Si l'idée n'est pas à priori absurde, elle est sans espoir.
Chaque pensée est une exception à une règle générale qui est de ne pas penser.
Peut-on considérer le désespoir comme condition normale de la vie sans aller jusqu'à sa conséquence, jusqu'au suicide ?
Chaque pensée que vous produisez, tout ce que vous dites, chaque action que vous faites, porte votre signature.
Il est plus facile de perdre la foi que de la retrouver.
Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève.
La règle du jeu était de ne rien changer, et ce que l'on pouvait appeler taquinerie lorsqu'on était gamin devait à présent s'appeler perversion.
Si la bonne foi était bannie du reste du monde, on la retrouverait dans le coeur des rois.
Dieu me demande une faveur : l'accompagner au bord du lac, là où la foi n'est pas utile. Nous nous taisons, respectueux et résignés. Bientôt est apparue, vivace et blanche, une île.
En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de la sincérité.
Si croire en la réalité d'une abondance planétaire et individuelle est un acte de foi, il n'en est sûrement pas moins un acte de foi de croire en la valeur des billets verts que nous utilisons tous les jours.
La pensée est une rature indéfinie.
Si retranchée soit notre vie, perdue sur les hauteurs brûlées de vent, elle n'est jamais si proche que dans une poignée de visages aimés, que dans cette pensée qui va vers eux, dans ce souffle d'eux à nous, de nous à eux.
L'espoir fait vivreLe désespoir aussi.
Il n'est peut-être pas indifférent à certains anatomistes de la pensée de savoir que l'âme est la femme.
Le Bourgeois mâle et femelle ne saurait être compris tant qu'on ne se pénètre pas de cette idée qu'étant aujourd'hui le maître du monde, s'il y a quelque chose à souffrir, cela regarde ses esclaves, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas bourgeois comme lui.
C'est la puissance de la vie et l'action qui peuvent seules résoudre, sinon entièrement du moins en partie, les problèmes que se pose la pensée abstraite.
La science est un jeu dont la règle du jeu consiste à trouver quelle est la règle du jeu.
Chacun a une idée confuse d'un bien où son âme puisse se reposer ; il le désire, par suite, il s'efforce d'y atteindre.
Presque tous ceux qui ont eu une idée quelque peu révolutionnaire ou qui a eu un succès fou se sont d'abord fait dire qu'ils étaient fous.
La pensée nous console de tous et guérit tout. Si parfois elle vous fait du mal, demandez-lui le remède à ce mal et elle vous le donnera.
Un seul sport n'a connu ni arrêts ni reculs : le football. A quoi cela peut-il tenir sinon à la valeur intrinsèque du jeu lui-même, aux émotions qu'il procure, à l'intérêt qu'il présente ?
Utiliser la raison sans espoir de profit est une attitude purement sentimentale.
Les femmes peuvent tout faire et ça semble logique même dans les pires contradictions.
Pas question de rêver, de laisser mûrir une idée : pendant qu'on la laisse mûrir d'autres la vendent verte.
Quiconque n'a pas habité la campagne ne peut se faire une idée de l'ennui qu'on y éprouve.
On peut dire n'importe quoi n'importe comment : c'est toujours coupé. La conversation est un jeu de sécateur, où chacun taille la voix du voisin aussitôt qu'elle pousse.
Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] â–º Lire la suite
Au poète trop épris de lui qui manie le revolver et la fronde Rendons le verbe pour le verbe A la fois matière et pensée A la fois granit et temple.
Quand donc allons-nous nous ressaisir, en passant d'une logique d'accusation de l'autre à une logique de responsabilité ?
Il y a cette idée que nous devons décider ce que nous allons être, ou se conformer à une idée de ce que les femmes ou les hommes devraient être en référence à notre propre culture ou société.