Une société se définit par ce qu'elle rejette.
L'important est qu'à tous les degrés, de l'adolescent à l'homme mûr, on travaille à répandre l'esprit sportif fait de loyauté spontanée et de désintéressement chevaleresque. Cette belle cité où la Grèce et la France comptent tant d'amis n'est étrangère, par [...] â–º Lire la suite
La société est divisée en deux classes : ceux qui ont plus de dîners que d'appétit et ceux qui ont plus d'appétit que de dîners.
Toute civilisation est hantée, visiblement ou invisiblement, par ce qu'elle pense de la mort.
Les relations entre la démocratie et la société de consommation ne sont pas réciproques, les relations entre la technologie et l'économie le sont : chacune renforce l'autre.
Ce qui ne laisse rien à désirer touche à la perfection, laquelle se définit ainsi par son plus remarquable inconvénient.
Être démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique.
Une certaine idée de l'amour est une preuve de civilisation raffinée, comme la belle prose.
Il (Jean d'ormesson) était complètement mêlé à notre histoire et à notre culture, comme peu de gens le sont aujourd'hui. Sa disparition est une perte personnelle, mais aussi une perte pour la culture, la civilisation et l'image de la France.
J'ai compris une chose, la civilisation musulmane est morte depuis Cordoue, Séville, Grenade. Après, ce n'est que suite de poignards derrière des tentures de velours, vizirs aux sourcils carquois, manigançant les coulisses du palais. Arabiades de tapis volants, oh, il a glissé tout seul, s'est fendu le crâne, le pauvre...
Il ne peut y avoir plus vive révélation de l'âme d'une société que la manière dont elle traite ses enfants.
Il n'y a pas de modèle ou de Canadien idéal. Quoi de plus absurde que le concept d'un garçon ou d'une fille "tout Canadien" ? Une société qui met l'accent sur l'uniformité est une société qui crée l'intolérance et la haine.
Nous assistons à une crise de l'autorité. Il faut stopper l'ensauvagement d'une certaine partie de la société et réaffirmer l'autorité de l'État. Ne rien laisser passer.
Un style mort, c'est un style qu'on définit seulement par ce qu'il n'est pas, un style qui n'est plus ressenti que négativement.
Les lois de la société sont plus fortes que les volontés des hommes.
L'homme de l'organisation a perdu la capacité de désobéir, il n'est même pas conscient du fait qu'il obéit. Au point de l'histoire que nous avons atteint, notre capacité de douter, de critiquer et de désobéir est sans doute le seul moyen d'éviter la fin de la civilisation et d'assurer l'avenir de l'humanité.
La société bourgeoise se trouve à la croisée des chemins, soit en transition vers le socialisme, soit en régression vers la barbarie.
Chez les femmes, il n'est point de classes. Elles ne sont quelque chose dans la société que par ceux qui les épousent ou qui les patronnent.
La valeur d'une civilisation se mesure à ce qu'elle sait non créer, mais entretenir.
Plus une société a besoin de services, plus elle est imparfaite, précaire et exposée à périr.
Nous essayons de récompenser les gens en fonction de la valeur qu'ils créent, de la valeur qu'ils créent dans la société et pour l'entreprise.
Une société devient folle lorsque les gens réunis se conduisent de manière insensée.
Internet accélère l'avènement de la société de marché, avec une poussée violente de concurrence et de compétition.
La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois pour qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes, c'est toute la société qui se retrouve "normale" et qui stagne.
Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.
La chute des civilisation est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l'histoire.
En tirant sur moi, je tirais sur la société et ses injustices. En tirant sur ma propre violence, je tirais sur la violence du temps.
Eduquer c'est à la fois conduire un enfant à l'autonomie intellectuelle, l'éveiller à la responsabilité morale et civique, lui transmettre la culture de son pays. Non une culture-spectacle qu' il observerait passivement, mais l'ensemble des constructions logiques, esthétiques, éthiques, qui fondent notre civilisation et auxquelles il est invité à participer.
Je ne connais qu'une Eglise : c'est la société des hommes.
Dans la société de l'information, personne ne pense. Nous pensions bannir le papier mais nous avons en fait banni la pensée.
Si on veut avoir une image assez juste de la société française, le vrai panel est au comptoir avec son lot habituel d'optimistes, de déprimés, de petits malins, de paumés et de têtes de con.