Je suis l'ennemi, parce que je pense, parce que j'aime lire, parce que je suis pour la liberté d'expression et la liberté de choix, je suis le genre de mec qui aime aller dans un bon resto et qui se demande si il va prendre une cote de boeuf ou un pave de rumsteck géant avec ces frites mayonnaise. Je veux faire du cholestérol, je veux bouffer du bacon, du beurre, des montagnes de fromage, je veux fumer un bon cigare de la taille de la tour Eiffel dans un coin non fumeur, je veux courir nu dans les rues le corps couvert de ketchup en lisant playboy. Pourquoi ? Parce que j'en aurai eu envie tout d'un coup, ouais mec !
Cette réplique, prononcée par Edgar Friendly dans le film Demolition Man, est une déclaration exubérante et provocatrice d'individualisme et de liberté de choix. Littéralement, le personnage se positionne comme un ennemi de la société future (San Angeles) en affirmant qu'il chérit des valeurs telles que la pensée, la lecture, la liberté d'expression et la liberté de choix. Il illustre cette liberté par des désirs purement hédonistes, excessifs et politiquement incorrects pour son époque : manger des aliments gras (côte de bœuf, bacon, beurre, fromage) sans se soucier du cholestérol, fumer un cigare dans un lieu non-fumeur, et se livrer à des actes de non-conformisme extrêmes et absurdes (courir nu couvert de ketchup en lisant Playboy).
Le sens profond de la réplique réside dans la célébration de la condition humaine, avec ses imperfections, ses plaisirs terrestres et son besoin viscéral de liberté non contrainte. Edgar Friendly symbolise la résistance à une société futuriste stérile, aseptisée et ultra-réglementée où tout est dicté pour le bien-être et la sécurité collective. Ses désirs excessifs et "dangereux" (cholestérol, fumée, non-conformité) sont des métaphores de la volonté de vivre pleinement, d'accepter les risques et de rejeter le paternalisme d'un État qui contrôle les moindres aspects de l'existence. Il est l'incarnation du chaos joyeux face à l'ordre tyrannique.
Bien que la réplique complète soit longue, l'idée générale qu'elle véhicule – la défense de la liberté contre le "politiquement correct" ou la réglementation excessive – est souvent référencée, en particulier :
La morale principale est que la vraie liberté inclut la liberté de choisir des choses qui ne sont pas nécessairement "bonnes" pour soi ou pour la société, mais qui rendent la vie digne d'être vécue. L'idée à retenir est qu'une vie sans passion, sans risque, et sans la possibilité d'un choix personnel – même absurde – est une forme de prison, même si elle est confortable et saine. L'individualité est l'ennemi de l'uniformité forcée.
Cette réplique est extraite du film de science-fiction et d'action américain Demolition Man, sorti en 1993. Elle est écrite par les scénaristes Daniel Waters, Robert Reneau et Peter M. Lenkov. Le film met en vedette Sylvester Stallone et Wesley Snipes.
La réplique est prononcée par Edgar Friendly (joué par Denis Leary), le chef de la résistance souterraine, lorsque l'officier de police du XXe siècle John Spartan (Sylvester Stallone) le rencontre. Friendly vit dans les égouts avec d'autres "résistants", fuyant la société de surface utopique et aseptisée de San Angeles. Il explique à Spartan pourquoi lui et ses partisans sont considérés comme des criminels ("l'ennemi") : non pas pour des crimes violents, mais pour leur refus de se conformer aux normes sociales de l'État bienveillant mais totalitaire.
La réplique est l'essence du personnage d'Edgar Friendly. Il est l'archétype du rebelle, du cynique et de l'anarchiste hédoniste. Il n'est pas un criminel au sens traditionnel, mais un dissident idéologique. Son discours est une diatribe sarcastique et passionnée contre l'ennui et le manque de saveur de la société de surface. L'acteur Denis Leary, connu pour son style comique caustique et ses positions anti-conformistes, insuffle une énergie parfaite à cette déclaration.
Le thème central de Demolition Man est le conflit entre la liberté et la sécurité. La société de San Angeles a choisi la sécurité et l'ordre total, au prix de la liberté d'expression, de l'individualité, de la sensualité et des plaisirs. Edgar Friendly représente l'opposition brutale à cette utopie autoritaire. La réplique met en évidence le contraste entre l'ère du "bon vieux temps" (représentée par Spartan) et le futur stérile, où même manger un steak est un acte de rébellion.
Cette réplique a eu un impact culturel en devenant une référence pour exprimer la frustration face à l'excès de prudence ou la tyrannie du bien-être. Elle résonne auprès de ceux qui estiment que la recherche d'une vie sans risque mène à une vie sans passion. Émotionnellement, elle est perçue comme un cri de ralliement pour l'authenticité, l'irrévérence, et le droit à l'autodestruction (choisir sa propre mort, même par le cholestérol), ce qui peut être très cathartique pour l'internaute.