Tout se passe comme si chacun sentait vaguement que le pouvoir n'a plus de pouvoir.
Quand elle est morte, il n'y a plus eu de musique dans la maison.
Il n'y a plus de choses dans l'univers d'Internet, il n'y a plus que des informations et des images. Vivre parmi les non-choses : tel est le sort commun.
Parfois plus rien n'est sûr, tout est possible. Il n'y a plus qu'une tendresse folle à se partager. Ces moments faut les savourer, les prolonger autant qu'on peut car la seule chose sûre, c'est qu'ils ne peuvent pas durer.
Aujourd'hui il n'y a rien de plus drôle que l'Élysée, il n'y a plus besoin de faire de caricatures (...) on attend maintenant que Carla Bruni se barre avec son fils.
Il y a plus d'élégance, quand on se retire du monde, à s'en retirer sans le blâmer.
Il y a tellement d'opinions qui s'expriment, qu'il n'y a plus moyen de se faire une idée.
Si l'on vit on ne se voit pas vivre (et on fait n'importe quoi) si l'on se regarde vivre on ne vit plus et il n'y a plus rien à regarder.
Il y a plus de fous que de sages, et même chez un sage il y a plus de folie que de sagesse.
On n'a plus besoin de chimie, on a besoin de voyager dans le temps !
Un vieillard n'a plus de vices, ce sont les vices qui l'ont.
Il n'y a plus d'intimité, plus de correspondance de l'âme dans ce qu'une lettre fait penser que dans ce qu'elle dit.
Le bonheur consiste pour l'homme dans ce qu'il n'a pas ou dans ce qu'il n'a plus.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.
Il n'y a plus que les bibliophiles qui aient des bibliothèques, et l'on sait que cette espèce d'hommes ne lit jamais.
Vous avez raison d'estimer comme vous faites Monsieur de Vauban ; c'est un des hommes de notre siècle, à mon avis, qui a le plus prodigieux mérite, et pour vous dire en un mot ce que je pense de lui, [...] ► Lire la suite
Le père nourrit le fils jusqu'à ce qu'il ait des dents ; le fils nourrit son père quand il n'a plus de dents.
Le pouvoir a plus besoin des conseils des sages que les sages de la faveur du pouvoir.
Si une personne n'a pas de rêves, elle n'a plus aucune raison de vivre. Rêver est nécessaire, même si dans le rêve il faut entrevoir la réalité. Pour moi c'est un principe de vie.
Il n'y a plus de liberté dès lors que les lois permettent qu'en certaines circonstances l'homme cesse d'être une personne pour devenir une chose.
Il n'y a plus d'auteurs au théâtre ; s'il y en avait, cela se saurait, ils seraient publiés.
Une vieille coquette ne dit ni les années qu'elle a, ni les dents qu'elle n'a plus.
Les vérités sont des mensonges à plus ou moins long terme. Ne pas mentir, c'est dire ce qu'on sait, non ce qu'on croit savoir.
Il n'y a plus de «nous». Tout le monde est partout. Ce petit groupe que nous avions au début, nous pouvions tout faire.
Dire qu'on a eu vingt ans, qu'on ne les a plus, qu'on ne les r'aura plus jamais !
Remettre à plus tard est préférable à se tromper.
Qu'est-ce qui peut bien nous garder vivants, lorsqu'il n'y a plus l'amour ?
Il y a plus d'intelligence à trouver le sens de sa vie qu'à lancer des fusées dans le cosmos. Il faut trouver le courage de le dire.
Il y a plus de génie dans une larme que dans tous les musées.
Un siècle de science a plus apporté à l'humanité, que deux millénaires de religions.
Quand je vais manger ma socca chez Pipo ou acheter mes pâtes chez Quirino, rue Bavastro, je déclenche une mini-émeute. Mais quand il s'agit d'organiser des concerts, il n'y a plus personne. Ça a été comme ça depuis mes débuts.
La mort est l'espérance de qui n'en a plus.
Il y a plus de pays lointains à découvrir en soi que dans l'univers.
Technicité et efficience égalent rendement. On est plus à l'époque du courrier de Lyon ou de la bande à Bonnot. Le bricoleur, même de génie, n'a plus sa place dans le monde moderne.
C'est toujours avec angoisse que j'anticipe le retour de la nuit, le moment de la grande rencontre avec moi-même, le moment d'ajouter un autre zéro au total du passé, le moment de me rapproche de tout un pas de la frontière au-delà de laquelle il n'y a plus rien, même plus de futur.
J'aime mes cheveux gris et mes rides. J'aime le fait que mon visage a plus d'un bord et plus de caractère que quand j'étais dans la vingtaine et la trentaine. Pas de Botox pour moi.
Il est difficile de loger à plus de vingt dans un siècle.
Le mot "connerie" a dérivé loin de ses racines physiologiques et il a plus de force que le mot "bêtise" ou "stupidité". Mais juger de la connerie des autres supposerait qu'on est soi-même dénué de toute connerie. Donc, son usage doit inciter à l'auto-examen préalable.
Quand je donne des concerts, je suis de nouveau connecté au monde, mais cela n'a plus le même goût qu'avant. Je porte la mort en moi, les gens le savent. Ils viennent me dire au revoir.
Il n'y a plus que le fisc et les flics qui connaissent ma véritable identité.
Il n'y a plus rien qui me motive vraiment et exige que je me lève le matin. Autrefois, c'était Yves Saint Laurent.
Un vrai humoriste ne rit pas, il fait rire. Le public, qui n'est pas aussi bête qu'il le pense, n'a plus besoin de rire si l'humoriste a ri avant lui. En riant, il commet une faute professionnelle.
Il y a plus de gens qui meurent dans leur lit que sur la route. J'en conclus qu'il est plus dangereux de s'endormir dans son lit qu'au volant de sa voiture.
La liberté de s'exprimer totalement devient sans objet quand on n'a plus d'interlocuteurs.
C'est quand il n'y a plus rien à gagner ou à perdre que vous avez une guerre.
Quand une femme avoue son âge, c'est qu'elle ne l'a plus.
Le nihilisme n'a plus les couleurs sombres, wagnériennes, splengleriennes, fuligineuses, de la fin du siècle. Il ne procède plus d'une Weltanschauung de la décadence ni d'une radicalité métaphysique née de la mort de Dieu et de toutes les conséquences qu'il faut en tirer.
La raison universelle n'a plus sa place dans la philosophie multiculturaliste qui domine aujourd'hui la planète... Ce n'est plus le cogito qui est le propre de l'homme mais le credo.
Les stéréotypes de l'homme viril et de la femme féminine sont pulvérisés. Il n'y a plus un modèle obligatoire mais une infinité de modèles possibles. Chacun tient à sa particularité, à son propre dosage de féminité et de masculinité.