Aimer, ce n'est pas connaître mais se brûler.
La métaphysique, la morale, la religion, la science, sont considérées comme des formes diverses de mensonge : il faut leur aide pour croire à la vie.
Pour être diplomate, il faut savoir parler plusieurs langues, y compris le double langage.
Se connaître soi-même. Après quoi, il devient impossible de coexister avec soi.
A moins de savoir ce que vous êtes, comment y arriverez-vous ?
Il faut savoir annuler les projets même les plus intéressants, pour capter, tout de suite, vite, sur le vif, le mensonge, en train de se faire, en flagrant délit.
Pour me comprendreIl faudrait connaître mes nuitsMes rêves d'amourEt puis mes longues insomniesQuand vient le jourLa peur d'affronter la vie.
Les muses et l'amour ont les mêmes retraites ; l'astre qui fait aimer est l'astre des poètes.
Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
Il faut être jeune pour savoir vivre sans nostalgie. Plus tard, on se raccroche à toutes sortes de sentiments : des bons, des mauvais. A ce qui n'est pas très sain. Un renouveau.
Vieillir, c'est savoir perdre.
Dans quelques années, vous saurez à quel point on peut souffrir quand on aime. Une souffrance à mourir. Il vaut mieux être jeune, être insensible, ne pas aimer surtout. J'avais déjà souffert, mais jamais de cette façon-là, si inattendue, alors que tout allait si bien.
Vivre c'est aimer Aimer c'est souffrir Souffrir c'est mourir Alors pourquoi vivre ?
Je préfère "l'amateurisme" au "professionnalisme", savoir rester dans une sorte de crête assez hasardeuse où l'on a l'impression de savoir des choses sans en être tout à fait sûr.
Il n'y a que les femmes qui sachent aimer ; les hommes n'y entendent rien...
C'est une erreur de croire qu'une idée peut être rendue de plusieurs façons différentes.
On dirait que nous ne commençons à exister que lorsque nous sommes ensemble ; que, chaque fois, nous surgissons même pas de l'ombre mais d'un univers indéfini, mais du néant, pour nous retrouver sur un ring, sur un podium, et moins pour nous aimer que pour nous affronter.
La journée de Mademoiselle Carridge avait un noyau, à savoir la bonne et forte tasse de thé qu'elle prenait dans l'après-midi. Il lui arrivait parfois de s'attabler devant cet élixir avec la conviction de n'avoir rien négligé des choses qui rapportent et de n'avoir rien fait des choses qui ne rapportent pas.
Il existe quelques règles de mise en scène, comme il existe des règles de grammaire. Connaître la grammaire ne fait pas de vous un Victor Hugo, le même raisonnement vaut pour le cinéma.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Un homme se doit de croire en quelque chose... Moi, je crois que je vais boire un autre verre !
A coudre du vieux, on perd son fil ; à aimer un vieux, on perd ses nuits.
J'ai repensé à toutes les filles que j'avais connu, avec qui j'avais couché ou même que j'avais seulement désiré. Je me suis dit qu'elles étaient comme des poupées russes. On passe sa vie entière à jouer à ce jeu. On [...] â–º Lire la suite
Il faut savoir servir avec intelligence les fatalités de sa nature.
Savoir et croire ne sont pas antinomiques. La raison et la foi sont les deux rivières qui forment le fleuve de la connaissance.
Un imbécile nommé M..., que je n'y avais pas vu depuis longtemps, y était en toilette exacte et ganté hermétiquement. Il a l'air de se croire beau ou intéressant pour le sexe ; cela lui impose la tenue. Je ne [...] â–º Lire la suite
Il vaut mieux croire que ne pas croire; en faisant, vous apportez tout au royaume de la possibilité.
Ah ! que pour ton bonheur je donnerais le mien - Quand même tu devrais n'en savoir jamais rien - S'il se pouvait, parfois, que de loin j'entendisse - Rire un peu le bonheur né de mon sacrifice !
Ils diront sans pudeur du mal d'un chef-d'oeuvre parce qu'ils croient qu'on a l'air de s'y connaître quand on dit du mal d'un ouvrage - mais dire du bien, s'enthousiasmer, attention ! Ils ne veulent pas être ridicules.
Aimer, ce n'est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C'est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu'il y a quelqu'un au bout qui dit d'une voix douce et calme : avance, continue d'avancer, n'aie pas peur, tu vas y arriver,
Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent aux vents un mobilier sans savoir qu'ils anéantissent un royaume.