Le tyran broie ses esclaves et ils ne se rebellent pas contre lui, ils écrasent à leur tour ceux en-dessous d'eux.
Si un écrivain est couronné, encensé, il considère que c'est la juste contrepartie de son talent, s'il est ignoré de la critique, dédaigné par le public, il en tient l'attachée de presse pour principale responsable.
L'imagination est une force qui peut réellement manifester une réalité. Ne vous imposez pas de limites. D'autres le feront pour vous.
L'être humain qui crée sa solitude a besoin qu'on lui dise:Oui je t'aime malheureux.
S'il suffisait de s'installer en position du lotus pour accéder à l'illumination, toutes les grenouilles seraient des bouddhas.
L'agréable, dans les cadeaux d'argent qu'on reçoit pour Noël, c'est qu'ils sont si faciles à échanger.
On ne lutte pas contre l'amour, on se laisse envahir. Avant qu'il ne soit trop tard. Tout de suite.
Le bonheur dépend à 80% de la personne que vous choisissez pour vous accompagner dans la vie.
Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.
Je n'ai jamais réussi à trouver quelqu'un d'assez riche pour me faire renoncer à ma liberté de penser. Jamais.
Que devient la République si elle n'offre plus l'éducation gratuite à tous sans souci de fortune ou d'origine ?
Le tapioca a un goût de moisi assez déplaisant pour les personnes qui n'aiment pas le moisi.
Doit-on, en bonne justice, en vouloir à l'endroit qui nous a reçu dans notre chute ou bien à la souche contre laquelle nous avons butté ?
Les hommes aux pensées profondes, dans leurs rapports avec les autres hommes, ont toujours l'impression d'être des comédiens, parce qu'ils sont forcés, pour être compris, de simuler une superficie.
Religion : est nécessaire pour le peuple. Cependant pas trop n'en faut.
Qu'est-ce qu'une crucifixion unique, auprès de celle, quotidienne, qu'endure l'insomniaque ?
C'est tout de même extraordinaire que la conscience de l'Europe, qui a aboli il y a soixante-dix ans le trafic d'esclaves pour des motifs humanitaires, tolère aujourd'hui l'état du Congo. C'est un peu comme si la pendule de l'ordre moral avait été retardée de plusieurs heures.
J'ai trois filles et je leur dis la même chose. Je ne suis pas impliquée dans leur carrière parce que j'ai appris qu'il est important pour elles de se débrouiller seules. Elles se sentiront mieux et plus fiéres d'elles-mêmes.
Je veux qu'on me creuse trois tombes : une pour mon corps, une pour mon âme, une pour mes mots.
Savez-vous, lui dis-je, que la terre est ronde, et que notre grand pays n'est pas au milieu, après tout ? Il n'occupe, avec les autres contrées, qu'une parcelle de terre et d'eau sur la surface du monde.
On ne peut traverser à gué un fleuve aux courants dangereux. Mais il est toujours possible d'y puiser pour étancher la soif.
L'écriture n'est pas une fin en soi, elle est la nostalgie d'un ravissement.
Imitons l'abeille, elle fait de grandes randonnées, sans perdre son objectif.
Le travail est nécessaire pour l'homme. Il en a inventé le réveil-matin.
Heureux les hommes qui pour jouir de la vie n'ont besoin ni d'espérer ni de prévoir.
La vérité est une bulle de champagne, elle remonte toujours à la surface.
Il faut plus d'esprit pour faire l'amour que pour conduire des armées.
Le problème avec la poésie : elle embellit tout !
Les hommes politiques se demandent pourquoi on ne les aime pas. Ils nous prennent pour des imbéciles. L'impardonnable, c'est qu'il leur arrive d'avoir raison.
Si notre vie est déjà écrite, elle ne l'est qu'au brouillon.
Le moi est une cabine d'essayage, on s'y enferme avec son miroir pour y choisir son image.