Celui qui naît, hurle ; celui qui meurt se tait.
Au jardin de l'avocat, un procès est un arbre fruitier qui s'enracine et ne meurt pas.
Le vrai bonheur est un état terne, et sans valeur. Quand nous le goûtons sciemment, il passe et meurt : le jeu des saisons.
Le coeur meurt d'une morte lente perdant chaque espérance comme une feuille jusqu'au jour où il ne reste plus rien...
La vie, c'est un peu comme une pièce de théâtre, dont nous serions les acteurs... et les autres, le public. Mais à la fin, on ne vient pas saluer. On meurt sur scène comme Molière.
Dieu est une maladie dont on se croit guéri parce que plus personne n'en meurt et dont on est surpris, de temps en temps, de constater qu'elle est toujours là.
La jalousie qui se tait s'accroît dans le silence.
Avec la mort d'un homme meurt toute la grâce humaine.
L'amour vit d'inanition et meurt de nourriture.
La crise consiste justement dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés.
Qui vit en espérant meurt désespéré.
La force naît de l'adversité et des souffrances.
Un homme qui meurt par noyade revit en un éclair toute sa vie passée, alors qu'il ferait mieux de nager.
Il y a des moments de la vie où une sorte de beauté naît de la multiplicité des ennuis qui nous assaillent.
La pensée naît de la contradiction.
Quand la neige tombe, et souffle le vent, le loup solitaire meurt mais pas la meute.
Il n'y a point d'amitié plus douce que celle qui naît de la sympathie des caractères.
Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret.
Le spectacle insolent d'un couple qui se connaît à vingt ans, s'aime, se l'avoue, se le répète et meurt heureux, remplit d'aigreur la plupart des gens.
On ne vit pas avec les morts : on meurt avec eux ou on les fait revivre. Ou bien, on les oublie.
Lorsqu'une langue meurt avec ses couleurs, ses nuances, le peuple meurt aussi.
Il faudrait être sot pour croire que l'on meurt à cause d'une déficience qui nous est personnelle, ce sont les autres qui nous tuent par leur entêtement à vivre...
L'amour, c'est l'âme qui ne meurt pas, qui va croissant, montant comme la flamme.
L'espérance est la dernière chose qui meurt dans l'homme.
La seule amitié qui vaille est celle qui naît sans raison.
L'appétit de savoir naît du doute. Cesse de croire et instruis-toi.
L'homme naît seul et meurt seul. Alors que sont pour lui les amis ? Des entraves.
L'amour meurt d'indigestion.
On ne naît pas fort, faible ou volontaire. On devient fort, on devient lucide.
La gloire est comme ces navires où l'on ne meurt pas seulement à ciel ouvert mais aussi dans l'obscurité pathétique des cales.
Si les roses, qui ne durent qu'un jour faisaient des histoires... elles diraient : "Nous avons toujours vu le même jardinier ; de mémoire de rose on n'a vu que lui... Assurément il ne meurt point comme nous, il ne change seulement pas.