Le progrès ne fait peur que lorsqu'il n'est pas contrôlé.
Il faut rire avant d'être heureux, de peur de mourir sans avoir ri.
La civilisation technique a un tort énorme : elle n'a pas encore supprimé la mort.
Il y a toujours un peu de l'auteur dans un personnage... Pourtant Astérix adore le sanglier, moi, j'ai horreur de ça !
La peur aussi rend l'homme semblable à la bête et souvent le fait mourir.
La peur est là où il n'y a pas d'amour. L'amour est là où il n'y a pas de peur.
Les amours clandestines sont plutôt rassurantes. Le peu qu'on s'offre, on a eu si peur de le perdre, qu'on est exact aux rendez-vous.
La formule sacrée du positivisme : l'amour pour principe, l'ordre pour base, et le progrès pour but.
Le pouvoir qui a la main de fer dans un gant de velours, a la peur de la spontanéité, du génie propre, du naturel de la jeunesse. Elle dérange parce qu'elle porte à remettre en question un certain nombre de valeurs reçues et le système.
L'homme moderne est l'esclave de la modernité : il n'est point de progrès qui ne tourne pas à sa plus complète servitude.
Le progrès, c'est surtout technique les gadgets, le confort de se carrer les miches dans les âmes, les coeurs, les moeurs, je vois rien venir depuis que nous sommes tous devenus des automobilistes.
Le bonheur se donne à celui qui a vaincu sa peur de vivre et qui considère sa vie comme une étincelle sacrée, dans la continuité des âges.
Qui contrôle le passé contrôle l'avenir.
Je me fais peur donc je suis.
Connaître un homme aujourd'hui, veut surtout dire connaître ce qu'il y a en lui d'irrationnel, ce qu'il ne contrôle pas, ce qu'il effacerait de l'image qu'il se fait de lui.
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
Peur. C'est l'émotion la plus fondamentale, la plus humaine. Enfants, nous avons peur de tout. L'obscurité. Le croque-mitaine sous le lit. Et nous prions pour le matin. Pour que les monstres s'en aillent. Bien qu'ils ne le fassent jamais. Pas vraiment.
Quelle horreur : vivre dans sa propre maison. Ce doit être encore plus dur que vivre dans sa propre peau.
Les théâtreux sont de gauche pour cacher que le théâtre est fondamentalement réactionnaire. C'est-à-dire que le mot de progrès provoque parfois un fou rire dans les coulisses du théâtre. Le théâtre est un doute sur les progrès de l'humanité qui ne se contente pas de rire.
Je n'ai pas peur de rêver. Vous devez d'abord commencer par un rêve. Construisez vos châteaux en l'air et donnez-lui des fondations. Sans rêve, vous n'irez nulle part.
La religion est pour les gens qui ont peur de l'enfer, la spiritualité est pour les gens qui ont été en enfer.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
Comment sait-on si c'est l'amour, le grand amour ? Quand on rencontre celui avec qui l'on n'a pas peur de mourir.
La peur de mourir, c'est finalement la peur de vivre.
Le progrès avance en permanence grâce à l'expérience des autres.
Si l'homme a instinctivement adoré le feu, c'est pour vaincre la peur intérieure qu'il nourrissait envers les ténèbres.
Un homme cesse d'avoir peur lorsqu'il a pris son parti de la mort et de sa propre damnation
Là où il y a charité et sagesse, il n'y a plus ni peur ni ignorance.
Celui qui est amoureux n'a pas peur pour sa vie.
Le conservateur moderne est engagé dans l'un des plus anciens exercices humains de philosophie morale ; c'est-à-dire la recherche d'une justification morale supérieure à l'égoïsme.
La femme n'est que le complément de l'homme... Que les inférieurs dépendent des supérieurs, c'est un bonheur pour le progrès et pour eux !