Cette phrase, attribuée à Jean-Marie Le Pen, est une interpellation agressive et violente. Elle exprime une menace de contrainte physique ("Je vais te faire courir moi tu vas voir") immédiatement suivie d'une insulte à caractère homophobe ("Pédé !") et d'une référence à la couleur de cheveux de la personne visée ("rouquin"). Le sens immédiat est celui de l'intimidation, de l'humiliation et de l'attaque personnelle basée sur des stéréotypes et des préjugés.
Il est crucial de comprendre que cette citation n'a pas vocation à être appliquée positivement. Au contraire, elle est un contre-exemple fort :
La principale critique de cette citation réside dans son caractère outrancier, vulgaire et discriminatoire. Elle :
Ce que l'on doit retenir de cette citation, c'est l'importance de bannir la haine et le mépris de notre langage. Elle est un rappel que les mots peuvent être des instruments de violence et d'exclusion. Une société respectueuse et démocratique se construit sur le dialogue, non sur l'injure et la menace. L'usage de l'insulte homophobe est un acte de régression sociale et morale.
Cette déclaration se positionne à l'opposé des pensées qui prônent l'égalité, le respect des minorités et la non-violence verbale. Elle contraste fortement avec les idéaux humanistes et les principes de la Déclaration des Droits de l'Homme, qui insistent sur la dignité inhérente à chaque personne, indépendamment de ses caractéristiques physiques ou de son orientation sexuelle. Elle est à rapprocher, par sa forme et son fond, des discours populistes qui utilisent l'injure et la simplification pour galvaniser ou intimider.
L'origine de cette citation est médiatisée. Elle a été prononcée par Jean-Marie Le Pen lors d'une altercation avec un journaliste, Jean-Jacques Bourdin, en 1990. L'incident s'est déroulé à la sortie d'un studio de télévision.
L'auteur de la citation est Jean-Marie Le Pen, homme politique français, fondateur et ancien président du parti d'extrême droite le Front National (devenu Rassemblement National). Ses déclarations publiques ont souvent été marquées par la polémique et des condamnations pour injures ou provocation à la haine.
Cette phrase s'inscrit dans le contexte de la vie politique française des années 1990, une période où Jean-Marie Le Pen et son parti étaient en pleine ascension et cherchaient à s'imposer sur la scène médiatique et politique, souvent par la rupture et la provocation. Culturellement, elle est révélatrice d'une époque où l'homophobie et les injures à caractère discriminatoire étaient encore monnaie courante dans certaines sphères du discours public, même si elles étaient de plus en plus critiquées et combattues par les associations et une partie de l'opinion publique.
Qu'y a-t-il derrière l'ambition ? C'est cela qui fait sens. Derrière celle du Cid, il y a la trahison, la morgue, le goût pour la guerre et le fracas des armes. Derrière celle de la reine Constance et de ses [...] â–º Lire la suite