L'angoisse, au fond, n'est qu'un dérivé de l'espoir.
A partir d'un certain âge, nos amours, nos maîtresses sont filles de notre angoisse.
Une mère qui annonce les temps modernes, qui pleure ses enfants morts, s'angoisse quand ils sont malades, se sent coupable de tout ce qui les concerne, et coupable aussi de toutes leurs difficultés.
Angoisse métaphysique : ou l'apaiser avec un Dieu, ou la noyer dans le plaisir, ou la guérir par des pilules.
Désobéir, c'est franchir une ligne symbolique, assumer l'angoisse de la mort.
Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote.
Tant que l'irrémédiable est en suspens, l'angoisse rôde, pire que la défaite.
L'homme n'est pas une créature destinée au bonheur. Voilà. Il est confronté à cette angoisse qui n'existe pas chez l'animal : la conscience du futur. Et plus encore, celle de la mort.
Il n'y a que le sommeil qui permette d'échapper à l'incertitude et à l'angoisse.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.
La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse.
La vieillesse n'est qu'une auberge de maladies, un logis de préoccupations, angoisse continuelle, plaie incurable, peine du passé, chagrin du présent, triste souci de l'avenir, voisine de la mort.
L'angoisse. Réaction inévitable de l'être face à l'inconnu qui l'enserre.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
L'esprit ne peut être libre s'il n'est dégagé de l'angoisse de la faim.
L'enfance véritable se définit justement par l'absence d'angoisse ou d'avenir.
Les héros aussi connaissent l'angoisse.
J'enseigne l'art de tourner l'angoisse en délice.
Ça fait toujours ça, on n'est jamais sûr de soi vraiment. Des fois le rôle vient à vous, des fois il ne vient pas. Des fois vous essayez d'aller au rôle et vous n'y arrivez pas. C'est pour ça qu'on [...] ► Lire la suite
Je ne vis pas avec l'angoisse de me dire que, si tout s'arrête, je suis perdu.
L'ironie n'est jamais que parade, cuirasse plus ou moins efficace contre l'angoisse.
En guerre, tout ce qu'on ne fait pas en pleine connaissance de cause, avec une détermination totale, est voué à l'échec ; Par manque d'assurance le général et donc son armée ne vivent que dans l'angoisse et les sombres pressentiments, qui en conséquence ne tardent pas à se vérifier.
L'angoisse suppose le désir de communiquer.
Dans ce monde, l'on n'a que la terreur pour se défendre contre l'angoisse.
La nuit enregistre nos peurs et nous en délivre, le jour, par l'effet d'une amnésie bienfaitrice dont l'angoisse est le reste insécable.
J'ai tant reçu de la vie, de joie, de tendresse, de plaisir, d'amitié, de bonheur, de savoir, que ma seule angoisse est de n'avoir pas su donner assez avant de m'endormir...
Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme.
Après le long trajet depuis ma banlieue, je sais que je suis à l'heure et pourtant je me sens en retard. En retard sur le monde, sur l'angoisse.
Comment ce fait-il qu'aucun mec ne comprenne que dans chaque femme, qu'elle ait 16 ou 60 ans, il reste toujours cette étrange, fragile, adolescente angoissé qu'elle était à 15 ans ?!
On s'éveilleDu coton dans les oreilles,Une petite angoisse douceAutour du coeurComme mousse;
L'angoisse est profonde dans la transgression authentique mais, dans la fête, l'excitation la dépasse et la lève.
L'homme dissipe son angoisse en inventant ou en adaptant des malheurs imaginaires.
C'est triste, en fait, parce que mon angoisse m'empêche d'apprécier les choses autant que je devrais à cet âge.
Savoir que je ne vais pas travailler pendant un an m'angoisse déjà : je suis incapable de m'arrêter.
Mutisme : le sujet amoureux s'angoisse de ce que l'objet aimé répond parcimonieusement, ou ne répond pas, aux paroles qu'il lui adresse.
C'est toujours avec angoisse que j'anticipe le retour de la nuit, le moment de la grande rencontre avec moi-même, le moment d'ajouter un autre zéro au total du passé, le moment de me rapproche de tout un pas de la frontière au-delà de laquelle il n'y a plus rien, même plus de futur.
Personne n'a le monopole de l'angoisse.
L'horreur d'abîmer est encore plus forte que l'angoisse de perdre.
Qui a tété la vie connaît le sein de l'angoisse.
Le sujet amoureux s'angoisse de ce que l'objet aimé répond parcimonieusement, ou ne répond pas, aux paroles qu'il lui adresse.
le suicide comme la folie ne sont peut-être que d'habiles tours de passe-passe destinés à conjurer l'angoisse du vide.
Pris dans un tourbillon de hâte et d'agressivité, nous vivons notre vie dans le conflit et l'angoisse ; nous sommes emportés par la compétition, l'avidité, le désir de possession et l'ambition. Nous nous chargeons sans répit d'occupations et d'activités superflues.
Je suis un homme lâche : je ne lui donnais pas mon adresse pour m'éviter l'angoisse d'attendre des lettres.
O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique - et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur - je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
Covid-19 (Coronavirus) : nous n'ajouterons pas aux difficultés sanitaires la peur de la faillite pour les entrepreneurs, l'angoisse du chômage et des fins de mois pour les salariés. Nous vous protégerons.
L'angoisse, évidemment, ne s'apprend pas.
Je ne me sentirai jamais légitime ou arrivé. Je m'angoisse à chaque fois. Je recrée du doute et donc du plaisir.
L'inconnu est porteur d'angoisse.
L'existence elle-même, comme par l'effet d'une intentionnalité, est animée d'un sens, du sens ontologique primordial du néant. Il ne dérive pas de ce qu'on peut savoir sur la destinée de l'homme, ou sur ses causes, ou sur ses fins; l'existence [...] ► Lire la suite
Une voix intérieure me crie : « Je veux sortir, de l'air, je veux rire ! » Je n'y réponds même plus, je m'étends sur le divan et je m'endors pour raccourcir le temps, le silence et l'épouvantable angoisse, car je n'arrive pas à les tuer.