Le vieillissement est d'autant plus actif que l'être est plus jeune. Ce qui vieillit le moins vite, c'est le vieillard.
La littérature ne change ni l'homme ni la société. Pour autant, l'absence de littérature rendrait l'homme encore plus infréquentable.
Attendons un peu pour finir plus vite.
Le mépris efface l'injure plus vite que la vengeance.
Mais on supporte moins facilement pour autrui ce qu'on accepte assez convenablement pour soi-même.
Revenons à la question des droits de l'homme, du concept de crime contre l'humanité, mais aussi de la souveraineté. Plus que jamais, ces trois motifs sont liés dans l'espace public et dans le discours politique. Bien que souvent une certaine [...] â–º Lire la suite
- [Lisant son discours à l'enterrement de sa soeur] Ma soeur me manque. Chaque nuit vers 22h, elle avait l'habitude de m'appeler et quand je lui demandais pourquoi... Elle me répondait que son corps lui disait... Elle veut entendre ma [...] â–º Lire la suite
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
De même que les pages que j'écris en ce moment, les nuits que je passe à les écrire, tout cela est si vain, si pour rien. Je mourrai. Plus de je bientôt.
O vous qui pensez que je suis un être haineux, obstiné, misanthrope, ou qui me faites passer pour tel, combien vous êtes injustes ! Vous ignorez la raison secrète de ce qui vous paraît ainsi. Dès l'enfance, mon coeur, mon [...] â–º Lire la suite
La science est compétitive, agressive, exigeante. C'est aussi imaginatif, inspirant, édifiant.
Le plaisir auquel on s'est livré sans défense et sans retour devient le plus inexorable des ennemis.
Nos goûts et nos passions nous dégradent plus que nos opinions et nos erreurs.
Peut-être le décalage entre les générations est-il beaucoup plus dans la forme que dans le fond.
L'oppression viendrait plutôt de ces bourgeois infatués d'eux-mêmes qui occupent les avenues du pouvoir et se montrent plus intolérants que ne l'étaient peut-être les rois absolus. Au vrai, le régime se conduit comme s'il était en place depuis des siècles et comme si mille années l'attendaient. Il ne tolère aucune atteinte à sa pérennité.
On provoque nous même ce qui nous arrive, et ensuite on appelle ça, le destin. Quoi de plus facile quand on choisit un chemin glissant que de prétendre qu'on y était destiné ?
Il n'y a rien sur quoi plane autant de séduction et de malédiction que sur un secret.
Pour moi, le socialisme a toujours été une question de liberté et de solidarité, mais aussi de responsabilité.
- Plutôt dur pour un valet, ce gars-là. Il ressemble plus à un flic. - Je crois qu'il l'a été. [Le valet en question les rattrape] - Oh merde merde !!
La cuisine est le plus ancien des arts parce que Adam naquit à jeun.
On veut la liberté aussi longtemps qu'on n'a pas la puissance ; mais si on a la puissance, on veut la suprématie.
Il faut parfois se rendre au bord du précipice pour comprendre à quel point on n'a plus envie de sauter.
Tout au long de cet été, Charlie publie quelques-unes des « fatwas » de Charb. Ces textes, réunis en deux tomes parus en 2009 et 2014, sont autant de coups de gueule qui brocardent toutes les modes et les tendances les plus insupportables de notre époque.
Les ouvrages qu'un auteur fait avec plaisir sont souvent les meilleurs, comme les enfants de l'amour sont les plus beaux.
De toutes les mauvaises habitudes, la plus nuisible au progrès spirituel est celle de mentir.
Tous les films sont des rêves. Mais certains un peu plus que d'autres !
Personne n'accepte la première gifle si elle ne vient pas accompagnée d'un flot merveilleux d'excuses, de promesses, une intensité de ne pas vouloir te perdre, de ne pas envisager de te perdre. Ceux qui peuvent te tuer sont toujours ceux qui tiennent le plus à toi.
La joie est le passage de l'homme d'une moindre à une plus grande perfection.
Il faut plus d'une personne pour instaurer la paix - il nous faut tous.
Le pouvoir n'existe plus que comme un simulacre.
La richesse est pareille à l'eau de mer : plus on en boit, plus on a soif.