Un dictateur qui meurt, c'est une banque suisse qui ferme.
Le poète meurt de l'inspiration comme le vieillard de la vieillesse. La mort est au poète ce que le point final est au manuscrit.
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on [...] ► Lire la suite
Le trop d'attention qu'on met à observer les défauts d'autrui fait qu'on meurt sans avoir eu le temps de connaître les siens.
Avec la mort d'un homme meurt toute la grâce humaine.
Si en un instant l'on naît et si on meurt en un instant, un instant suffit pour une vie entière.
Rien ne meurt jamais vraiment. L'univers ne gaspille rien, tout est simplement transformé.
L'espoir est un sentiment qui ne meurt qu'avec l'homme.
Un compte en banque et quelques canaris à nourrir, un héritage à espérer, une voiture à acquérir, toutes ces bornes de carton qui, de kilomètre en kilomètre, nous mènent fièrement et joyeusement à la tombe.
On meurt depuis toujours et cependant la mort n'a rien perdu de sa fraîcheur.
La mort du jardinier n'est rien qui lèse un arbre. Mais si tu menaces l'arbre, alors meurt deux fois le jardinier.
Qui vit d'espoir meurt de désir.
L'espérance est un emprunt fait au bonheur.
L'homme ne naît pas, et il ne meurt jamais. Il s'efforce d'exister, il ne cessera jamais de le faire, car il est éternel et permanent.
Tout le monde meurt mais peu de gens vivent avant de mourir.
Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ça ne meurt pas, l'espoir.
De quoi meurt cet enfant ? Dût la réponse troubler, il meurt aussi de nos silences.
L'espérance est la dernière chose qui meurt dans l'homme.
L'amour commence par un sourire, grandit avec un baiser, et meurt d'une larme.
Un homme meurt sans causer au monde aucun dommage.
Offrir l'amitié à qui veut l'amour, c'est donner du pain à qui meurt de soif.
Une banque : une plantation d'oseille.
Qui est le plus grand criminel : celui qui vole une banque ou celui qui en fonde une ?
Armée, Mariage, Église et Banque : les quatre cavaliers de l'Apocalypse.
Celui qui reste chaste et meurt d'amour meurt martyr.
À déshonneur meurt à bon droit qui n'aime livre.
Ne meurt de faim que celui-là qui le veut bien.
L'homme naît seul et meurt seul. Alors que sont pour lui les amis ? Des entraves.
Les caresses sont aussi nécessaires à la vie des sentiments que les feuilles le sont aux arbres. Sans elles, l'amour meurt par la racine.
Tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique.
L'amour ne meurt jamais de mort naturelle. Il meurt parce que nous ne savons pas comment revenir au fondement de cet amour. Il meurt de la cécité, des erreurs et des trahisons. Il meurt de maladie et de blessures. Il meurt d'ennui et de flétrissement.