L'apprentissage de la logique, de l'analyse, la pratique de la raison, la recherche de documents, l'expression sont-ils favorisés par les nouveaux médias ?
L'hypocrisie est une respiration sans laquelle la vie en société serait impossible.
Un succès ne nous donne jamais une bonne opinion de nous-mêmes : il la confirme.
Ne cours jamais te prodiguer au-dehors avant de t'être donner audience à toi-même. Comment voudrais-tu que les autres s'intéressent à une créature qui ne trouve pas en elle de quoi jouir de sa propre société ?
La société est coupable de ne pas donner l'instruction gratis ; elle répond de la nuit qu'elle produit.
Quand on a vécu toute sa vie à côté d'une poubelle, on finit par ne plus sentir son odeur, le cerveau ne la détecte plus. En effet il normalise la puanteur. Le même principe est valable quand on a vécu toute sa vie dans une société de basse moralité.
Une société qui opprime, qui en dégrade une autre, se condamne elle-même.
C'est avoir fait un bien grand pas dans la sagesse que de ne pas avoir besoin de société le soir.
En voyant quelquefois les friponneries des petits et les brigandages des hommes en place, on est tenté de regarder la société comme un bois rempli de voleurs, dont les plus dangereux sont les archers, préposés pour arrêter les autres.
Etre pauvre, c'est être étranger dans son propre pays, c'est participer d'une culture radicalement différente de celle qui domine la société normale.
Les médias ont leur part de maltraitance, d'agressivité, de création de monstre comme mon frère... Où on l'invite pour faire le buzz, ou on le laisse déraper sans lui donner des limites, où du coup il s'enferme dans un personnage provocateur. Et ensuite on le met au rébus.
L'oubli est un puissant instrument d'adaptation à la réalité parce qu'il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.
C'est une chose cocasse que la vie - cette mystérieuse disposition d'une logique implacable dans un dessein futile. Le mieux que l'on puisse en espérer est une certaine connaissance de soi - qui vient trop tard - et une moisson de regrets inapaisables.
Une société malade est une société qui crée de l'hostilité mutuelle, de la méfiance, et qui transforme l'homme en un instrument exploité par les autres, qui le prive du sentiment d'avoir de la valeur, sauf dans la mesure où il se soumet aux autres et devient un automate.
Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées.
Le journaliste ne travaille pas continuellement dans l'exceptionnel : il doit avoir la modestie de se frotter au tout venant de l'actualité en espérant que les occasions de s'enthousiasmer seront plus nombreuses que celles de râler.
L'avantage concurrentiel d'une société ne découlera pas de l'efficacité avec laquelle ses écoles enseignent la multiplication et les tableaux périodiques, mais de la manière dont elles stimulent l'imagination et la créativité.
Les opprimés en révolte n'ont jamais réussi à fonder une société non oppressive.
Dans la société les femmes sont considérées comme le « sexe faible », mais dans la nature la femelle peut être bien plus féroce que son homologue masculin.
La décadence m'attire. Cela suggère un nouveau monde et, pour moi, la lutte de la société entre la vie et la mort est absolument magnifique.
Je suis une contradiction vivante.
En société capitaliste, seuls ceux qui n'ont rien à perdre peuvent gagner.
Mon objectif, ce n'est pas de construire la société de demain, c'est de montrer qu'elle ne doit pas ressembler à celle d'aujourd'hui.
La vie n'obéit à aucune logique, pourquoi veut-on en déduire sa signification avec logique ?
C'est avec la logique que nous prouvons et avec l'intuition que nous trouvons.
L'opinion publique règne dans la société parce que la stupidité règne parmi les stupides.
Une société parfaitement juste ferait le malheur des crétins. Une société injuste leur laisse au moins l'illusion qu'ils n'ont pas la place qu'ils méritent.
L'une des choses les plus difficiles n'est pas de changer la société - mais de vous changer vous-même.
Toute société qui n'est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans.
Un projet de société se définit par la place qu'il attribue à l'homme, et par la relation qu'il établit entre l'individu et la collectivité.
Quand on s'habitue à chercher son bien-être dans ses propres efforts, on s'élève dans sa propre opinion comme dans celle des autres.