qui continue d'avoir mal à sa jambe amputée.
Les photos, ça m'angoisse. J'ai l'impression qu'en un clic, on peut me prendre un moment de vie que je n'ai pas forcément voulu donner, on peut entrer dans mon intimité.
Il faudrait parvenir à cette sagesse élémentaire de considérer les ténèbres où nous allons sans plus d'angoisse que les ténèbres d'où nous venons. Ainsi, la vie prend son vrai sens : un moment de lumière.
La lecture est probablement venue prendre place dans ces-rites de transition- du jour et de la nuit, destinés à combattre l'angoisse du soir et du néant, peut-être du rendez-vous avec l'inconscient.
Quel genre d'homme aurais-je été si je n'avais pas été là pour l'aider? Je me sentais avec elle - pas la douleur physique, bien sûr, mais toute son angoisse mentale. Vous ne pouvez pas être détaché.
J'écrivais pour conjurer l'angoisse. N'importe quoi. J'étais un écriveur. L'écriveur deviendra écrivain quand son besoin d'écrire sera soutenu par un sujet qui permet et exige que ce besoin s'organise en projet. Nous sommes des millions à passer notre vie à écrire sans jamais rien achever ni publier.
L'abstraction même du bonheur explique sa séduction et l'angoisse qu'il génère. Non seulement nous nous méfions des paradis préfabriqués mais nous ne sommes jamais sûrs d'être vraiment heureux. Se le demander, c'est déjà ne plus l'être.
La superstition demande des causes, alors que le propre de la raison véritable est de découvrir que les choses sont sans cause et de déceler, dans le voeu causal, la racine de l'angoisse religieuse.
L'épreuve de l'usine s'est peut-être substituée à celle de l'angoisse.
Faire un film provoque de l'angoisse et beaucoup de noeuds à l'estomac, surtout pour les studios. Alors ça les rassure d'acheter des best-sellers et de se dire qu'une histoire a du potentiel parce qu'elle a déjà accroché un nombre considérable de lecteurs.
Quand je serai moins angoissé j'écrirai quelque chose sur l'angoisse.
Je m'étonne de tomber dans l'angoisse et pourtant ! Je ne cesse de jouer : c'est la condition de l'ivresse du coeur. Mais c'est mesurer le fond nauséeux des choses : jouer c'est frôler la limite, aller le plus loin possible et vivre sur un bord d'abîme !
Qu'elle est admirable la jeunesse de l'homme ! Elle est toute d'angoisse et de féeries, et il n'arrive jamais à la connaître sous son vrai jour, que lorsqu'elle l'a quitté pour toujours.
Le rôle naturel de l'homme du XXème siècle est l'angoisse.
Les heures de la nuit sont lentes et funèbres.L'angoisse comme un drap mouillé colle à ma chair ;Et ma pensée, ainsi qu'un vaisseau sous l'éclair,Roule, désemparée, au large des ténèbres.
Elle se réveille à midi,pour déjeuner dans son lit,paresseuse, capiteuse,langoureuse, alanguie.Elle prend son bain parfumé,elle se pomponne les doigts de pied,elle m'enlace, quelle angoisse,me voici piégé.
Comme tous les acteurs, j'ai l'angoisse du blanc. Aujourd'hui, hélas, les théâtres n'ont plus les moyens de payer un souffleur. Ça calmerait pourtant notre trac, juste de savoir qu'il est là.
Pourquoi ce besoin angoissé de cause ? On se trouve ainsi ramené aux sources de l'étonnement schopenhauérien, mais les termes de la question se sont inversés : on ne se demande plus pourquoi il y a un monde, mais d'où provient le besoin de lui attribuer une cause.