Une majorité vaut ce que vaut le gouvernement qui la met en mouvement.
La différence de la marche progressive de l'opulence dans des âges et chez des peuples différents a donné naissance à deux systèmes différents d'économie politique sur les moyens d'enrichir le peuple. On peut nommer l'un Système mercantile, et l'autre Système de l'Agriculture.
Je suis passionné par la politique quand il y a du sang, du danger.
J'ai reçu des coups. Et j'en ai donnés aussi. On s'est battu à coups de poings, à coups de bâtons, à coups de barres de fer. Dans les réunions (gaullistes face aux communistes, ndlr), c'était comme ça. Aujourd'hui, la politique est devenue une plaisanterie. C'est de la rigolade !
La politique et la religion sont comme deux têtes sous un même bonnet.
Il vaut mieux reverdir que d'être toujours vert.
L'expérience prouve que jamais les peuples n'ont accru leur richesse et leur puissance sauf sous un gouvernement libre.
En politique on n'est pas ce qu'on est ; on est ce qu'on paraît être. La déconsidération, une fois acquise, ne se perd plus.
Le corps politique est comme un arbre : à mesure qu'il s'élève, il a autant besoin du ciel que de la terre.
Rien ne vaut la force de l'amour de l'homme pour sa terre, sa forêt, ses fleuves, ses montagnes, ses rochers, ses arbres, ses oiseaux, ses pierres.
Un gouvernement c'est comme un bébé. Un tube digestif avec un gros appétit à un bout et aucun sens des responsabilités de l'autre.
Mieux vaut les illusions qui nous exaltent que dix mille vérités.
Notre temps vaut ce qu'il vaut ; il n'est ni meilleur ni pire que les temps passés ; il serait plutôt plus avantageux pour nous puisque c'est celui que nous vivons.
Un athée qui, s'occupant de son système, pense à Dieu, vaut mieux qu'un théiste qui n'y pense jamais.
La politique est la conduite des affaires publiques pour le profit des particuliers.
Toute politique tend à traiter les hommes comme des choses.
Il vaut mieux se perdre dans sa passion que perdre sa passion.
On éprouve un plaisir qu'on n'a jamais connu avec aucune femme. La politique dévore ses serviteurs. On peut l'aimer et survivre. On peut en mourir aussi. Cela vous ronge de l'intérieur, cela vous pompe tout votre amour propre. Et l'individu qu'on a été n'est plus qu'un homme politique.
Tout l'art de la politique est de se servir des conjectures.
Comme un homme politique ne croit jamais ce qu'il dit, il est étonné quand il est cru sur parole.
En politique comme en pharmacie, il faut toujours agiter la solution avant de s'en servir.
Une bonne santé vaut mieux qu'une poche pleine.
Mieux vaut le célibat qu'un mariage malheureux.
Entre le gouvernement qui fait le mal et le peuple qui l'accepte, il y a une certaine solidarité honteuse.
Montchrestien a inventé le terme, promis à un grand avenir, d'économie politique : "On ne saurait diviser l'économie de la politique, sans démembrer la partie principale du tout".
Ne perdons pas de vue qu'entre l'autorité pratiquement indispensable à tout gouvernement et la liberté légitimement revendiquée par les peuples et les individus, l'exacte mesure est bien malaisée à tracer et à garder. Ce problème est le plus ancien et le plus difficile de la politique.
La véritable modestie consiste toujours à ne jamais se prendre pour moins ni plus que ce qu'on estime qu'on croit qu'on vaut ni pour plus ni moins que ce qu'on évalue qu'on vaut qu'on croit.
Nous plaçons régulièrement la classe politique sous le plancher de la cave dans notre estime collective, et au bout du compte, nous allons tout de même courir la réélire.
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
Un homme politique est quelqu'un qui aborde chaque sujet la bouche ouverte.
L'objectif principal d'une société est de gagner de l'argent. Le rôle principal du gouvernement est de prendre une grande partie de cet argent et de le donner à d'autres.