La joie rend impuissant.
La plus grande joie d'un homme est d'écraser ses ennemis.
Mais au bout du compteOn se rend compteQu'on est toujours tout seul au monde.
Ce n'est pas la charge qui rend celui qui l'exerce plus noble et plus considérable ; mais la charge devient noble et considérable par la bonne conduite de celui qui l'exerce.
Un professeur qui essaie d'enseigner sans inspirer à ses élèves le désir d'apprendre frappe sur des têtes dures.
C'est la douleur seule qui rend consciente la passion, et c'est pourquoi l'on aime souffrir, et faire souffrir.
La joie panique, il est impossible de la garder pour soi-même ; celui qui l'a, s'il ne la partage ne fait que la toucher et la perdre.
Les extrêmes marquent la frontière au-delà de laquelle la vie prend fin, et la passion de l'extrémisme, en art comme en politique, est désir déguisé de mort.
La vie est mal faite. Quand un homme arrive à un âge où il se rend compte que son père avait raison, il a déjà des enfants qui sont persuadés que leur père est totalement stupide.
La compassion fait agir alors que la faiblesse rend craintif.
Quand un acteur est mauvais, l'applaudissement le rend pire.
Ca fait un peu mal de rêver toujours. Ca rend fou, mais ce qu'il y a de plus douloureux dans le rêve, c'est qu'il n'existe pas.
L'autonomie et l'indépendance peuvent se transformer en égoïsme et en licence, l'ambition en cupidité, un désir effréné de réussir à tout prix.
On a beau croire le contraire, la joie se partage moins que le malheur.
Il y a plusieurs façons d'être en amour. C'est ce qui rend l'amour si fascinant.
La peur a détruit plus de choses en ce monde que la joie n'en a créées.
Le désir de dominer est une passion dévorante qui étouffe tout sentiment.
J'ai vu plus de quatre-vingts ans de douleurs, et chaque heure de joie s'est toujours brisée sur une semaine d'angoisses !
Le véritable amour rend toujours un homme meilleur, quelle que soit la femme qui l'inspire.
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Le charme c'est ce qui rend les jolies femmes intelligentes et les moins belles attirantes.
L'homme livré à lui-même doit apprendre à déjouer les pièges qui lui sont tendus : l'impatience, le découragement, l'orgueil, le désir de posséder...
Le silence est un hommage que la parole rend à l'esprit.
La foi nous rend responsable envers nous-mêmes, envers les autres, envers une vérité supérieure.
L'opium dégage l'esprit. Jamais il ne rend spirituel.
Rien n'est plus doux au coeur d'un homme que le ravissement de la femme qu'il aime, qui l'aime, et la mine attentive qu'elle prend à chacune de ses paroles, d'autant plus émue et intérieurement grisée qu'elle ne sait pas ce qu'il lui dit.
Il est si rare qu'il n'y ait pas une partie apparente d'un désir ! Ce que vivent les coeurs des amants, leurs palpitations, leurs émois et leurs dévoiements, la chair en est aussi bavarde que retournée.
La louange gonfle le sot et rend tout petit l'homme d'esprit.
L'espoir est le désir mais ouvert à la peur.
Le Graal renvoie à ce désir profond de l'homme d'aujourd'hui de trouver une justification à son existence.
Mieux vaut éprouver au réveil les tenailles du désir plutôt que celles du remords.