Ce n'est pas celui qui prie pour lui-même qui est guéri. C'est celui qui prie pour les autres.
Entre autres maux que le désarmé vous apporte, il vous fait mépriser.
Que de gens se consolent du malheur des autres par la joie de l'avoir prédit.
Comment la femme pourrait-elle échapper à ses penchants serviles et perfides quand l'éducation l'a façonnée dès l'enfance à étouffer son caractère pour se plier à celui du premier venu que le hasard, l'intrigue ou l'avarice lui choisiront pour époux ?
Quand le pillage devient un moyen d'existence pour un groupe d'hommes qui vit au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code morale qui le glorifie.
Vivre de sons, de couleurs. Avoir un royaume dans son regard. Etre ainsi fait que les autres doivent, pour te comprendre, non pas penser, mais songer.
Tout écrivain, symboliquement, extermine son lecteur, afin de mieux lui offrir son oeuvre achevée.
Il n'y a que les filles bien qui tiennent un journal, les autres n'en ont pas le temps.
Les gens ne connaissent pas leur bonheur, mais celui des autres ne leur échappe pas.
Pour briser la clôture où l'enferme l'homme, la femme doit aussi dénoncer l'image d'elle-même qu'il lui renvoie.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.
Aujourd'hui, l'homme n'a qu'à appuyer sur un bouton et le monde lui appartient. Pourtant il se sent désespéré.
Les trois types de fierté sont : (1) penser que je suis meilleur que les autres ; (2) penser que je suis pire que les autres ; et (3) penser que je suis aussi bon que les autres.
Je n'étais pas en train d'embrasser votre fille, monsieur, je lui chuchotais seulement dans la bouche.
On s'aperçoit qu'un nouveau talent a emergé au fait qu'il se crée spontanément autour de lui une conjuration d'imbéciles pour le briser.
L'homme maître de soi n'aura point d'autres maîtres.
Le moindre accident de la vie porte en lui la semence d'un grand événement intérieur.
Il a, tout simplement, été ma force et mon soutien durant toutes ces années. Je lui dois, ainsi que toute ma famille, ce pays et bien d'autres, une dette plus grande qu'il ne la réclamera et que nous ne connaîtrons jamais.
- Elle est où Grace ? - Je suis au regret de t'annoncer que... à vrai dire elle est morte hier dans l'après-midi - Non, je viens de lui parler d'ailleurs je lui parle tout le temps. - Moi aussi figures toi : entre nous qu'est ce qu'on peut faire d'autre ?
C'est en ayant confiance en soi que l'on devient sexy.
L'homme sage trouve en lui-même une seule arme défensive, commune à chacun, utile et salutaire à tous, et quelle est cette arme ? La défiance. Portez-la toujours avec vous, ayez soin de vous en couvrir ; tant que vous ne la quitterez pas, vous n'aurez rien à craindre.
La nature a des infinités mystérieuses et un pouvoir imaginatif. Elle varie toujours les productions qu'elle nous offre. L'artiste lui-même est l'un des moyens de la nature.
J'ai eu une fois une affaire de divorce, la femme se plaignait parce que son mari ne lui avait jamais allongé de claque quand elle lui lançait la lampe à la tête. Elle se sentait négligée.
La méchanceté d'un homme fait de lui un démon, la méchanceté d'une femme fait d'elle un enfer.
Lorsqu'une femme ne vit pas suffisamment avec son corps, le corps finit par lui apparaître comme un ennemi.
On a honte d'obéir au roi parce qu'il est le roi - alors on lui obéit parce qu'il est intelligent.
La paresse est un vice très agréable puisqu'il nous traîne tous les autres à sa suite.
Tous les arts sont comme des miroirs où l'homme connaît et reconnait quelque chose de lui même qu'il ignorait.
Un sceptique est un type qui, s'il rencontrait Dieu, lui demanderait ses papiers.
Je ne cesse de rencontrer des gens obsédés par l'idée que les autres se font d'eux, et dont toute l'énergie se mobilise pour ressembler au modèle qu'ils ont créé un jour pour séduire, et qui les a réduits une fois pour toutes à l'esclavage.
L'avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien ; c'est nous qui, pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même.