Où que j'aille, j'ai besoin d'une période d'incubation pour apprendre l'essence de la nature, qui ne veut jamais être comprise ni se livrer.
Même chez les jaloux, l'instinct de conservation est tel qu'il leur fait préférer, en fin de compte, l'image de la réalité qu'on leur présente à celle qu'ils devinent et redoutent de voir confirmer.
Souvent les petites choses font connaître les grandes, et les choses visibles, les choses cachées.
- Qui c'est que tu hais Danny ? - Je hais tous ceux qui ne sont pas blancs et protestants. - Pourquoi ? - Parce qu'ils sont un fardeau pour l'avancement de la race blanche. Y'en a parmi eux qui doivent être [...] â–º Lire la suite
La poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même.
Vacances : période ou l'on dépense des centaines de francs pour savoir à quoi ressemble la pluie dans les autres parties du globe.
Le vrai comédien est l'imitateur de la nature : il doit éprouver à son gré tous les sentiments.
La nature est un lieu de détente, mais cela ne veut pas dire qu'il faut appuyer sur cette dernière. Les chasseurs font une erreur d'interprétation.
Le but suprême du romancier est de nous rendre sensible l'âme humaine, de nous la faire connaître et aimer dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses victoires et dans ses défaites. Admiration et pitié, telle est la devise du roman.
La nature est pour nous un dictionnaire, nous y cherchons des mots.
L'action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu'ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.
Il est difficile de voir le beau tout seul.
Si vous voulez connaître vos vrais amis, habitez un cinquième étage sans ascenseur.
Ce qui m'étonne le plus est de voir que tout le monde n'est pas étonné de sa faiblesse.
Ce que la poésie fait de plus sublime, c'est de donner aux choses insensées sens et passions.
On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent ; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.
Certains hommes ne sont absolument pas doués pour voir la vérité. Si vous saviez en revanche, comme leurs mensonges respirent la sincérité !
Je ne vois pas comment un homme peut travailler aux frontières de la physique et écrire de la poésie en même temps. Elles sont dans l'opposition.
La nature nous a fait frivoles pour nous consoler de nos misères.
Un écrivain a pour métier la vérité. Laquelle a pour meilleure amie la liberté. L'animal par nature étant plus libre que l'humain, nul ne prête plus attention à ses propos que l'écrivain.
Quel besoin de se venger d'une femme ? La nature s'en charge, il n'y a qu'à attendre.
Devenir adulte, c'est reconnaître, sans trop souffrir, que le "Père Noël" n'existe pas. C'est apprendre à vivre dans le doute et l'incertitude.
La poésie est un art de vivre.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
La ville permet de voir sans être vu et d'être vu sans voir.
Le clonage c'est idiot, il faut laisser faire la nature : si on ne passe pas l'aspirateur sous le lit, les moutons se reproduisent tous seuls !
Toute tentative d'apprendre est autodestructrice. Lorsque vient l'érudition, la poésie s'en va.
Il est difficile d'avoir de la lucidité sur ce qu'on écrit. La répétition vient peut-être du fait que je suis travaillé par une période de ma vie qui revient sans arrêt dans ma tête..
Les enfants sont beaux, heureux, passionnants à voir vivre.
Entre un amour et le suivant, il faut par décence, passer par une période de quarantaine avec un troisième.
La vraie sagesse de la vie consiste à voir l'extraordinaire dans l'ordinaire.