Une photographie, c'est un fragment de temps qui ne reviendra pas.
Voir avec horreur comment simplement possible le moment où le souvenir de ces mots qu'elle m'a dits ne me ferait plus pleurer...
La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l'enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière.
Un des problèmes que l'on rencontre avec les techniques de lecture rapide c'est que le temps de se rendre compte qu'un livre est ennuyeux, on l'a déjà terminé.
Le temps est fait de la désolation des hommes.
Mon tendre fils de l'été, que sais-tu de la peur ? La peur vient avec l'hiver. Quand le soleil se cache des années durant, que les enfants naissent, vivent et meurent dans les ténèbres. Alors il est temps d'avoir peur petit seigneur, quand les marcheurs blancs avancent dans les bois.
L'amitié, c'est quand le temps s'arrête pour vous laisser passer.
L'homme est de toutes les espèces, celle où l'individu met le plus de temps à se construire : quinze ans pour achever une construction du cerveau et qui restera toute la vie l'objet de réaménagements permanents.
La photographie m'a rendue heureuse.
On perd son temps à cultiver les mots.
Il semble que de tout temps l'homme ait fait moins de réflexion sur le bien que de recherches pour le mal.
Le temps est un enfant qui ne se laisse pas étreindre.
Ne vient-il pas un temps dans la vie où le devoir est le plaisir plutôt que le plaisir un devoir...
Le temps d'attendre c'est déjà du plaisir.
L'esprit le plus pénétrant a besoin du secours du temps pour s'assurer, par ses secondes pensées, de la justice des premières.
L'arbre de la liberté doit être rafraîchi de temps en temps avec le sang des patriotes et des tyrans.
Nous pensons au temps comme quelque chose à ne pas perdre, pas comme quelque chose à investir.
La sagesse du futur, celle qui évitera le suicide de l'humanité, ne consistera plus à gagner du temps mais à le remplir, à le vivre, à en prendre toute la mesure.
Pour protester contre le temps qui passe, deux vieillards jeûnent.
Il y a un mystère dans les voies qu'empruntent nos enfants pour se séparer de nous. Elles passent souvent par un moment d'effondrement individuel, un peu comme s'il fallait mourir pour vivre.
Au fond, quelle différence y a-t-il entre mourir brûlé et attendre que le temps allume cet autre bûcher qu'est la vieillesse, la maladie ?
En se fondant chacun sur le principe du déterminisme biologique, sociobiologie et féminisme différentialiste parviennent à un résultat similaire : l'un est toujours valorisé aux dépens de l'autre. Dans cette optique, hommes et femmes n'ont plus à se rencontrer que le temps de l'insémination...
Chez moi il n'y a plus que moiEt pourtant ça ne me fait pas peurLa radio, la télé sont làPour me donner le temps et l'heureJ'ai ma chaise au Café du NordJ'ai mes compagnons de flipperEt quand il fait trop froid dehorsJe vais chez les petites soeurs des coeurs.
Oui, seul le temps présent est réel, les autres sont virtuels : le futur n'existe pas encore, le passé n'existe plus.
Il fut un temps où je pensais que je pourrais peut-être me créer une image comme une oeuvre d'art. Mais je n'avais pas l'énergie nécessaire.
La vie n'est si lourde à porter que parce que nous la subissons et laissons s'accumuler d'accablants temps morts...
Le temps ferme toutes les blessures, même s'il ne nous épargne pas quelques cicatrices.
Ai-je bien utilisé mon temps ?
Le philanthrope est le Néron des temps modernes.
L'inaction est la mère de tous les maux. Si Eve avait eu à recoudre les feuilles de vigne de son conjoint, elle n'aurait pas eu le temps d'écouter le serpent.
Je veux avoir une famille à un moment donné. Je veux aussi adopter. Je ne ressens pas de pression pour avoir des enfants parce que je sais qu'il y en a tellement dehors.